Conférence de presse sur le soi-disant coup d’État du 15 juillet 2016

À la date du 15 juillet 2016, s’est joué perfidement en Turquie un coup d’état militaire théâtralisé. A la suite de cette tentative de coup d’état, toute la communauté turque a été victime d’injustice. Par des décrets-loi, nombreux citoyens turques se sont fait limogés, congédiés, ont vu leur passeport et diplômes suspendus, des arrestations groupés ont eu lieu et de nombreuses personnes se sont fait incarcérées et gravement torturées en prison. Ces tortures ont eu pour conséquences nombreux décès et suicides. Les conditions inhumaines d’incarcération comprenant la mise en cellule non réglementaire, la surpopulation, le manque d’hygiène et de soins sont maintenus aujourd’hui encore. Les victimes des violations des droits de l’homme en Turquie ont du quitté leur pays pour trouver refuge ailleurs. Lors de la traversée de l’Égée et de l’Evros, certains ont perdu leur vie ou celle de leurs enfants en fuyant la pression et les menaces qu’ils subissaient en Turquie.

En temps que Platforme Broken Chalk, nous tenons à retenir l’attention sur les injustices causées en Turquie et dans le monde par l’obstination du régime d’Erdoğan à déclarer licite tous les moyens pour faire taire les opposants et faire disparaître toute personne ne se ralliant pas à sa pensée.

En mettant en scène cette pièce de théâtre sanglante, en se détournant de la démocratie, des droits humains universels, de la primauté du droit, de la liberté et de la justice, en isolant la Turquie du reste du monde, en terrorisant l’innocent peuple anatolien, le régime d’Erdoğan a fini par constitué une menace pour toute l’humanité. Ses propos haineux contre les minorités constituant la diversité de la société par leurs différentes langues, religions, ethnies et pensées ne cesse d’augmenter. Ce régime se sert démesurément de tout les moyens, forces et ressources de l’État ainsi que des médias afin de détruire l’harmonie, l’union, l’intégrité et la fraternité de la société. Il fait primer ses intérêts sur ceux du pays et du peuple au lieu de faire le contraire. Au nom de la perpétuité du régime, il entreprend toute sorte d’injustice pour contrôler les Kurdes, les Alévis, les visions libérales et le mouvement Hizmet. Par ailleurs, il tente de lyncher le mouvement Hizmet en Turquie et dans le reste du monde en se servant de tous les moyens de l’État et des établissements privées.

Par des décrets-loi, le régime d’Erdoğan a radié de brillants employés expérimentés dans toute les branches de la fonction publique. Le nombre de personne s’étant fait radié de la fonction publique dépasse maintenant le seuil de 126000. Il a également refusé le droit de vie à de brillants médecins, ingénieurs, procureurs, juges, avocats, diplomates, scientifiques, théologiens, écrivains, artistes, politiciens, professionnel de l’industrie, sportifs, académiciens, enseignants, étudiants et à des dizaines de milliers de personnes instruites ayant contribué au développement et à la notoriété du pays en travaillant sérieusement dans leur branches respectives.

15 universités, 1065 lycées, collèges et primaires, 980 centre d’accompagnement scolaires 848 internats ouverts en vertus des lois en vigueur et tenues conforme à tout type d’audit ont été subitement fermés par des décrets-loi. Plus de 35 000 enseignants et 30 000 assistants travaillant dans ces établissements d’enseignement fermés se sont retrouvés sans emploi. Les travailleurs de l’éducation issus de ces établissements subirent une discrimination si forte qu’il ne leur était plus possible de travailler dans une institution privée ou publique, ainsi s’est constituée une grande communauté de chômeurs. Les établissements d’enseignement fermés ainsi que tous les biens des anciens employés de l’établissement ont été confisqués. De plus, ces personnes et leurs familles ont été condamnées à une mort sociale en étant privé de tout droit social. Le syndicat des employeurs des métiers de l’éducation (EKASEN), le syndicat Pak de l’éducation et le syndicats des enseignants actifs (AKTIFSEN) ont été fermés.

Une enquête sur l’appartenance à une organisation terroriste est ouverte pour la quasi totalité des enseignants issus de ces établissements fermés. Les personnes placées en garde à vue ont été soumis à l’isolation en cellule, à la détention prolongée et à des procès illégaux. Ces pratiques sont humiliantes en elles-même et visent à détruire leur réputation aux yeux de tous. En outre, les victimes ont été soumises à la torture et à des mauvais traitements, 40 à 50 personnes ont été contraintes à rester dans des compartiment prévus pour 12 personnes. Ces traitements sont un crime contre l’humanité et une violation des droits de l’homme.

Selon les données du ministère de l’Intérieur, le régime Erdogan a ouvert une enquête criminelle contre 511 000 personnes à la suite de pressions illégales et fascistes, et plus de 125 000 personnes ont été arrêtées pour appartenance à une organisation terroriste. À l’heure actuelle, plus de 31000 détenus se trouvent incarcérées dans les prisons turques. Tandis qu’il ya 11000 femmes détenues dans les prisons turques, 780 bébés sont en train de grandir en prison auprès de leur mère sans même avoir pu vivre leur enfance librement.

Nombreuses personnes ont été enlevées par les services de renseignement en Turquie et à l’étranger et soumises à de graves tortures. Pour certains d’entre eux, nous n’avons toujours pas eu de nouvelles. De plus, les détenus gravement malades ne sont pas traités et abandonnés à leur sort. De nombreux patients atteints de cancer sont condamnés à mort par l’État qui ne leur autorise pas de quitter le pays pour suivre un traitement

 

Avec la perfide mise en scène théâtralisé du coup d’État du 15 juillet, le discours de haine, l’approche oppressive polarisante et séparatrice du régime d’Erdogan, l’unité et la solidarité dans le pays se sont détériorés. Les gens ont perdu leur confiance en l’État et leurs concitoyens. Les innocents dont les passeports ont été confisqués et interdits de séjour à l’étranger ont dû quitter par des routes illégales leur domicile, leur patrie et leur foyer et migrer vers les pays européens dans l’espoir d’une vie libre et démocratique et beaucoup ont perdu leur vie sur ces routes.

 

Nous attendons des Nations Unies, de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, des parlementaires de l’Union Européenne, des médias et de tous les peuples qu’ils ne gardent pas le silence et s’acquittent de leurs responsabilités face aux persécutions qui ont lieu en Turquie, l’injustice du régime Erdogan, son attitude dictatoriale et les injustices provoquées. Nous sommes fermement convaincus que l’état de droit ne sera atteint que grâce à la solidarité humaine

En tant que Broken Chalk Platform, nous attendons avec patience et espoir le jour où les vrais criminels seront trouvés et punis devant des tribunaux équitables de toutes les illégalités commises depuis le 15 juillet 2016 jusqu’à nos jours. Nous continuerons d’être la voix de toutes les victimes innocentes d’injustices et d’iniquité.

Annonce faite respectueusement à l’opinion public.

Broken Chalk