Enfants du monde : Facteurs de risque associés à la santé mentale

Vous obtiendrez ici le résumé du chapitre 4, “Le monde en général” de “La situation des enfants dans le monde 2021”

Chapitre 4- Section “Le Monde dans son Ensemble “ – un résumé.

Partie 1: Pauvreté

La pauvreté ne se limite pas à l’absence d’argent- elle est multidimensionnelle et comprend des privations d’éducation, de santé, d’argent, d’eau et d’assainissement. La relation entre la pauvreté et la santé mentale n’est pas à sens unique: la pauvreté peut provoquer des troubles mentaux de la même manière que des troubles mentaux peuvent amener à la pauvreté.

Le stress que la pauvreté enclenche peut nuire à la capacité des responsables légaux d’assurer un rôle parental positif de façon constante. Le temps est aussi important. En effet, le plus longtemps un enfant vit dans la pauvreté, le plus important sont les risques sur sa santé mentale. La pauvreté peut aussi émettre un effet psychologique profond sur la capacité des enfants et adolescents à poursuivre des opportunités et envisager leurs rêves. De plus, la pauvreté affecte les jeunes dans leurs capacités de prise de décision en les privant de leurs besoins immédiats.

Les principaux éléments de la pauvreté: l’inaccès aux opportunités et l’inégalité de revenu peuvent aussi impacter la santé mentale et le comportement. L’association la plus commune est entre l’inégalité de revenu et la dépression, puisque l’inégalité de revenu porte atteinte à la confiance et aux interactions sociales.

La pauvreté et la santé mentale nécessitent des réponses complexes et multidisciplinaires qui vont protéger et promouvoir une bonne santé mentale. Les programmes de transferts monétaires, par exemple, ont presenté des résultats prometteurs pour l’accès à l’éducation, l’utilisation de services de santé, la sécurité alimentaire et le travail des enfants.

Partie 2: Discrimination
Reconnaitre l’intersectionallité de la discrimination peuvent mettre en évidence les desavantages enchevetrés qui affecte les experience et la santé mentale.

Le Genre- La discrimination genrée repose sur des archétypes et responsabilités qui vont venir limiter les opportunités, resteindre les possibilités de comportements, limiter les attentes et l’expression personelle- lesquels peuvent tous influencer la santé mentale et, dans la pluspart des sociétés, désavantager les femmes. Les garçons peuvent aussi faire face à des normes de genres oppressifs, dans la mesure où les concepts de masculinités peuvent entraver leurs capacités à exprimer leurs émotions ou bien à demander du soutien.

La Race- En général, le racisme expose les enfants et les jeunes à la discrimination, aux désavantages, aux stéréotypes, aux microagressions et à l’exclusion sociale axé sur la race ou l’éthnicité. Les expériences de racisme peuvent enclencher des effets de vagues au sein de familles et communautés, transmettant des traumatismes du parent à l’enfant. Dans l’ensemble, la lutte contre le racisme et contre la discrimination est essentielle afin de protéger la santé mentale de nombreux enfants et jeunes adultes.

L’Handicap- Beaucoup trop souvent, les enfants et jeunes gens handicapés sont victimes de discriminations en raison de leurs identités multiples et intersectionnelles. Ils sont souvent confrontés à des pratiques extensives telles que la ségrégation des autres enfants, la sur-médicalisation, et l’institutionnalisation.
Aborder ces discriminations requiert un modèle des droits de l’homme qui reconnaît la complexité et intersectionnalité des discriminations ainsi que l’intérêt supérieur de l’enfant.

LGBTQ+ – Une méta-analyse de la santé mentale des jeunes LGBTQ+ a mis en lumière l’augmentation des taux de tentatives de suicides, d’anxiété et de dépression. Les jeunes non-binaires sont susceptibles de pires résultats en termes de santé mentale, un support social amoindri, et un risque augmenté de violence et victimisation. En particulier, les hommes sont plus à risque de victimisation à l’école, ce qui influe sur leurs développement.

Communautés indigènes – Au niveau mondial, les communautés indigènes rencontrent des risques sur leurs santés mentales découlant de la discrimination, du racisme auxquels elles font face, des inégalités, etc. Une revue systématique de 2018 sur 30 pays et territoires porte la conclusion que nombreuses populations adultes indigènes ont des taux élevés de suicides comparé aux non-indigènes.

Partie 3- Crise Humanitaire
L’impact de la crise humanitaire sur les enfants et jeunes gens implique un mélange complexe de risques. Les crises peuvent venir perturber l’éducation, l’exposition à la pauvreté, et la séparation des enfants de leurs parents; entre autres. Les caractéristiques spécifiques des expériences au sein d’une crise peuvent impliquer différentes conséquences, alors que les accidents s’accumulent; résultant en un soi-disant “effet de dose”- plus l’exposition est importante plus le risque pour la santé mentale est grand.

 

Partie 4- La pandémie du Covid-19 et la santé mentale
Globalement, au moins un enfant sur sept est directement impacté par les confinements. Les enfants et adolescents ayant fait face aux risques de santé mentale les plus importants sont issus de familles désavantagées, vivant avec des troubles mentaux préexistants ou ayant des antécédents d’expériences d’enfance défavorables. Parmi cette distribution, les filles étaient les plus à risque de symptômes dépressifs, d’anxiété et de problèmes comportementaux; alors que les garçons étaient plus à risque d’abus de substances. En général, le rapport indique que la pandémie à participé à l’accroissement de la dépression, alors que dans la majorité des études, les symptômes oscillaient entre léger à modéré.

Le fait que la pandémie ait pu améliorer le niveau de satisfaction de vies pour certains enfants et familles à tendance à être ignoré. Par exemple, la crise sanitaire aurait pu soulager la pression scolaire ou permettre aux familles de passer plus de temps ensemble.

Pour conclure, les effets du Covid incluent mais ne sont pas limités à:
● Stress et anxiété;
● Dépression et comportement suicidaire;
● Problèmes comportementaux;
● Consommation d’alcools et de substances;
● Changement de rythmes de vies;
● Une santé mentale positive

 

Partie 5: Technologies Digitales
Technologies digitales et santé mentale

La pandémie du Covid-19 a modifié la dynamique entre la technologie et l’éducation via la création de l’apprentissage digital. Pour de nombreuses familles, l’absence d’accès digital n’a jamais été aussi vivement ressenti. Cependant, les technologies digitales ont apporté leur juste part de préoccupations au sein des parents et jeunes adultes. Ces inquiétudes sont-elles justifiées? Deux problèmes clés, notamment les réseaux sociaux et le temps passé sur les écrans peuvent illustrer certaines des thématiques plus larges dans cette recherche.

Il existe un ensemble important de recherches dont une minime partie seulement mentionne l’association entre l’utilisation de réseaux sociaux et la santé mentale, comme la dépression, l’anxiété et le bien-être. Il y existe pour l’instant très peu de preuves sur la forte association entre une mauvaise santé mentale et le temps passé sur les écrans. Au fur et à mesure que le monde devient de plus en plus digital, il devient difficile de démêler les expériences physiques de celles en ligne.

Durant les discussions de groupes de discussion dirigés par JHU, les participants ont décrit comment la technologie était à la fois bénéfique et nocive pour le bien-être. Les arguments principaux sont l’impact des réseaux sur l’estime de soi, la cyber-violence, les effets nocifs des commentaires blessants et comment la technologie à pu aider leurs santés mentales.

La technologie peut être utilisée pour le développement de capacités. EMPOWER est une plateforme de formation digitale qui brille comme l’une des inventions digitales en service. Elle utilise la technologie pour former et fournir des conseils en temps réel pour les travailleurs de santés tels que les infirmières, assistants sociaux, sage-femmes.

Additionnellement, la technologie est utilisée afin de fournir des traitements. Par exemple, la thérapie cognitivo-comportementale informatisée peut traiter modérément la dépression et l’anxiété chez les jeunes âgés de 10 à 24 ans et est particulièrement efficace lorsqu’elle est complémentée avec la pratique en présentiel.

Changement climatique et santé mentale

Le changement climatique va profondément impacter le futur des jeunes adultes. Des conditions météorologiques extrêmes vont augmenter l’insécurité des cultures, l’insécurité de l’eau et le conflit général. Essentiellement, ces dangers exposent les jeunes à des expériences considérablement stressantes. Cependant, leur santé mentale sera-t-elle affectée?

 

Partie 6: Résilience

Qu’est ce qui peut participer à la résilience d’un enfant ou adolescent face à l’adversité? Les preuves montrent que la résilience est essentielle à la santé mentale. Lors d’une étude interculturelle sur la force, publiée en 2007, Michael Ungar et ses collaborateurs ont interviewé 89 jeunes sur 14 sites et dans l’ensemble de 11 pays. Ils ont conclu que la stabilité requiert la possibilité de gérer sept tensions différentes, à savoir:

1. L’accès aux ressources naturelles
2. Des relations saines
3. L’identité
4. Le pouvoir et le control
5. L’adhérence culturelle
6. La justice sociale
7. La cohésion

Les preuves ont montré que nombreux facteurs sont combinés afin de renforcer la résilience et la santé mentale. Sur la cultivation de la résilience, certains thèmes pointe vers des éléments critique d’action, tels que:
● L’importance de soutenir les besoins et le bien-être des parents et responsables légaux
● L’adoption d’un multisystème, une approche multidisciplinaire afin de fournir équitablement des services pour renforcer la résilience
● La compréhension et la confection d’interventions dans de divers contextes
● Le support des écoles comme environnements inclusifs et protecteurs pour l’apprentissage et le développement des enfants

Partie 7: Le visage de la maltraitance
Les enfants et jeunes gens sont privés de leurs droits fondamentaux et assujettis à la détention et à la maltraitance et, dans de nombreux cas, peuvent compromettre leur santé mentale ou aggraver un trouble existant.
La détresse mentale dans de tels milieux peut-être interprétée comme la réflexion de problèmes mentaux sous-jacents; même si elle peut directement découler de la maltraitance. Les institutions mentales sont particulièrement préoccupantes quant à leurs impacts sur la santé mentale. Il y a de multiples rapports d’abus sur les enfants institutionnalisés. On trouve aussi de nombreuses preuves de maltraitance dans les maisons de retraites, camps de prières et institutions religieuses.

Bien trop souvent, les services de santé mentale perpétuent des stéréotypes sur les individus en situation mentale précaire comme dangereux. Toutefois, les individus vivant avec des handicaps psychosociaux sont-ils beaucoup plus susceptibles d’être victimes de violences ?

Ce qui est en notre pouvoir
Il est crucial d’adopter des lois luttant contre les problèmes de santé mentale, fondé sur les droits des individus qui en souffrent. Les enfants et jeunes vivants avec des troubles mentaux doivent non seulement être traités comme des patients mais aussi comme des individus ayant des droits; des individus qui, sous leur capacité évolutive, peuvent jouer un rôle important dans leur soin à travers une prise de décision directe ou indirecte. De plus, la communication, la sensibilisation et la collaboration avec les leaders communautaires sont nécessaires; avec les guérisseurs par exemple.

Translated By Maya Shaw from World Children: Risk Factors Associated With Mental Health

 

 

Qu’est ce que la santé mentale? Le besoin pressant d’approfondir notre compréhension du problème.*

La situation des enfants dans le monde 2021 – 1ère Partie

D’après le rapport de L’Unicef sur les enfants d’aujourd’hui(1) , une bonne santé mentale implique une santé mentale saine ainsi qu’un état de bien-être positif. En effet, la santé mentale d’un individu constitue un filtre à travers lequel la vie est expérimentée. Par extension, la santé mentale sous-tend toute activité; telle que penser, ressentir, apprendre, travailler et se lier avec d’autres individus. De la même façon, un individu ayant une piètre santé mentale et/ou des troubles mentaux va connaître un réel handicap vis-à-vis de son expérience de vie; plutôt que de vivre de manière parfaitement saine et positive. Ainsi, une santé mentale saine est un droit qui se doit d’être protégé.
Ce texte pointe vers la quantité inquiétante d’enfants et adolescents vivant avec des troubles mentaux dans notre monde actuel; tels que la dépression, anxiété et trouble de conduite et trouble de l’attention. Ces troubles vont notamment entraver considérablement l’expérience vécue de leurs porteurs; puisqu’ils affectent chaque aspect de leur vie. Des soins adaptés, ainsi que l’accès à une vie saine sont des droits fondamentaux.
Cependant, les politiciens ignorent régulièrement la notion de santé mentale et son besoin de protection. En effet, la santé mentale fait l’objet de stigmatisation et de manque de compréhension au sein de la société globale. Par extension, c’est le silence qui est adopté; plutôt que des politiques compréhensives sur le soutien nécessaire pour les individus souffrant de maladie mentale et de santé mentale de mauvaise qualité.
Particulièrement, cette vie, cachée dans le silence et l’ignorance de ce qu’est l’expérience vécue de la maladie mentale peut être convertie en jours, mois, années et vies perdues. Cette perte peut être aussi calculée en capital humain, puisque ces individus pourraient apporter une plus grande contribution à leurs communautés et nations une fois ayant accédé aux soins appropriés. Ainsi, nos sociétés actuelles se doivent de reconnaître leur intérêt direct dans la prise en charge de la santé mentale.

La santé mentale: Qu’est-ce que c’est?
Dans cette section, le rapport se charge de définir ce qu’est la santé mentale. La notion de santé ramène traditionnellement à des compréhensions physiques et déclenche des images de capacités physiques; tel que le sport. Le terme ‘santé mentale’, au contraire, va souvent provoquer des idées grossièrement fausses, tels que ‘fou’ et ‘instable’; ce qui renforce une vision binaire de la santé mentale. Pour les autres cas, s’intéresser à sa santé mentale est souvent vu comme un luxe, plutôt qu’un droit. En effet, contrairement à la santé physique qui est de nos jours facilement diagnostiquée, une mauvaise santé mentale va être rarement qualifiée en tant que telle. Plutôt, ce seront des diagnostics tel que ‘trop penser’ et ‘c’est dans ta tête’ qui vont être formulés. Toutefois, le terme ‘santé mentale’ désigne un état positif de santé et pas seulement le manque de maladie. Cette compréhension positive de la santé mentale est aussi définie comme:
● “un état dynamique d’équilibre interne’(2) qui comprend la capacité d’utiliser des aptitudes sociales, émotionnelles et cognitives afin de naviguer efficacement sa vie; la capacité “d’apprécier la vie et de gérer les obstacles rencontrés.”(3)

Une autre définition primordiale est la suivante:
● Trouble mental: comprend un ensemble de pathologie avec différents symptômes.(4) L’Organisation Mondiale de la Santé définit le trouble mental comme comprenant: ‘l’anxiété, la dépression, la schizophrénie, ainsi que la dépendance à l’alcool et à la drogue’.(5)

Pour les enfants et adolescents, la santé mentale et le bien-être découlent directement de l’engagement intime de leurs responsables légaux dans leurs vies.

 

 

La fluidité de la santé mentale: un spectre d’expériences
La situation des enfants dans le monde 2021 – 2ème Partie

Dans cette section, le rapport appuie sur les différentes nuances et niveaux de troubles mentaux. En effet, une pathologie mentale et une bonne santé mentale peuvent coexister. D’autre part, un individu peut manifester aucun trouble mental et connaître une santé mentale de piètre qualité. Pour cette raison, dépeindre la santé mentale de manière binaire, avec les troubles mentaux d’un côté et une bonne santé mentale de l’autre est une représentation faussée de la fluidité qu’est l’expérience humaine vis-à-vis de la santé mentale.

Premièrement, le rapport se penche sur la mosaïque de possibilités dans les cas où il n’y à aucun trouble mental. Des échelles ont été inventées afin de mesurer le niveau de santé mentale positive (telle qu’elle peut aussi être négative). Certains exemples d’indices sont: l’acceptation de soi, l’optimisme, la résilience, les relations positives avec ses liens familiaux et ses pairs, un objectif de vie, ainsi que des sentiments de développement ou d’accomplissement.(6) D’autres modèles se focalisent sur comment les gens se perçoivent au sein de leurs vies publiques, notamment leurs estimations d’acceptation sociale et d’intégration au sein de leurs communautés. Il est important de noter que la santé mentale n’est pas linéaire; tel qu’un enfant connaîtra différents niveaux de santé mentale tout au long de sa vie.

En second temps, l’article met en lumière la variété de troubles mentaux. De la même manière, les pathologies existent sur un spectre. En effet, certains troubles peuvent être gérables, progressifs ou sévères tel qu”un enfant peut présenter n’importe lequel. Les troubles les plus communs sur ce spectre sont l’anxiété, la dépression, la psychose et la dépendance à l’alcool ou à la drogue. Il est aussi possible de trouver la bipolarité, un trouble de l’alimentation, et l’autisme sur un spectre ainsi que les troubles de comportement et de l’attention, et des groupes de troubles de la personnalité.(7) De façon confuse, les termes comme ‘anxiété’ et ‘dépression’ ont muté au sein du langage de tous les jours; tels qu’ils ne font pas toujours références aux troubles diagnosticables et interrupteurs de vie.

 

 

Pour finir, ce rapport appuie sur l’importance du contexte pour comprendre la fluidité de la santé mentale. En effet, comprendre l’état mental d’un enfant signifie comprendre son contexte culturel particulier. Les valeurs familiales et sociales et les attentes en fonction de l’âge et de la classe sont des exemples d’influences pertinentes sur la santé mentale. De plus, les facteurs qui forment les compréhensions spécifiques culturelles de ce qu’est la santé mentale se doivent aussi d’être pris en compte. Les attentes en termes de bonheur et de développement personnel changent au cours de la vie d’un enfant et va dépendre du pays, de la communauté et de la famille de laquelle il est issu.

Des chiffres inquiétant sur la santé mentale et troubles mentaux chez les enfants
La situation des enfants dans le monde 2021- 3ème Partie

Dans cette partie, le rapport utilise des chiffres afin d’illustrer le coût humain d’une mauvaise santé mentale et des troubles mentaux. Il est important de noter que les pathologies mentales et le manque de prise en charge approprié représentent la première cause de mort, maladie et handicap dans la majorité des pays, peu importe la richesse. Ce fait est d’autant plus vrai pour les adolescents plus âgés.

Voici les faits principaux:

– Une estimation de 86 million d’adolescents agés de 15-19 ans et 80 million de 10-14 ans (ou 13% des adolescents au total) vivent avec un trouble mental en 2019

– Les garçons adolescents sont plus susceptibles de vivre des troubles, peu importe la tranche d’âge

– Cependant, les filles sont plus susceptibles de vivre une détresse psychologique, un manque de satisfaction vis-à-vis de leur vie ou bien d’un sentiment de bonheur et d’épanouissement en 2021.

– L’Amérique du Nord, le Moyen Orient et l’Afrique Nord, suivie de l’Europe de l’Ouest présente les pourcentages les plus hauts de troubles mentaux (18.6% pour les garçons et 16.3% pour les filles en Amérique du Nord; 17.3% pour les garçons et 16.8% pour les filles au Moyen Orient; 17% pour les garçons et 16.1% pour les filles en Europe de l’Ouest). La configuration est la même pour les deux groupes d’âge.

– Globalement, les troubles de l’anxiété et de la dépression sont les plus communs pour les adolescents âgés de de 10 à 19 ans (56.3% pour les filles et 31.4% pour les garçons)(8)

– Environ 45,800 adolescents meurent d’un suicide chaque année; et cela même lors de la tranche d’âge la plus saine d’une vie. Une mort arrive chaque onze minutes et le risque augmente avec l’âge.

– Le suicide est la cinquième cause la plus importante de mort chez les adolescents agés de 10 à 19 ans et la quatrième pour les 15-19 ans(9)

– Cinq filles pour chaque 100,000 and six garçons pour chaque 100,000 par an meurt d’un suicide(10)

– En Europe de l’Est et en Asie Centrale, le suicide est la première cause de mort pour les adolescents agés de 15 à 19 ans et la seconde plus importante en Amérique du Nord, Europe de l’Ouest et Asie du Sud.

Un appel à la prudence lors de la lecture des données

Ici, le rapport met en garde contre une interprétation du data comme vérité ultime. Historiquement, le suicide est sous-déclaré; tel que les données sur le sujet sont considérés insufisantes. De plus, le suicide fait toujours l’objet de stigmatisation et est toujours considéré illegal dans certains pays; affectant l’accessiblité de données. Souvent, la mort est enregistrée comme ‘inconnue’; particulièrement dans les cas des enfants afin d’éviter la stigmatisation sociale des familles concernées.
La santé mentale fait aussi l’objet de cette stigmatisation ainsi que de sous-déclaration puisque, dans la majorité des pays, le data n’est pas collecté ou utilisé afin de développer des politiques appropriées. Par ailleurs, dans les pays dans lequel les données sont recueillies, différentes méthodes sont utilisées, ce qui rend la comparaison difficile.

Évidemment, la collecte de données fiables constitue la première étape dans la compréhension de l’étendu du problème ainsi que la création de réponses appropriées. De l’investissement est nécessaire afin de générer ce data. Toutefois, l’investissement en recherche demeure bloqué aux alentours de US$3.7 milliards par an ce qui équivaut à US$0.50 centimes par personne par an. Seulement 33% de ce budget est réservé à la recherche sur la santé mentale et sur les enfants et adolescents. Particulièrement, seul 2.4% de ce budget en recherche est dépensé sur les pays à faible et à moyen revenu; au sein desquels 84% de la population mondiale vit.
Cependant, le coût requis dans la lutte pour la santé mentale s’élève à 6$ trillion depuis 2020; laissant un fossé conséquent entre ce qui est requis et ce qui est acté en matière de santé mentale.

La stigmatisation est l’obstacle principal à la recherche et aux politiques sur la santé mentale ainsi que les coûts financiers conséquents qui en découle
La situation des enfants dans le monde 2021- 4ème Partie

Tandis que les années récentes furent marquées par une sensibilisation sur la santé mentale grandissante, sa stigmatisation persiste. En particulier, la stigmatisation empêche l’implémentation de systèmes de support plus adaptés pour les jeunes. En effet, les jeunes affirment que parler de trouble mental est souvent plus handicapant que le trouble en soi. En général, ils ne demandent pas d’aide par peur d’un rejet ou d’une répercussion négative potentielle. Ce stigma est profondément ancré dans notre culture puisque, dès l’âge de six ans, les enfants associent déjà les troubles mentaux avec des termes tels que ‘fou’ et ‘instable.(11) Cette situation est accentuée pour les garçons de par les normes de genres oppressives qui estiment que la vulnérabilité n’est pas masculin. En effet, les garçons sont plus susceptibles d’ être stigmatisés mais aussi de stigmatiser en retour.(12)

Les risques de la stigmatisation: Individuel et Systémique

Le stigma peut influencer autant l’individu que son système au sens large. Sur l’échelle individuelle, l’enfant peut internaliser des sensations de culpabilité, de honte et une estime de soi à la baisse. Le stigma va venir influencer les actions, émotions, mécanismes de défense et le sens d’identité de l’enfant. Principalement, le stigma va entraver l’individu dans son accès à l’aide ainsi que l’empêcher de divulguer ses problèmes aux membres de sa familles et amis. Ce stigma influence la santé mentale aux deux extrémités. Il peut provoquer un trouble mental ainsi qu’aggraver un trouble existant. Le stigma peut aussi être systémique puisque ce biais va être sous-jacent dans les lois telles que les budgets décrétés sur la recherche ou la couverture financière des traitements de santé mentale. Par exemple, les psychologues ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale en France.
La stigmatisation va aussi conduire à l’absence de réponse institutionnelle vis-à-vis des problèmes de santé mentale.

Les coûts de l’inaction

Alors que l’ignorance institutionnelle de problèmes liés à la santé mentale implique des coûts humains; elle comprend aussi des coûts financiers. Ce coût à été calculé en estimant la valeur que les adolescents et enfants âgés de 0 à 19 ans pourraient contribuer aux économies s’ils n’étaient pas assujetti à des troubles mentaux. Ces calculs sont basés sur les années de vies perdues à l’handicap et à la mort. McDaid et Evans-Lacko ont calculé que la perte annuelle de capital humain liée aux troubles mentaux s’élève à US$340.2 milliards. Avant tout, ce nombre ne prend pas en compte le fardeau financier que ces troubles impliquent sur les systèmes de santé, d’éducation et judiciaire; signifiant que ce n’est qu’une faible représentation du coût actuel.

 

Retour sur investissement
Intéressement, l’investissement dans la santé mentale produit un retour positif sur investissement. Par exemple, les compagnies ayant investi dans le bien être de leurs employés ont reçu un retour de US$5 pour chaque US$1 investi. Naturellement, ce retour positif n’est pas seulement financier puisque les individus correctement accompagnés vont être capable de vivre leurs vies au maximum de leurs potentiel. Pareillement, des programmes scolaires sur le bien être des enfants et adolescents fournissent un retour de US$21 pour chaque US$1 investi et cela durant 80 ans.(13) Intéressement, le retour sur investissement le plus conséquent fut dans les pays à revenu faible et intermédiaire avec un retour de US$88,7 pour chaque US$1 investi. Les pays à faible revenu manifestent le pourcentage le plus important de population composé d’enfants et adolescents(14) .
Par conséquent, ce résultat fournit une justification ultérieure pour l’investissement sur la santé mentale; particulièrement dans ces pays.

* Summarized by Maya Shaw from Mental Health section of  The State of the World’s Children 2021

1. ‘The State of the World’s Children 2021’ https://www.unicef.org/reports/state-worlds-children-2021
2. United Nations Children’s Fund Regional Office for Europe and Central Asia, All Children Returning to School and Learning: Considerations for monitoring access and learning participation during and beyond the COVID-19 pandemic, UNICEF Europe and Central Asia, Geneva, 2020; United Nations Children’s Fund Brazil, Cenário da exclusão escolar no Brasil: Um alerta sobre os impactos da pandemia da COVID-19 na Educação, UNICEF Brazil, Brasília, April 2021; United Nations Children’s Fund, COVID-19: A threat to progress against child marriage, UNICEF, New York, 2021; International Labour Organization and United Nations Children’s Fund, COVID-19 and Child Labour: A time of crisis, a time to act, ILO and UNICEF, New York, 2020; Azevedo, Joao Pedro, et al., ‘Learning Losses due to COVID19 Could Add Up to $10 Trillion’, World Bank Blogs, 10 September 2020, https://blogs.worldbank.org/education/learning- losses-due-covid19-could-add-10-trillion .
World Health Organization, updates for the 2020 World Mental Health Atlas, forthcoming.
3. World Health Organization, Mental Health Action Plan 2013–2020, WHO, Geneva, 2013, p. 38.
4. WHO, Social Determinants of Mental Health, p. 13.
5. Barry, ‘Addressing the Determinants of Positive Mental Health’.
6. World Health Organization, WHO Methods and Data Sources for Global Burden of Disease Estimates 2000–2019, WHO, Geneva, December 2020, p. 25.
7. Kaushik, Anya, et al., ‘The Stigma of Mental Illness in Children and Adolescents: A systematic review’, Psychiatry Research, vol. 243, 2016, pp. 469–294.
8. Ibid, 8.
9. RTI International, ‘The Return on Investment for School- Based Prevention of Mental Health Disorders’, background paper for The State of the World’s Children 2021, United Nations Children’s Fund, May 2021.
10. United Nations Department of Economic and Social Affairs Population Dynamics, ‘World Population Prospects 2019: Data query’, https://population.un.org/wpp/DataQuery/.

 

Le Covid-19 affecte-t-il la santé mentale des enseignants?

Selon le Forum Économique Mondial, la pandémie du Covid-19 a eu un impact disproportionné sur les enseignants. Cet article met en lumière, non seulement le risque de santé imposé aux enseignants, mais également les effets néfastes sur leur santé mentale.  En effet, 80% des professeurs ont déclaré avoir connu un impact sur leur santé mentale; résultat de la pandémie. De plus, la mise en ligne de l’éducation se devait d’être effectuée rapidement; sans la prise en compte des difficultés que cela poserait pour les enseignants.

Certainement, cette information se doit d’être matérialisée en compensation financière afin de correspondre aux coûts personnels des enseignants mais aussi afin de refléter l’importance même de cette profession en soi. Effectivement, cette période de pandémie a souligné notre dépendance, en tant que système et individus, vis-à-vis des enseignants.
De plus, un salaire augmenté et de meilleures conditions de travail attireront probablement des éducateurs de meilleure qualité, ce qui à son tour, influencera de manière positive sur l’apprentissage des élèves.
En revanche, cet article présente l’écart évident entre les pays de l’OCDE en 2021.

Concrètement, le fossé le plus évident se trouve entre le Luxembourg, moyennant les 80 milles dollars annuels, et le Brésil, aux alentours de 15 milles dollars par an.

C’est d’après cette compréhension que les organismes de l’ONU (UNESCO, UNICEF et l’Organisation Internationale du Travail) ont réclamé l’augmentation de la compensation des professeurs le 5 octobre 2021, Journée Mondiale des Enseignants.

https://www.weforum.org/agenda/2021/10/teachers-pay-countries-salaries-education/

By Maya Shaw

 

The cover photo is taken from https://www.straitstimes.com/singapore/parenting-education/more-than-80-of-teachers-say-the-pandemic-has-hurt-their-mental-health

Table is taken from: https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/b35a14e5-en.pdf?expires=1640638137&id=id&accname=guest&checksum=95C1B13D56ADDB9B52D8C95B00B94F47

CASE OF TURAN AND OTHERS v. TURKEY – a summary of the case

The case highlighted applications mainly concern the arrest and pre-trial detention of the applicants – all of whom were sitting as judges or prosecutors at different types and/or levels of court.

Background to the case were as follows:

  1. During the night of 15 to 16 July 2016 a group of members of the Turkish armed forces calling themselves the “Peace at Home Council” attempted to carry out a military coup aimed at overthrowing the democratically installed National Assembly, government and President of Turkey.
  2. The day after the attempted military coup, the national authorities blamed the attempt on the network linked to Fetullah Gülen, a Turkish citizen living in Pennsylvania (United States of America) and considered to be the leader of FETÖ/PDY.

 

  1. On 16 July 2016 the Bureau for Crimes against the Constitutional Order at the Ankara public prosecutor’s office initiated a criminal investigation ex proprio motu into, inter alios, the suspected members of FETÖ/PDY within the judiciary. According to the information provided by the Government, this investigation against judges and prosecutors, including members of high courts, was initiated in accordance with the provisions of the ordinary law, on the ground that there had been a case of discovery in flagrante delicto falling with the jurisdiction of the assize courts.

 

 

  1. instructions issued to the Directorate General of Security on the same day, the Ankara Chief Public Prosecutor noted that the offence of attempting to overthrow the government and the constitutional order by force was still ongoing and that there was a risk that members of the FETÖ/PDY terrorist organisation who were suspected of committing the offence in question might flee the country. He asked the Directorate General of Security to contact all the regional authorities with a view to taking into police custody all the judges and public prosecutors whose names were listed in the appendix to the instructions – including some of the applicants –, and to ensure that they were brought before a public prosecutor to be placed in pre-trial detention under Article 309 of the Criminal Code.
  2. On 20 July 2016 the Government declared a state of emergency for a period of three months as from 21 July 2016; the state of emergency was subsequently extended for further periods of three months by the Council of Ministers.

 

  1. During the state of emergency, the Council of Ministers passed several legislative decrees under Article 121 of the Constitution (see Baş, cited above, § 52). One of them, Legislative Decree no. 667, published in the Official Gazette on 23 July 2016, provided in its Article 3 that the High Council of Judges and Prosecutors (Hakimler ve Savcılar Yüksek Kurulu ‑“the HSYK”) was authorised to dismiss any judges or prosecutors who were considered to belong or to be affiliated or linked to terrorist organisations or organisations, structures or groups found by the National Security Council to have engaged in activities harmful to national security.

 

  1. On 18 July 2018 the state of emergency was lifted.

 

 

Actions against judges/prosecutors by the Turkish state:

Laws under which the Turkish state took action:

The following laws were used to take action against the prosecutors / judges by the Turkish state.

Investigation

Section 76

  1. The initial investigation in respect of offences committed by the President, the Chief Public Prosecutor, the deputy presidents, the chamber presidents and the members of the Supreme Administrative Court in connection with or in the course of their official duties shall be conducted by a committee composed of a chamber president and two members selected by the President of the Supreme Administrative Court.

 

The procedure for the prosecution of personal offences

Section 82

  1. The proceedings regarding the personal offences committed by the President, the Chief Public Prosecutor, the deputy presidents, the chamber presidents and the members of the Supreme Administrative Court shall be conducted in accordance with the provisions concerning the personal offences committed by the President, the Chief Public Prosecutor and the members of the Court of Cassation.

 

Outcome of the Judicial action by the Turkish state against prosecutors/ judges:

The Turkish state has taken judicial action against prosecutors/judges concerning the arrest and pre-trial detention of the applicants.

 

In the case Turan vs The State of Turkey the court noted the following:

 

  1. Decides, unanimously, to join the applications;
  2. Declares, unanimously, the complaint under Article 5 § 1 of the Convention concerning the lawfulness of the applicants’ initial pre-trial detention admissible;
  3. Holds, unanimously, that there has been a violation of Article 5 § 1 of the Convention on account of the unlawfulness of the initial pre-trial detention of the applicants who were ordinary judges and prosecutors at the time of their detention;
  4. Holds, unanimously, that there has been a violation of Article 5 § 1 of the Convention on account of the unlawfulness of the initial pre-trial detention of the applicants who were members of the Court of Cassation or the Supreme Administrative Court at the time of their detention;
  5. Holds, by six votes to one, that there is no need to examine the admissibility and merits of the applicants’ remaining complaints under Article 5 of the Convention;
  6. Holds, unanimously,

(a) that the respondent State is to pay each of the applicants, within three months from the date on which the judgment becomes final in accordance with Article 44 § 2 of the Convention, EUR 5,000 (five thousand euros) in respect of non-pecuniary damage and costs and TURAN AND OTHERS v. TURKEY JUDGMENT 29 expenses, plus any tax that may be chargeable on these amounts, which are to be converted into the currency of the respondent State at the rate applicable at the date of settlement;

(b) that from the expiry of the above-mentioned three months until settlement simple interest shall be payable on the above amount at a rate equal to the marginal lending rate of the European Central Bank during the default period plus three percentage points;

  1. Dismisses, unanimously, the remainder of the applicants’ claim for just satisfaction. Done in English, and notified in writing on 23 November 2021, pursuant to Rule 77 §§ 2 and 3 of the Rules of Court.

 

The state of judges/prosecutors in Turkey – a summary:

 

The actions by the Turkish state shows that its actions to initiate actions against Judges/prosecutors was arbitrary. This is why the court decided to impose fines on such actions. While, military coup is definitely hostile action against the executive, the arrest of judges and prosecutors were broad and arbitrary in its scope. Judges and Prosecutors are representatives of the critical third pillar of a country that is the Judiciary. Judiciary often acts as a check against overreach by the executive and legislature. In this way it ensures that people’s fundamental rights do not get trampled due to the actions of legislature/ executive whether knowingly/unknowingly.

 

The state of judges/ prosecutors in Turkey can be seen as vulnerable. The judges are vulnerable to actions by the Turkish state which believes in detention, arrest of judges without verifiable reason. This may be of significant concern because it leads to chilling stifling of judicial independence. The fundamental fact is that after the 2016 coup the arrest of prosecutors/ judges were based on suspicions of being a part of a movement that was allegedly responsible for a coup overthrowing the executive. While, overthrowing of a democratically elected government cannot be justified, the arrest of all judges who a part of a particular list shows a lack of respect for established forms. The Turkish government decided to ask the Directorate General of Security to contact all the regional authorities with a view to taking into police custody all the judges and public prosecutors whose names were listed in the appendix to the instructions – including some of the applicants –, and to ensure that they were brought before a public prosecutor to be placed in pre-trial detention under Article 309 of the Criminal Code. This is a complete violation of a proper process of prosecution in which there should have been investigation, enquiry, evidence gathering. After this there should have been arrest and then placing the evidence in court. None of this happened.

 

The Turkish authorities have shown complete lack of respect either for judges as individuals who have fundamental freedoms nor have they considered the impact it will have on the ability of judiciary to restrain harmful government action. In summary this is what the case and its verdict as well as Turkish govt’s actions highlight after a coup. While, coup against the state is unjustifiable detention of judges without proof of involvement in coup is also unjustifiable.

 

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Rapport des Children’s Commissioners du Royaume-Uni au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies

Ce rapport publié en décembre 2020 vise à informer le Comité des droits de l’enfant des Nations unies de la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CNUDE) au Royaume-Uni et à identifier les tendances émergentes et les questions clés relatives aux droits de l’enfant. L’article suivant recueille les observations les plus significatives du rapport.

– Incorporation de la CNUDE dans le droit national et non-ratification du troisième protocole facultatif

Les rapporteurs signalent que le Royaume-Uni a ratifié la CNUDE en 1991, mais qu’elle n’a pas été incorporée dans la législation nationale, et n’est pas invocable devant les tribunaux britanniques. De plus, le Royaume-Uni n’a pas ratifié le protocole facultatif à la CNUDE. En Angleterre et en Irlande du Nord, les ministres du gouvernement ne sont pas légalement tenus de tenir compte de la CNUDE, et aucun mouvement notable n’a été fait pour introduire la CNUDE dans le droit national. Toutefois, les commissaires saluent l’initiative écossaise visant à intégrer directement la CNUDE dans le droit écossais.

– Les droits et les intérêts des enfants ne sont pas prioritaires dans la prise de décision

Les rapporteurs notent que les droits ou la voix des enfants ne sont pas pris en compte dans les processus politiques ou législatifs au Royaume-Uni. Plus précisément, la qualité des évaluations de l’impact sur les droits de l’enfant est préoccupante, souvent sans analyse des options disponibles, sans justification des options choisies, sans mesures d’atténuation.

– Allocation inadéquate des ressources et absence de transparence dans la budgétisation

Dans tout le Royaume-Uni, il y a un manque de transparence et de clarté dans les processus budgétaires, les allocations et les dépenses concernant les enfants, ce qui rend difficile l’identification du montant des fonds alloués aux enfants. Le budget est également insuffisant. Par exemple, avant la pandémie, les services statutaires de l’enfance en Angleterre étaient confrontés à un manque à gagner de 3 milliards de livres. Répondre aux besoins de tous les enfants en situation de vulnérabilité coûterait environ 10 milliards de livres.

– Insuffisance de la collecte et de l’analyse des données

Il y a un manque de collecte de données cohérentes, consistantes, transparentes et systématiques concernant les enfants dans toutes les juridictions, ce qui rend difficile le suivi et la mesure des besoins des enfants et l’évaluation du respect de leurs droits.

Par exemple, en Irlande du Nord, le projet de loi sur la discrimination fondée sur l’âge ne s’appliquerait qu’aux personnes de plus de 16 ans. Dans certains domaines du droit écossais, un “enfant” est défini comme une personne de moins de 16 ans, ce qui signifie que certaines mesures de protection de l’enfance et de santé mentale ne s’appliquent pas aux jeunes de 16 et 17 ans dans certains contextes. En Angleterre, les élèves noirs des Caraïbes sont trois fois plus susceptibles d’être exclus de manière permanente que les élèves britanniques blancs et deux fois plus susceptibles de recevoir une exclusion à durée déterminée que les élèves britanniques blancs.

– Participation insuffisante des enfants et des jeunes à la prise de décision

Le droit des enfants à être entendus et à participer aux processus décisionnels dans toutes les juridictions est bafoué. L’âge du droit de vote aux élections générales britanniques reste fixé à 18 ans. Il devrait être abaissé à 16 ans.

– Violence contre les enfants

Dans tout le Royaume-Uni, l’isolement et la réclusion sont utilisés dans les établissements d’enseignement, de soins, de santé mentale et de détention, parfois en tant que mesure disciplinaire pour des incidents de faible gravité et parfois entrainant des blessures. Les politiques et pratiques des autorités locales sont incohérentes et ne reconnaissent pas les droits des enfants.

En ce qui concerne les abus sexuels, en Angleterre, la plupart des enfants victimes d’abus sexuels ne sont pas identifiés ou soutenus, et le processus d’enquête, y compris les retards importants dans les procès, est souvent traumatisant. En Irlande du Nord, le délai moyen de 986 jours pour que les affaires de délits sexuels impliquant des enfants victimes aboutissent est préoccupant.

En ce qui concerne les enfants enrôlés dans les forces armées, le Royaume-Uni continue d’enrôler des enfants à partir de 16 ans et de recruter activement des jeunes de 16 et 17 ans, malgré les recommandations du Comité. En Irlande du Nord, les intimidations, les fusillades et les attaques des paramilitaires continuent d’être perpétrées à l’encontre des enfants, faisant des victimes, des blessés, et beaucoup d’entre eux se retrouvent sans abri.

– Environnement familial et prise en charge

En Angleterre, les dépenses totales consacrées aux services à l’enfance ont diminué d’environ 11 % entre 2009/10 et 2017/18, et les services, y compris les services pour la jeunesse et les centres pour enfants, connaîtront une baisse de 60 % d’ici 2019/20.

L’absence de services appropriés, notamment de services résidentiels spécialisés, sur le lieu de résidence ou à proximité, signifie que les enfants d’Angleterre et du Pays de Galles sont placés dans des établissements non réglementés ou envoyés loin de chez eux.

– Handicap, santé et bien-être

Dans tout le Royaume-Uni, les enfants handicapés sont touchés de manière disproportionnée par l’insuffisance des ressources, notamment à cause des mesures dues à la pandémie. Dans l’ensemble, les enfants handicapés ne bénéficient pas toujours du soutien supplémentaire requis par la loi ou d’un accès égal aux services. En Angleterre, les services liés aux besoins éducatifs spéciaux et aux handicaps sont soumis à une pression croissante. En 2017/18, 81,3 % des autorités locales ont dépassé leur budget pour les besoins urgents. En Irlande du Nord, les services et le soutien en matière de santé mentale pour enfants sont souvent indisponibles, inaccessibles ou ne permettent pas de répondre à leurs besoins.

– Une protection insuffisante signifie que les enfants continuent de subir des discriminations

Par exemple, en Irlande du Nord, le projet de loi sur la discrimination fondée sur l’âge ne s’appliquerait qu’aux personnes de plus de 16 ans. Dans certains domaines du droit écossais, un “enfant” est défini comme une personne de moins de 16 ans, ce qui signifie que certaines mesures de protection de l’enfance et de santé mentale ne s’appliquent pas aux jeunes de 16 et 17 ans dans certains contextes. En Angleterre, les élèves noirs des Caraïbes sont trois fois plus susceptibles d’être exclus de manière permanente que les élèves britanniques blancs et deux fois plus susceptibles de recevoir une exclusion à durée déterminée que les élèves britanniques blancs.

– Participation insuffisante des enfants et des jeunes à la prise de décision

Le droit des enfants à être entendus et à participer aux processus décisionnels dans toutes les juridictions est bafoué. L’âge du droit de vote aux élections générales britanniques reste fixé à 18 ans. Il devrait être abaissé à 16 ans.

– Violence contre les enfants

Dans tout le Royaume-Uni, l’isolement et la réclusion sont utilisés dans les établissements d’enseignement, de soins, de santé mentale et de détention, parfois en tant que mesure disciplinaire pour des incidents de faible gravité et parfois entrainant des blessures. Les politiques et pratiques des autorités locales sont incohérentes et ne reconnaissent pas les droits des enfants.

En ce qui concerne les abus sexuels, en Angleterre, la plupart des enfants victimes d’abus sexuels ne sont pas identifiés ou soutenus, et le processus d’enquête, y compris les retards importants dans les procès, est souvent traumatisant. En Irlande du Nord, le délai moyen de 986 jours pour que les affaires de délits sexuels impliquant des enfants victimes aboutissent est préoccupant.

En ce qui concerne les enfants enrôlés dans les forces armées, le Royaume-Uni continue d’enrôler des enfants à partir de 16 ans et de recruter activement des jeunes de 16 et 17 ans, malgré les recommandations du Comité. En Irlande du Nord, les intimidations, les fusillades et les attaques des paramilitaires continuent d’être perpétrées à l’encontre des enfants, faisant des victimes, des blessés, et beaucoup d’entre eux se retrouvent sans abri.

– Environnement familial et prise en charge

En Angleterre, les dépenses totales consacrées aux services à l’enfance ont diminué d’environ 11 % entre 2009/10 et 2017/18, et les services, y compris les services pour la jeunesse et les centres pour enfants, connaîtront une baisse de 60 % d’ici 2019/20.

L’absence de services appropriés, notamment de services résidentiels spécialisés, sur le lieu de résidence ou à proximité, signifie que les enfants d’Angleterre et du Pays de Galles sont placés dans des établissements non réglementés ou envoyés loin de chez eux.

– Handicap, santé et bien-être

Dans tout le Royaume-Uni, les enfants handicapés sont touchés de manière disproportionnée par l’insuffisance des ressources, notamment à cause des mesures dues à la pandémie. Dans l’ensemble, les enfants handicapés ne bénéficient pas toujours du soutien supplémentaire requis par la loi ou d’un accès égal aux services. En Angleterre, les services liés aux besoins éducatifs spéciaux et aux handicaps sont soumis à une pression croissante. En 2017/18, 81,3 % des autorités locales ont dépassé leur budget pour les besoins urgents. En Irlande du Nord, les services et le soutien en matière de santé mentale pour enfants sont souvent indisponibles, inaccessibles ou ne permettent pas de répondre à leurs besoins.

– Incapacité à réaliser le meilleur état de santé possible.

En 2018, 35 % des décès des jeunes de 0 à 19 ans au Royaume-Uni ont été considérés comme évitables. En Angleterre, trop d’enfants n’ont pas accès aux traitements. Seul un quart des enfants dont l’état peut être diagnostiqué sont orientés vers une aide, plus d’un tiers des orientations sont rejetées, et les enfants attendent trop longtemps pour être traités – 53 jours en moyenne. Par conséquent, les enfants atteignent trop souvent le point de crise nécessitant des soins hospitaliers plutôt qu’un soutien au sein de la communauté.

– Des mesures insuffisantes pour lutter contre l’insécurité alimentaire des enfants

Il n’existe pas de mesure nationale unique contre la faim au Royaume-Uni. Avant la pandémie, on estimait à 1,9 million le nombre d’enfants souffrant d’insécurité alimentaire au Royaume-Uni.

– Pauvreté des enfants et réforme de l’aide sociale

Au Royaume-Uni, 4,2 millions d’enfants (30 %) vivaient dans la pauvreté en 2018/19, soit une augmentation de 600 000 par rapport à 2011/12. La pauvreté constitue un stress constant pour les enfants, dont 21 % citent le fait de ” ne pas avoir assez d’argent ” parmi leurs trois principales préoccupations et 5 % le fait de ” ne pas avoir assez de nourriture ou de vêtements “. Les opportunités pour les enfants en situation de pauvreté sont également moins nombreuses : 37 % des enfants qui bénéficient de repas scolaires gratuits quittent l’école sans avoir obtenu une qualification de niveau 2, contre 18 % pour l’ensemble des enfants.

– Un logement adéquat

Au Pays de Galles, en mars 2020, environ 69 % des personnes en logement temporaire étaient des familles avec enfants, y compris dans des foyers et des chambres d’hôtes. En Angleterre, il y a une crise du sans-abrisme familial. Il y avait environ 127 000 enfants dans des logements temporaires avant la pandémie et environ 90 000 familles susceptibles d’être dans des logements surpeuplés.

– Éducation, loisirs et activités culturelles

L’inégalité d’accès à l’éducation est un sujet de préoccupation au Royaume-Uni. En Irlande du Nord, de nombreux enfants, y compris les enfants handicapés, les enfants des gens du voyage, ceux issus de minorités ethniques, de milieux défavorisés et ayant des besoins supplémentaires, sont confrontés à des obstacles importants pour obtenir une éducation de qualité. En Écosse, les enfants handicapés, notamment ceux souffrant de troubles du spectre autistique et d’autres handicaps, ne sont pas en mesure d’accéder à l’éducation sur un pied d’égalité.

– Éducation aux droits de l’homme et à la CNUDE

En Angleterre et en Écosse, l’enseignement des droits de l’homme et de l’enfant n’est pas obligatoire dans les écoles. En Irlande du Nord, si la CNUDE et les droits de l’enfant sont pris en compte dans le programme scolaire des niveaux 1 à 4, ils ne sont pas obligatoires.

– Mesures insuffisantes pour protéger et soutenir les enfants migrants, réfugiés et demandeurs d’asile

Les enfants et les familles demandeurs d’asile et réfugiés se heurtent à des obstacles en matière de soins de santé et d’éducation, au manque de structures d’entretien adaptées aux enfants, à la vulnérabilité liée à l’épuisement des droits d’appel, au dénuement et aux cons

équences négatives de la politique d’ “environnement hostile” du gouvernement britannique.

– Le recours excessif à la privation de liberté

Dans tout le Royaume-Uni, on s’inquiète de plus en plus du fait que des enfants sont illégalement privés de leur liberté. En Angleterre, les enfants peuvent passer jusqu’à neuf mois en détention sans être condamnés. En 2019, deux tiers des enfants placés en détention provisoire n’ont pas été condamnés par la suite à une peine de prison.

– Impact du Brexit

Europosters.fr

La loi sur l’accord de retrait de l’Union européenne retire la Charte des droits fondamentaux de l’UE du droit britannique, ce qui affaiblit les protections juridiques des enfants. Elle contient des droits qui n’ont pas d’équivalent direct dans le droit britannique, notamment le fait que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les mesures prises par une institution publique ou privée, un droit indépendant à la non-discrimination et le droit à la dignité humaine.

Pictures taken from the report

“”La riposte à la COVID-19″, Rapport annuel 2020 de l’UNICEF

L’UNICEF a publié son rapport annuel 2020 intitulé “a balayé les progrès obtenus de haute lutte en matière de développement en faveur des enfants et a poussé davantage de familles dans la pauvreté”.

Tout d’abord, ce rapport souligne comment la COVID-19 a affecté les enfants en 2020. Même si les enfants sont moins vulnérables au virus que les adultes, les fermetures d’écoles, la vulnérabilité accrue aux abus, les pressions sur la santé mentale des parents et des familles, l’éloignement des amis et la perte d’accès aux services vitaux de soins de santé et de protection ont profondément blessé les enfants. Le rapport souligne que les enfants n’ont pas été touchés de la même manière, les enfants des communautés des pays pauvres et ceux déjà défavorisés par la discrimination, l’exclusion sociale, la fragilité et les conflits étant plus touchés. Le rapport fournit quelques chiffres significatifs :

  • On estime que 142 millions d’enfants supplémentaires seraient tombés dans la pauvreté monétaire à la fin de l’année 2020
  • Au moins 1 écolier sur 3 n’a pas pu accéder à l’enseignement à distance alors que son école était fermée, et 1,6 milliard d’enfants et de jeunes ont été affectés par la fermeture des écoles.
  • Environ 80 millions d’enfants de moins d’un an pourraient être privés de vaccins vitaux dans au moins 68 pays.
  • Environ 80 millions d’enfants de moins d’un an pourraient être privés de vaccins vitaux dans au moins 68 pays.

Pour lutter contre ces chiffres, l’UNICEF a établi cinq domaines d’objectifs :

  • Chaque enfant survit et s’épanouit, en se concentrant sur la santé et la nutrition, en fournissant des antibiotiques, en soutenant les établissements de santé, en traitant la malnutrition…
  • Chaque enfant apprend : en se concentrant sur l’éducation, en soutenant l’enseignement à distance pour les enfants migrants, déplacés, réfugiés et rapatriés, en fournissant du matériel pédagogique…
  • Chaque enfant est protégé contre la violence et l’exploitation, par la prévention, le soutien psychologique, les services sociaux…
  • Chaque enfant vit dans un environnement sûr et propre, en préservant les droits inscrits dans la Convention relative aux droits de l’enfant, en œuvrant pour réduire la pauvreté des enfants et mettre fin à la discrimination.

S

La pandémie a amené l’UNICEF à changer de stratégie et à choisir de se concentrer sur le soutien gagnant des enfants et des jeunes. La communication et la prévention sont devenus encore plus critiques face à la pandémie mondiale, les canaux numériques et les campagnes de prévention jouant un rôle clé pour garantir les droits des enfants dans l’environnement COVID-19. Cette nouvelle stratégie comprenait également le développement de partenariats : 146 partenaires gouvernementaux ainsi que des organisations intergouvernementales et des arrangements inter-organisationnels ont apporté une contribution record de 5,5 milliards de dollars en ressources pour les enfants dans le monde. L’innovation faisait également partie de la nouvelle stratégie avec le lancement de la première Stratégie mondiale d’innovation de l’UNICEF au début de 2020. Cette stratégie vise à positionner l’innovation comme un outil clé pour obtenir un changement global et durable pour les enfants.

 

By Morgane Bizien

Pictures taken from the report: https://www.unicef.org/media/100946/file/UNICEF%20Annual%20Report%202020.pdf

Rapport du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

Le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires a publié un rapport sur les disparitions forcées et involontaires perpétrées dans le monde du 16 mai 2020 au 21 mai 2021. Au cours de la période considérée, le Groupe de travail a transmis 651 nouveaux cas de disparition forcée à 30 États.

taken from https://www.alhaq.org

Ce groupe de travail est le premier mécanisme thématique des droits de l’homme des Nations unies , investi d’un mandat de portée mondiale, dont la tâche principale est d’aider les familles à faire la lumière sur le sort réservé à leur proche disparu et sur le lieu où il ou elle se trouve

En Turquie, le groupe de travail a signalé 86 cas en suspens au début de la période de référence. Seuls deux cas ont été éclaircis par le gouvernement pendant la période considérée.

Le groupe de travail a également documenté des cas de transferts extraterritoriaux ayant conduit à des disparitions forcées avec la participation, le soutien ou l’assentiment d’autres États, dans le but de capturer leurs ressortissants ou des ressortissants de pays tiers, souvent dans le cadre d’opérations prétendument antiterroristes.

taken from https://pro-justice.org

De graves allégations de violations flagrantes des droits de l’homme, notamment de disparitions forcées, ont été signalées au Groupe de travail peu avant, pendant ou immédiatement après les transferts transnationaux présumés du Kosovo vers la Turquie. Le rapport souligne l’inquiétude du groupe quant à l’usage continu des enlèvements extraterritoriaux et des retours forcés sous le prétexte de combattre le terrorisme et de protéger la sécurité nationale. Le Groupe de travail exhorte donc le gouvernement turc à prévenir et à mettre fin aux disparitions forcées, comme le stipule l’article 2 de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Le Groupe de travail rappelle qu’aucune circonstance, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse d’une menace de guerre, d’un état de guerre, d’instabilité politique interne ou de tout autre état d’urgence, ne peut être invoquée pour justifier des disparitions forcées.

D’autre part, le rapport souligne l’impunité qui entoure les auteurs de disparitions forcées et s’inquiète de la tendance à recourir aux transferts transnationaux. Le groupe de travail a rappelé que ces transferts réunissent tous les éléments du crime de disparition forcée lorsqu’avant, pendant ou après ceux-ci, les informations sur le sort de la personne concernée ou le lieu où elle se trouve ne sont pas révélées ou divulguées. En outre, ces transferts provoquent un déni de justice tant que les individus sont privés de liberté, et violent les droits à un recours effectif et à un procès équitable.

 

By Morgane Bizien

Featured image is taken from /stockholmcf.org

A dishonourable shame – How the disappearences of teachers and educators spell the complete lack of honour and respect for teachers and educators in Turkey

In every individual’s life education and the learning of value systems contributes to a critical part of the development of an individual. Values teaches individuals habits, manners, appropriate behavior, respect for individuals among many other important life skills.

 

The people who play a key role in imparting these values is teacher / professor. Most individuals attain education during which time people come across some sort of a teacher / educator who teaches the critical values of life. Such education continues in some way or the other until a person finishes university. For their contribution they get the honoured across the world.

 

However, one needs to consider one question. What if someone instead of honouring them for these contributions decides to place such people in lock up. Unfortunately, the Turkish government does exactly this.

 

A report by the working group on involuntary disappearances which reports to the United Nations Human Rights commission mentions about how the Turkish state abducts such teachers just because they are opposed to the government in Turkey. The report states that:

 

“When Turkish authorities fail to secure the extradition through legal means, they resort to covert operations, in cooperation with law enforcement agencies from the third countries, including intelligence agencies and police. This primarily includes swift illegal actions to place vulnerable individuals outside the protection of the law and their subsequent transfer. In some cases, these acts have directly contravened judicial orders against illegal deportation. Faced with increasing pressure to comply, host states conduct around-the-clock surveillance, followed by house raids and arbitrary arrests in undercover operations by law enforcement or intelligence officers in plainclothes. The individuals’ names are cross-checked against prepared lists, before being taken to unmarked vehicles by force”.

 

Moreover, the basic rights of such people are denied.

 

 

 

 

In most of such disappearences, “Their family members are unaware of their fate and whereabouts. According to testimonies obtained, the victims of these operations have recounted unabated abuse perpetrated by intelligence agents, primarily aimed at obtaining forced confession. Most prevalent forms of torture include food and sleep deprivation, beatings, waterboarding, and electric shocks. This is coupled with threats against lives, security and personal integrity of family members and relatives”.

 

There are several specific examples where the victims have endured the brunt of the Turkish state for speaking against and opposing it. In Gabon for instance three “Turkish nationals and teachers, their three spouses and seven children were arrested and held in incommunicado detention for 23 days, before they were forcibly returned to Turkey due to their alleged affiliation with a foreign terrorist group. They were deported from Gabon to Turkey”. This is not the only case.

 

Another teacher was “abducted by Pakistani state intelligence, held in secret or incommunicado detention for 17 days, and then involuntarily returned to Turkey. The house of the Kaçmaz family was raided by intelligence agents in the middle of the night while the family was asleep, presumably after days of surveillance. According to the source, the agents behaved brutally, having pushed, shoved and slapped the parents and the children. The family was deprived of any contact with the legal counsel or the extended family, while their identification documents were forcibly taken during the arrest. Whilst being detained incommunicado, the family was reportedly subjected to physical and verbal abuse aimed at coercing them to voluntarily return to Turkey”. While, these are only a few examples there are many such teachers who are getting abducted.

 

No teacher/ educator should face the consequences of being educators. In fact in most countries provide full respect to their teachers / educators. It should be the duty of human rights organizations, defenders and the society to ensure that there is respect for its educators. Only then can a society continue to progress in various periods.

 

 

quotes from:

https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=25209

LES “ARMÉES DE L’OMBRE” DE L’EUROPE

LES “ARMÉES DE L’OMBRE” DE L’EUROPE

Le 6 octobre dernier, Lighthouse Reports a publié une vidéo sur son compte twitter révélant la campagne européenne d’hommes masqués chargés de refouler les demandeurs d’asile aux frontières de l’UE. Sur cette vidéo, on peut clairement voir des hommes masqués frapper des demandeurs d’asile à coups de matraque alors qu’ils tentent de s’enfuir et entendre les cris des personnes battues.  L’organisation à but non lucratif signale des cas similaires en Croatie, en Grèce et en Roumanie.

Grâce aux témoignages des victimes ou d’anciens policiers ou gardiens, à des séquences vidéo, et après avoir tracé les fonds donnés par l’UE, Lighthouse Reports a rassemblé des preuves solides démontrant l’implication de l’UE et des gouvernements nationaux. L’organisation a détaillé le cas de la Croatie et a déclaré que les séquences filmées avec des caméras et des drones puissants permettent d’identifier les uniformes des hommes masqués comme étant des vestes de la  Intervention Police. La the Intervention Police est la branche antiémeute de la police croate, dont les vestes sont financées par le Fonds de sécurité intérieure de l’UE. L’organisation a réussi à filmer 11 pushbacks en Croatie. Des constatations similaires ont été faites en Roumanie. En Grèce, Lighthouse Reports a recueilli et analysé 635 vidéos de prétendus pushbacks dans la mer Égée, dont au moins 15 montrant des hommes masqués en action.

 

 

Le rapport a également mis en évidence le recours à la violence de la part des hommes cagoulés, avec plusieurs témoignages de demandeurs d’asile agressés. Les témoignages de policiers impliqués dans les opérations frontalières confirment le recours régulier à la violence. Il est également connu que les effets personnels des migrants sont volés et confisqués, puis brûlés.

L’UE est donc impliquée dans pushbacks perpétrées à la frontière par les polices nationales grâce à son soutien financier et matériel. La politique migratoire de l’UE était déjà très critiquée en raison de sa politique menée aux frontières, en concluant des accords avec des pays tiers comme la Turquie ou la Libye.

Ces politiques internes et externes menées par l’UE et les États membres vont à l’encontre de toutes les valeurs fondamentales de l’UE, du cadre juridique des droits de l’homme de l’UE et des règlements de l’UE sur la migration.

Les migrants repoussés aux frontières peuvent être des réfugiés originaires de pays limitrophes de l’Europe, comme la Turquie, ou des ressortissants de pays tiers (Syrie ou Afghanistan) qui utilisent les pays frontaliers européens comme transit pour atteindre l’Europe. Les refoulements aux frontières de l’UE par les hommes masqués peuvent donc avoir des conséquences tragiques pour les migrants, en particulier pour les réfugiés fuyant les pays frontaliers de l’Europe. Par exemple, si un demandeur d’asile turc fuyant les persécutions du gouvernement turc est repoussé à la frontière grecque, il devra retourner en Turquie, où sa vie pourrait être en danger. Un réfugié syrien repoussé à la frontière européenne pourra continuer sa vie en Turquie. Les armées de l’ombre violent donc le principe de non-refoulement, selon lequel personne ne doit être renvoyé dans un pays où il risque d’être torturé, de subir des peines ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants et d’autres dommages irréparables.

 

[1]OHCHR, “The principle of non-refoulment under international human rights law” (available in https://www.ohchr.org/Documents/Issues/Migration/GlobalCompactMigration/ThePrincipleNon-RefoulementUnderInternationalHumanRightsLaw.pdf, 14/09/2020)

Photo is taken from https://www.lighthousereports.nl/investigation/unmasking-europes-shadow-armies/

Morgane Bizien

Double speak – the hypocrisy of EU’s woeful lack of recognition of pathetic treatment of refugees

The European Union is largely recognized to be a successful union of 27 member states. All the 27 member states have the right to free movement of goods, services, people, and so on. By EU law and practice this also extends to the movement of refugees. However, law and practice in many cases have nothing in common. 

 

The latest actions of the European Union highlight the doublespeak wherein there is a narrative for public consumption. However, the practical on-ground reality is something vastly different from the on-ground reality. Some latest reports highlight that an eight-month probe by journalists from seven countries uncovered a system run by special units who usually hide their identity by wearing unmarked uniforms and face-covering balaclavas. 

 



The Der Spiegel news magazine in its investigation obtained and highlighted videos of 11 pushbacks described by Der Spiegel allegedly show men beating refugees before bringing them back across the border into Bosnia-Herzegovina. However, Der Spiegel is not the only magazine that has highlighted this pathetic treatment of the refugees to state the least. Other videos and witness testimonies point to special Greek coastguard units detailed to intercept asylum seekers’ boats in the Aegean Sea and set them adrift aboard orange life rafts, some paid for with EU cash.

 

Lighthouse reports which wrote the report concerning EU’s doublespeak highlighted that In Romania, we captured for the first time how Romanian police units are pushing people, back people, to Serbia. The videos, published by Libération, were supported by testimony from people who had been summarily expelled who also reported serious assaults during these same incidents captured on film. DW reports that According to human rights organizations, there were more than 16,000 pushbacks at the Croatian-Bosnian border last year alone. Similar incidents have recently been observed at the border between Belarus and Poland. There are also frequent reports of such operations at the Turkish-Greek border and on the high seas.

 

There are two types of refugees in the EU. One section of them uses a border of a country that has a border to Europe. A second category is refugees from a country that has a border with the EU. It is the second category of refugees who are at risk because when they get pushed back they get arrested in a country that is a country that is not a part and thus is not bound by EU law. The refugees may face human rights violations in non-EU countries like torture.

 

However, there is very little being done by the European Union to take action against authorities who openly violate EU laws and guidelines and treat the refugees in a pathetic and despicable manner. The state by EU Home Affairs Commissioner Ylva Johansson has said that “This must be investigated” in the context of the pushbacks by refugees and she has also stated that “There is also convincing evidence of misuse of EU funds”, not all EU member states seems to agree. For example, the Greek foreign minister refused to “apologize” for Greece’s ongoing involvement and stated categorically that “Greek borders are the borders of the EU and we act within the framework of international and European law to protect them”. 

 

These varied actions and statements expose Doublespeak. The hypocrisy of the EU’s woeful lack of recognition of pathetic and crass treatment of refugees. The statement by the EU Home Affairs Commissioner is not tantamount to placing pressure on countries whose border security officials are trying to physically push back migrants. After all, there isn’t a lack of unity by member states on the issue of what to do with errant police officers. The Greek Foreign minister is on record refusing to apologize for the actions of the Greek border guard. It is this doublespeak of the Greek border guard and the overall attitude of the European Union which emphasizes open borders and rights for people to be granted refugee status as soon as they enter EU territory. The double-speak is a woeful lack of recognition of the serious rights violations faced by refugees when police forces use force to push them out of the EU. It is a blatant violation of EU and International law and the EU’s silence in this instance and their general statements on welcoming refugees is hypocrisy and it is this double-speak between the statements and reality as seen in Greece and other EU countries.

 

Sources from which information was retrieved:

  1. https://www.aljazeera.com/news/2021/10/7/croatia-greece-romania-illegal-pushbacks-borders.
  2. https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/journalistic-investigation-exposes-violent-pushbacks-at-eu-borders/.
  3. https://www.dw.com/en/when-are-pushbacks-at-the-eus-external-borders-illegal/a-59442530.
  4. https://thegermanyeye.com/eu-calls-for-investigation-into-illegal-pushbacks-in-croatia-and-greece-4462.
  5. https://www.reuters.com/world/europe/croatia-confirms-violent-migrant-pushback-border-with-bosnia-2021-10-08/.
  6. https://www.lighthousereports.nl/investigation/unmasking-europes-shadow-armies/.