Zorla veya İstem Dışı Kaybetmeler Çalışma Grubu Raporu

Zorla veya İstem Dışı Kaybetmeler Çalışma Grubu Raporu (WGEID), 16 Mayıs 2020 – 21 Mayıs 2021 tarihleri arasında incelenen zorla ve istem dışı kayıplar hakkında bir rapor yayınladı. Raporun kapsadığı bu dönemde boyunca, Çalışma Grubu 30 ülkeden 651 yeni zorla kaybolma olayı bildirdi.

kaynak https://www.alhaq.org

Çalışma Grubu birincil görevi kayıp olduğu bildirilen kişilerin akıbetini veya nerede olduğunu belirlemede ailelere yardımcı olmak olan, evrensel bir yetkiyle kurulmuş ilk Birleşmiş Milletler insan hakları tematik mekanizmasıdır.

Türkiye’de, Çalışma Grubu raporlama döneminin başında 86 adet sürüncemede kalmış vaka bildirmiştir. Bu dönem boyunca hükümet tarafından sadece 2 vaka açıklığa kavuşturulmuştur.

Çalışma Grubu ayrıca, çoğunlukla sözde terörle mücadele operasyonlarının bir parçası olarak, kendi vatandaşlarını veya üçüncü ülke vatandaşlarını yakalamak amacıyla, diğer devletlerin katılımı, desteği veya rızasıyla zorla kayıplara yol açan başka ülkelerden kaçırma vakalarını da belgelemiştir.

kaynak https://pro-justice.org

Zorla kaybolmalar da dahil olmak üzere ağır insan hakları ihlallerine ilişkin ciddi ithamlar, Kosova’dan Türkiye’ye yapıldığı iddia edilen uluslararası adam kaçırma vakalarından hemen önce, bu vakalar olurken ya da kaçırmadan hemen sonra Çalışma Grubuna bildirilmiştir. Rapor, terörle mücadele ve ulusal güvenliğin korunması bahanesiyle ülke dışından kaçırılmaların ve zorla geri göndermelerin sürekli meşrulaştırılması konusundaki endişeleri dile getiriyor. Bu nedenle Çalışma Grubu, Türkiye Hükümetini, Tüm Kişilerin Zorla Kaybedilmeden Korunmasına Dair Bildirge’nin 2. maddesinde belirtildiği gibi, zorla kaybetmeleri önlemeye ve sona erdirmeye çağırıyor. Çalışma Grubu savaş tehdidi altında olmak, savaşta olmak, iç siyasi istikrarsızlık veya başka herhangi bir acil durumun hiçbir koşulda zorla kayıpları haklı göstermek için başvurulabilecek bir yol olmadığını hatırlatmaktadır.

Öte yandan, rapor, zorla kaybetmelerin faillerinin eylemlerinin cezasız kalmasının ve ulusötesi transferlere başvurma eğiliminde bulunmaları konusundaki endişeleri de vurguluyor. Çalışma Grubu, bu zorla transferlerin, transfere konu olan kişinin akıbeti veya nerede olduğu hakkındaki bilgilerin bildirilmemesi veya gizlenmesi durumunda zorla kaybetme suçunun tüm unsurlarını oluştuğunu hatırlatmaktadır. Ayrıca, bu transferler, bireyler özgürlüklerinden mahrum bırakıldığı bu dönem süresince, adaletin yerine getirilmesine engel olmakta ve bireylerin etkili bir hukuk yoluna başvurma ve adil yargılanma haklarını ihlal etmektedir.

Morgane Bizien

Hasan Cevir trafından Report of The Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances‘dan tercüme edilmiştir

Kapak resmi: /stockholmcf.org

Rapport des Children’s Commissioners du Royaume-Uni au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies

Ce rapport publié en décembre 2020 vise à informer le Comité des droits de l’enfant des Nations unies de la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CNUDE) au Royaume-Uni et à identifier les tendances émergentes et les questions clés relatives aux droits de l’enfant. L’article suivant recueille les observations les plus significatives du rapport.

– Incorporation de la CNUDE dans le droit national et non-ratification du troisième protocole facultatif

Les rapporteurs signalent que le Royaume-Uni a ratifié la CNUDE en 1991, mais qu’elle n’a pas été incorporée dans la législation nationale, et n’est pas invocable devant les tribunaux britanniques. De plus, le Royaume-Uni n’a pas ratifié le protocole facultatif à la CNUDE. En Angleterre et en Irlande du Nord, les ministres du gouvernement ne sont pas légalement tenus de tenir compte de la CNUDE, et aucun mouvement notable n’a été fait pour introduire la CNUDE dans le droit national. Toutefois, les commissaires saluent l’initiative écossaise visant à intégrer directement la CNUDE dans le droit écossais.

– Les droits et les intérêts des enfants ne sont pas prioritaires dans la prise de décision

Les rapporteurs notent que les droits ou la voix des enfants ne sont pas pris en compte dans les processus politiques ou législatifs au Royaume-Uni. Plus précisément, la qualité des évaluations de l’impact sur les droits de l’enfant est préoccupante, souvent sans analyse des options disponibles, sans justification des options choisies, sans mesures d’atténuation.

– Allocation inadéquate des ressources et absence de transparence dans la budgétisation

Dans tout le Royaume-Uni, il y a un manque de transparence et de clarté dans les processus budgétaires, les allocations et les dépenses concernant les enfants, ce qui rend difficile l’identification du montant des fonds alloués aux enfants. Le budget est également insuffisant. Par exemple, avant la pandémie, les services statutaires de l’enfance en Angleterre étaient confrontés à un manque à gagner de 3 milliards de livres. Répondre aux besoins de tous les enfants en situation de vulnérabilité coûterait environ 10 milliards de livres.

– Insuffisance de la collecte et de l’analyse des données

Il y a un manque de collecte de données cohérentes, consistantes, transparentes et systématiques concernant les enfants dans toutes les juridictions, ce qui rend difficile le suivi et la mesure des besoins des enfants et l’évaluation du respect de leurs droits.

Par exemple, en Irlande du Nord, le projet de loi sur la discrimination fondée sur l’âge ne s’appliquerait qu’aux personnes de plus de 16 ans. Dans certains domaines du droit écossais, un “enfant” est défini comme une personne de moins de 16 ans, ce qui signifie que certaines mesures de protection de l’enfance et de santé mentale ne s’appliquent pas aux jeunes de 16 et 17 ans dans certains contextes. En Angleterre, les élèves noirs des Caraïbes sont trois fois plus susceptibles d’être exclus de manière permanente que les élèves britanniques blancs et deux fois plus susceptibles de recevoir une exclusion à durée déterminée que les élèves britanniques blancs.

– Participation insuffisante des enfants et des jeunes à la prise de décision

Le droit des enfants à être entendus et à participer aux processus décisionnels dans toutes les juridictions est bafoué. L’âge du droit de vote aux élections générales britanniques reste fixé à 18 ans. Il devrait être abaissé à 16 ans.

– Violence contre les enfants

Dans tout le Royaume-Uni, l’isolement et la réclusion sont utilisés dans les établissements d’enseignement, de soins, de santé mentale et de détention, parfois en tant que mesure disciplinaire pour des incidents de faible gravité et parfois entrainant des blessures. Les politiques et pratiques des autorités locales sont incohérentes et ne reconnaissent pas les droits des enfants.

En ce qui concerne les abus sexuels, en Angleterre, la plupart des enfants victimes d’abus sexuels ne sont pas identifiés ou soutenus, et le processus d’enquête, y compris les retards importants dans les procès, est souvent traumatisant. En Irlande du Nord, le délai moyen de 986 jours pour que les affaires de délits sexuels impliquant des enfants victimes aboutissent est préoccupant.

En ce qui concerne les enfants enrôlés dans les forces armées, le Royaume-Uni continue d’enrôler des enfants à partir de 16 ans et de recruter activement des jeunes de 16 et 17 ans, malgré les recommandations du Comité. En Irlande du Nord, les intimidations, les fusillades et les attaques des paramilitaires continuent d’être perpétrées à l’encontre des enfants, faisant des victimes, des blessés, et beaucoup d’entre eux se retrouvent sans abri.

– Environnement familial et prise en charge

En Angleterre, les dépenses totales consacrées aux services à l’enfance ont diminué d’environ 11 % entre 2009/10 et 2017/18, et les services, y compris les services pour la jeunesse et les centres pour enfants, connaîtront une baisse de 60 % d’ici 2019/20.

L’absence de services appropriés, notamment de services résidentiels spécialisés, sur le lieu de résidence ou à proximité, signifie que les enfants d’Angleterre et du Pays de Galles sont placés dans des établissements non réglementés ou envoyés loin de chez eux.

– Handicap, santé et bien-être

Dans tout le Royaume-Uni, les enfants handicapés sont touchés de manière disproportionnée par l’insuffisance des ressources, notamment à cause des mesures dues à la pandémie. Dans l’ensemble, les enfants handicapés ne bénéficient pas toujours du soutien supplémentaire requis par la loi ou d’un accès égal aux services. En Angleterre, les services liés aux besoins éducatifs spéciaux et aux handicaps sont soumis à une pression croissante. En 2017/18, 81,3 % des autorités locales ont dépassé leur budget pour les besoins urgents. En Irlande du Nord, les services et le soutien en matière de santé mentale pour enfants sont souvent indisponibles, inaccessibles ou ne permettent pas de répondre à leurs besoins.

– Une protection insuffisante signifie que les enfants continuent de subir des discriminations

Par exemple, en Irlande du Nord, le projet de loi sur la discrimination fondée sur l’âge ne s’appliquerait qu’aux personnes de plus de 16 ans. Dans certains domaines du droit écossais, un “enfant” est défini comme une personne de moins de 16 ans, ce qui signifie que certaines mesures de protection de l’enfance et de santé mentale ne s’appliquent pas aux jeunes de 16 et 17 ans dans certains contextes. En Angleterre, les élèves noirs des Caraïbes sont trois fois plus susceptibles d’être exclus de manière permanente que les élèves britanniques blancs et deux fois plus susceptibles de recevoir une exclusion à durée déterminée que les élèves britanniques blancs.

– Participation insuffisante des enfants et des jeunes à la prise de décision

Le droit des enfants à être entendus et à participer aux processus décisionnels dans toutes les juridictions est bafoué. L’âge du droit de vote aux élections générales britanniques reste fixé à 18 ans. Il devrait être abaissé à 16 ans.

– Violence contre les enfants

Dans tout le Royaume-Uni, l’isolement et la réclusion sont utilisés dans les établissements d’enseignement, de soins, de santé mentale et de détention, parfois en tant que mesure disciplinaire pour des incidents de faible gravité et parfois entrainant des blessures. Les politiques et pratiques des autorités locales sont incohérentes et ne reconnaissent pas les droits des enfants.

En ce qui concerne les abus sexuels, en Angleterre, la plupart des enfants victimes d’abus sexuels ne sont pas identifiés ou soutenus, et le processus d’enquête, y compris les retards importants dans les procès, est souvent traumatisant. En Irlande du Nord, le délai moyen de 986 jours pour que les affaires de délits sexuels impliquant des enfants victimes aboutissent est préoccupant.

En ce qui concerne les enfants enrôlés dans les forces armées, le Royaume-Uni continue d’enrôler des enfants à partir de 16 ans et de recruter activement des jeunes de 16 et 17 ans, malgré les recommandations du Comité. En Irlande du Nord, les intimidations, les fusillades et les attaques des paramilitaires continuent d’être perpétrées à l’encontre des enfants, faisant des victimes, des blessés, et beaucoup d’entre eux se retrouvent sans abri.

– Environnement familial et prise en charge

En Angleterre, les dépenses totales consacrées aux services à l’enfance ont diminué d’environ 11 % entre 2009/10 et 2017/18, et les services, y compris les services pour la jeunesse et les centres pour enfants, connaîtront une baisse de 60 % d’ici 2019/20.

L’absence de services appropriés, notamment de services résidentiels spécialisés, sur le lieu de résidence ou à proximité, signifie que les enfants d’Angleterre et du Pays de Galles sont placés dans des établissements non réglementés ou envoyés loin de chez eux.

– Handicap, santé et bien-être

Dans tout le Royaume-Uni, les enfants handicapés sont touchés de manière disproportionnée par l’insuffisance des ressources, notamment à cause des mesures dues à la pandémie. Dans l’ensemble, les enfants handicapés ne bénéficient pas toujours du soutien supplémentaire requis par la loi ou d’un accès égal aux services. En Angleterre, les services liés aux besoins éducatifs spéciaux et aux handicaps sont soumis à une pression croissante. En 2017/18, 81,3 % des autorités locales ont dépassé leur budget pour les besoins urgents. En Irlande du Nord, les services et le soutien en matière de santé mentale pour enfants sont souvent indisponibles, inaccessibles ou ne permettent pas de répondre à leurs besoins.

– Incapacité à réaliser le meilleur état de santé possible.

En 2018, 35 % des décès des jeunes de 0 à 19 ans au Royaume-Uni ont été considérés comme évitables. En Angleterre, trop d’enfants n’ont pas accès aux traitements. Seul un quart des enfants dont l’état peut être diagnostiqué sont orientés vers une aide, plus d’un tiers des orientations sont rejetées, et les enfants attendent trop longtemps pour être traités – 53 jours en moyenne. Par conséquent, les enfants atteignent trop souvent le point de crise nécessitant des soins hospitaliers plutôt qu’un soutien au sein de la communauté.

– Des mesures insuffisantes pour lutter contre l’insécurité alimentaire des enfants

Il n’existe pas de mesure nationale unique contre la faim au Royaume-Uni. Avant la pandémie, on estimait à 1,9 million le nombre d’enfants souffrant d’insécurité alimentaire au Royaume-Uni.

– Pauvreté des enfants et réforme de l’aide sociale

Au Royaume-Uni, 4,2 millions d’enfants (30 %) vivaient dans la pauvreté en 2018/19, soit une augmentation de 600 000 par rapport à 2011/12. La pauvreté constitue un stress constant pour les enfants, dont 21 % citent le fait de ” ne pas avoir assez d’argent ” parmi leurs trois principales préoccupations et 5 % le fait de ” ne pas avoir assez de nourriture ou de vêtements “. Les opportunités pour les enfants en situation de pauvreté sont également moins nombreuses : 37 % des enfants qui bénéficient de repas scolaires gratuits quittent l’école sans avoir obtenu une qualification de niveau 2, contre 18 % pour l’ensemble des enfants.

– Un logement adéquat

Au Pays de Galles, en mars 2020, environ 69 % des personnes en logement temporaire étaient des familles avec enfants, y compris dans des foyers et des chambres d’hôtes. En Angleterre, il y a une crise du sans-abrisme familial. Il y avait environ 127 000 enfants dans des logements temporaires avant la pandémie et environ 90 000 familles susceptibles d’être dans des logements surpeuplés.

– Éducation, loisirs et activités culturelles

L’inégalité d’accès à l’éducation est un sujet de préoccupation au Royaume-Uni. En Irlande du Nord, de nombreux enfants, y compris les enfants handicapés, les enfants des gens du voyage, ceux issus de minorités ethniques, de milieux défavorisés et ayant des besoins supplémentaires, sont confrontés à des obstacles importants pour obtenir une éducation de qualité. En Écosse, les enfants handicapés, notamment ceux souffrant de troubles du spectre autistique et d’autres handicaps, ne sont pas en mesure d’accéder à l’éducation sur un pied d’égalité.

– Éducation aux droits de l’homme et à la CNUDE

En Angleterre et en Écosse, l’enseignement des droits de l’homme et de l’enfant n’est pas obligatoire dans les écoles. En Irlande du Nord, si la CNUDE et les droits de l’enfant sont pris en compte dans le programme scolaire des niveaux 1 à 4, ils ne sont pas obligatoires.

– Mesures insuffisantes pour protéger et soutenir les enfants migrants, réfugiés et demandeurs d’asile

Les enfants et les familles demandeurs d’asile et réfugiés se heurtent à des obstacles en matière de soins de santé et d’éducation, au manque de structures d’entretien adaptées aux enfants, à la vulnérabilité liée à l’épuisement des droits d’appel, au dénuement et aux cons

équences négatives de la politique d’ “environnement hostile” du gouvernement britannique.

– Le recours excessif à la privation de liberté

Dans tout le Royaume-Uni, on s’inquiète de plus en plus du fait que des enfants sont illégalement privés de leur liberté. En Angleterre, les enfants peuvent passer jusqu’à neuf mois en détention sans être condamnés. En 2019, deux tiers des enfants placés en détention provisoire n’ont pas été condamnés par la suite à une peine de prison.

– Impact du Brexit

Europosters.fr

La loi sur l’accord de retrait de l’Union européenne retire la Charte des droits fondamentaux de l’UE du droit britannique, ce qui affaiblit les protections juridiques des enfants. Elle contient des droits qui n’ont pas d’équivalent direct dans le droit britannique, notamment le fait que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les mesures prises par une institution publique ou privée, un droit indépendant à la non-discrimination et le droit à la dignité humaine.

Pictures taken from the report

Report from the Children’s Commissioners of the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland (UK) to the United Nations Committee on the Rights of the Child

This report published in December 2020 aims to inform the United Nations Committee on the Rights of the Child about the implementation of the UN Convention on the Rights of the Child in the UK and identify emerging trends and critical issues about children’s rights. The following article gathers the most significant findings of the Commissioners.

 

  • Incorporation of the UNCRC into domestic law and failure to ratify the third Optional Protocol

The commissioners report that the UK ratified the UNCRC in 1991 but has not been incorporated into domestic legislation and remains nonjusticiable in UK courts. In addition, the UK did not confirm the Optional Protocol to the UNCRC. In England and Northern Ireland, there is no legal requirement for government ministers to have due regard to the UNCRC, and no unusual movement has been made to introduce the UNCRC into domestic law. However, the commissioners welcome the Scottish initiative to incorporate the UNCRC into Scottish law.

  • Children’s rights and interests not prioritized in decision-making

The commissioners noted the lack of consideration for children’s rights or voices in policy or legislative processes in the UK. Specifically, the quality of the Child Rights Impact Assessments (CRIA) is concerning, often with no analysis of available options, no justification of selected options, no mitigation measures, and their impact on ministerial decisions is nuclear.

  • Inadequate resource allocation and no transparency in budgeting

Across the UK, there is a lack of transparency and clarity in budget processes, allocations, and expenditures concerning children, making it challenging to identify how much funding is allocated to children. The budget is also insufficient. For instance, Before the pandemic, children’s statutory services in England faced a £3 billion18 shortfall.19 Meeting the needs of all children in vulnerable situations would cost approximately £10 billion

  • Insufficient data collection, disaggregation, and análisis

There is a lack of coherent, consistent, transparent, and systematic, disaggregated data collection concerning children across all jurisdictions, making it difficult to monitor and measure children’s needs and assess the fulfillment of their rights.

  • Insufficient protection means children continue to experience discrimination.

In some areas of Scots law, a ‘child’ is defined as someone under 16, which means some child protection and mental health safeguards do not apply to 16- and 17-year-olds in some settings. For instance, in Northern Ireland, the Age Discrimination Bill would apply only to persons over 16. In England, Black Caribbean pupils are three times as likely to be permanently excluded than White British pupils and twice as likely to receive a fixed period exclusion than White British pupils.

  • Inadequate participation of children and young people in decision-making

Children’s right to be heard and involved in decision-making processes across all jurisdictions is denied without comprehensive implementation in law and practice. The voting age for UK general elections remains 18. It should be lowered to 16.

  • Violence against children

Across the UK, isolation, seclusion, and restraint58 are used in education, care, mental health, and detention settings, sometimes as a disciplinary measure for low-level incidents and sometimes resulting in injuries. In England, restraint in education settings and Young Offenders Institutions (YOIs) is permitted to maintain good order and discipline. In Scotland, restraint is sometimes used as an inappropriate response to distressed children’s behavior. Local authority policies and practices are inconsistent, failing to recognize children’s rights. In addition, In England and Northern Ireland, the reasonable punishment defense for assaulting children still exists in law.

Regarding sexual abuse, In England, most children who experience sexual abuse are not identified or supported, and the investigative process, including significant delays in bringing cases to trial, is often traumatic. In Northern Ireland, the average of 986 days for sexual offenses cases involving child victims to reach completion is concerning.

Regarding children enrolled in armed forces, the UK continues to enlist children in the Armed Forces from 16 and actively recruits 16- and 17-year-olds despite the Committee’s recommendations. In Northern Ireland, paramilitary intimidation, shootings, and attacks continue to be perpetrated on children, causing casualties, injuries, and many to become homeless.

  • Family environment and alternative care

In England, total spending on children’s services decreased in real terms by approximately 11% from 2009/10-2017/18, with assistance, including youth services and children’s centers, experiencing a 60% decrease by 2019/20. In addition, A lack of appropriate services, including specialist residential provision, in or near the place of residence, means children from England and Wales are placed in unregulated placements or sent far from home.

  • Disability, essential health, and welfare

Across the UK, disabled children are disproportionately affected by inadequate resourcing, mainly because of austerity measures and Covid-19. Overall, disabled children do not always have the additional support required by law or equal Access to services. In England, Special Educational Needs and Disabilities (SEND) services are under increasing pressure. In 2017/18, 81.3% of local authorities overspent their high-needs budget. In Northern Ireland, mental health services and support are fragmented and often unavailable, accessible, or quality to meet their needs.

  • Failure to realize the highest attainable standard of health

In 2018, 35% of all deaths aged 0-19 in the UK were considered avoidable. In England, too many children lack access to treatment. Only one-quarter of children with a diagnosable condition are referred for help, more than one-third of referrals are rejected, and children wait too long for treatment–an average of 53 days. Consequently, children too often reach the point of crisis requiring inpatient care rather than support in the community.

  • Inadequate action to tackle children’s food insecurity

There is no single nationwide government measure for hunger in the UK. Before the pandemic, an estimated 1.9 million children experienced food insecurity across the UK.

  • Child poverty and welfare reform

In the UK, there were 4.2 million children (30%) living in poverty in 2018/19–an increase of 600,000 from 2011/12. Poverty provides constant stress for children, 21% of whom list ‘not having enough money in their top three worries and 5% ‘not having enough food or clothes.’ Opportunities for children in poverty are also fewer: 37% of children who receive free school meals leave education without a Level 2 Qualification, compared to 18% overall.

  • Adequate housing

In Wales, in March 2020, roughly 69% of those in temporary housing were households with children, including in hostels and bed and breakfasts. In England, there is a family homelessness crisis. There were around 127,000 children in temporary accommodation pre-pandemic and approximately 90,000 families “sofa surfing” and likely to be in overcrowded accommodation.

  • Education, leisure, and cultural activities

Unequal Access to education is a concern in the UK. in Northern Ireland, many children, including care-experienced children, disabled children, Traveller children, those from ethnic minorities, disadvantaged backgrounds, and with additional needs, face significant impediments to high-quality education. In Scotland, disabled children, particularly those with autistic spectrum disorders and other disabilities, cannot access education on an equal basis.

 

  • Education on human rights and the UNCRC

Human and child rights education is not compulsory in schools in England and Scotland. In Northern Ireland, while the UNCRC and children’s rights are reflected with the school curriculum throughout Key Stages 1-4, these are not compulsory.

  • Insufficient measures to protect and support migrant, refugee, and asylum-seeking children

Asylum-seeking and refugee children and families face barriers to appropriate healthcare and education, a lack of child-friendly interview facilities, the vulnerability of exhaustion of appeal rights, deprivation, and the negative consequences of the UK government’s ‘hostile environment policy.

  • Overuse of deprivation of liberty

Across the UK, there are increasing concerns about children being unlawfully deprived of their liberty in institutional settings. In England, children can spend up to nine months in custody without a sentence. In 2019, two-thirds of remanded children did not subsequently receive a prison sentence.

  • Impact of Brexit
Europosters.fr

The European Union (EU) Withdrawal Agreement Act removes the EU Charter of Fundamental Rights from UK law, weakening legal protections for children. It contains rights with no direct equivalent in UK law, including for a child’s best interests to be a primary consideration in all actions taken by a public or private institution, a freestanding right to non-discrimination, and the right to human dignity.

Pictures are taken from the report.

“”La riposte à la COVID-19″, Rapport annuel 2020 de l’UNICEF

L’UNICEF a publié son rapport annuel 2020 intitulé “a balayé les progrès obtenus de haute lutte en matière de développement en faveur des enfants et a poussé davantage de familles dans la pauvreté”.

Tout d’abord, ce rapport souligne comment la COVID-19 a affecté les enfants en 2020. Même si les enfants sont moins vulnérables au virus que les adultes, les fermetures d’écoles, la vulnérabilité accrue aux abus, les pressions sur la santé mentale des parents et des familles, l’éloignement des amis et la perte d’accès aux services vitaux de soins de santé et de protection ont profondément blessé les enfants. Le rapport souligne que les enfants n’ont pas été touchés de la même manière, les enfants des communautés des pays pauvres et ceux déjà défavorisés par la discrimination, l’exclusion sociale, la fragilité et les conflits étant plus touchés. Le rapport fournit quelques chiffres significatifs :

  • On estime que 142 millions d’enfants supplémentaires seraient tombés dans la pauvreté monétaire à la fin de l’année 2020
  • Au moins 1 écolier sur 3 n’a pas pu accéder à l’enseignement à distance alors que son école était fermée, et 1,6 milliard d’enfants et de jeunes ont été affectés par la fermeture des écoles.
  • Environ 80 millions d’enfants de moins d’un an pourraient être privés de vaccins vitaux dans au moins 68 pays.
  • Environ 80 millions d’enfants de moins d’un an pourraient être privés de vaccins vitaux dans au moins 68 pays.

Pour lutter contre ces chiffres, l’UNICEF a établi cinq domaines d’objectifs :

  • Chaque enfant survit et s’épanouit, en se concentrant sur la santé et la nutrition, en fournissant des antibiotiques, en soutenant les établissements de santé, en traitant la malnutrition…
  • Chaque enfant apprend : en se concentrant sur l’éducation, en soutenant l’enseignement à distance pour les enfants migrants, déplacés, réfugiés et rapatriés, en fournissant du matériel pédagogique…
  • Chaque enfant est protégé contre la violence et l’exploitation, par la prévention, le soutien psychologique, les services sociaux…
  • Chaque enfant vit dans un environnement sûr et propre, en préservant les droits inscrits dans la Convention relative aux droits de l’enfant, en œuvrant pour réduire la pauvreté des enfants et mettre fin à la discrimination.

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La pandémie a amené l’UNICEF à changer de stratégie et à choisir de se concentrer sur le soutien gagnant des enfants et des jeunes. La communication et la prévention sont devenus encore plus critiques face à la pandémie mondiale, les canaux numériques et les campagnes de prévention jouant un rôle clé pour garantir les droits des enfants dans l’environnement COVID-19. Cette nouvelle stratégie comprenait également le développement de partenariats : 146 partenaires gouvernementaux ainsi que des organisations intergouvernementales et des arrangements inter-organisationnels ont apporté une contribution record de 5,5 milliards de dollars en ressources pour les enfants dans le monde. L’innovation faisait également partie de la nouvelle stratégie avec le lancement de la première Stratégie mondiale d’innovation de l’UNICEF au début de 2020. Cette stratégie vise à positionner l’innovation comme un outil clé pour obtenir un changement global et durable pour les enfants.

 

By Morgane Bizien

Pictures taken from the report: https://www.unicef.org/media/100946/file/UNICEF%20Annual%20Report%202020.pdf

“”Respondiendo a COVID-19″, Informe Anual de UNICEF 2020

UNICEF ha publicado su Informe Anual 2020 titulado “Respondiendo a COVID-19”. Como se indica en el informe, el COVID 19 “ha eliminado los avances en materia de desarrollo conseguidos con tanto esfuerzo por los niños y ha empujado a más familias a la pobreza”.

En primer lugar, este informe señala cómo COVID-19 afectó a los niños en 2020. Aunque los niños son menos vulnerables al virus que los adultos, el cierre de escuelas, el aumento de la vulnerabilidad a los abusos, las tensiones en la salud mental de los padres y las familias, el alejamiento de los amigos y la pérdida de acceso a servicios vitales de atención sanitaria y protección han perjudicado profundamente a los niños. El informe destaca que los niños no se han visto afectados por igual, siendo más afectados los de comunidades de países pobres y los que ya estaban en desventaja por la discriminación, la exclusión social, la fragilidad y los conflictos. El informe ofrece algunas cifras significativas:

  • Se estima que 142 millones de niños más caerán en la pobreza monetaria para finales de 2020 y no tendrán acceso a la protección social.
  • Al menos 1 de cada 3 escolares no ha podido acceder a la enseñanza a distancia mientras sus escuelas estaban cerradas, y 1.600 millones de niños y jóvenes se han visto afectados por el cierre de escuelas
  • Aproximadamente 80 millones de niños menores de 1 año podrían no recibir vacunas que salvan vidas en al menos 68 países
  • Aproximadamente 80 millones de niños menores de 1 año podrían no recibir las vacunas que salvan vidas en al menos 68 países

Para combatir estas cifras, UNICEF estableció cinco áreas de objetivos:

– Cada niño sobrevive y prospera, centrándose en la salud y la nutrición, proporcionando antibióticos, apoyando los centros de salud, tratando la desnutrición…

– Cada niño aprende: centrándose en la educación, apoyando el aprendizaje a distancia para los niños migrantes, desplazados, refugiados y retornados, proporcionando materiales de aprendizaje…

– Todos los niños están protegidos de la violencia y la explotación, mediante la prevención, el apoyo psicológico y los servicios sociales.

– Cada niño vive en un entorno seguro y limpio, salvaguardando los derechos consagrados en la Convención sobre los Derechos del Niño, trabajando para reducir la pobreza infantil y acabar con la discriminación.

 

La pandemia hizo que UNICEF cambiara su estrategia y optara por centrarse en conseguir apoyo para los niños y los jóvenes. La comunicación y la promoción se volvieron aún más críticas ante la pandemia mundial, con el uso generalizado de los canales digitales y la defensa de los derechos de los niños en el entorno de la COVID-19. Esta nueva estrategia incluyó el desarrollo de asociaciones, así 146 socios gubernamentales junto con organizaciones intergubernamentales y acuerdos interinstitucionales contribuyeron con un récord de 5.500 millones de dólares en recursos para los niños a nivel mundial. La innovación también formó parte de la nueva estrategia con el lanzamiento de la primera Estrategia Mundial de Innovación de UNICEF a principios de 2020. La Estrategia tiene como objetivo posicionar la innovación como una herramienta clave para lograr un cambio global y duradero para los niños.

By Morgane Bizien

Pictures taken from the report: https://www.unicef.org/media/100946/file/UNICEF%20Annual%20Report%202020.pdf

“Responding to COVID-19”, UNICEF Annual Report 2020

The UNICEF released its 2020 Annual Report called “Responding to COVID-19”. As stated in the report, the COVID 19 “wiped out hard-won development gains for children and pushed more families into poverty”.

Firstly, this report points out how COVID-19 affected children in 2020. Even if children are less vulnerable to the virus than adults, school closures, increased vulnerability to abuse, the mental health strains of parents and families, distance from friends, and loss of access to vital health care and protection services have hurt children deeply. The report highlights that children were not affected equally, with children from poor countries communities and those already disadvantaged by discrimination, social exclusion, fragility and conflict more affected. The report provides some significant figures:

  • 142 million additional children were estimated to fall into monetary poverty by the end of 2020 and lack access to social protection.
  • At least 1 in 3 schoolchildren has been unable to access remote learning while their schools were closed, and 1.6 billion children and young people have been affected by school closures
  • Approximately 80 million children under age 1 may miss out on life-saving vaccines in at least 68 countries
  • Approximately 80 million children under age 1 may miss out on life-saving vaccines in at least 68 countries

To fight those figures, UNICEF established five goals areas:

  • Every child survives and thrives, focusing on health and nutrition, providing antibiotics, supporting health facilities, treating malnutrition…
  • Every child learns: focusing and education, supporting distance learning for migrant, displaced, refugee and returnee children, providing learning materials…
  • Every child is protected from violence and exploitation, through prevention, psychological support, social services
  • Every child lives in a safe and clean environment, safeguarding the rights enshrined in the Convention on the Rights of the Child by working to reduce child poverty and end discrimination.

The pandemic made UNICEF change its strategy and choose to focus on winning support for children and young people. Communication and advocacy became even more critical in the face of the global pandemic, with digital channels widely used and advocacy playing a key role in securing the rights of children in the COVID-19 environment. This new strategy included the development of partnerships as well 146 government partners along with intergovernmental organizations and inter-organizational arrangements contributed a record $5.5 billion in resources for children globally. Innovation was also part of the new strategy with the launch of UNICEF’s first Global Innovation Strategy at the beginning of 2020. The Strategy aims to position innovation as a key tool to achieve widespread and lasting change for children.

 

By Morgane Bizien

Pictures taken from the report: https://www.unicef.org/media/100946/file/UNICEF%20Annual%20Report%202020.pdf

Report of The Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances

The Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances released a report about enforced and involuntary disappearances examined from 16 May 2020 to 21 May 2021. During the reporting period, the Working Group transmitted 651 new cases of enforced disappearance to 30 States.

taken from https://www.alhaq.org

This working group is the first United Nations human rights thematic mechanism m to be established with a universal mandate, whose primary task is to assist families in determining the fate or whereabouts of their family members who are reportedly disappeared.

In Turkey, the working group reported 86 outstanding cases at the beginning of the reporting period. Only 2 cases were clarified during the reporting period by the government.

The working group also documented cases of extraterritorial transfers that led to enforced disappearances with the participation, support or acquiescence of other States, in an attempt to capture their nationals or third-country nationals, often as part of purported counter-terrorism operations.

taken from https://pro-justice.org

Serious allegations of gross human rights violations, including enforced disappearances, were reported to the Working Group shortly before, during or in the immediate aftermath of alleged transnational transfers from Kosovo to Turkey. The report highlights its concern about the continued justification of extraterritorial abductions and forced returns under the pretext of combating terrorism and protecting national security. The Working Group therefore urges the Government of Turkey to prevent and terminate enforced disappearances, as stipulated in article 2 of the Declaration on the Protection of All Persons from Enforced Disappearance. The Working Group recalls that no circumstances whatsoever, whether a threat of war, a state of war, internal political instability or any other public emergency, may be invoked to justify enforced disappearances.

One the other part, the report points out the impunity surrounding the perpetrators of enforced disappearances and its concern at the tendency to resort to transnational transfers. The Working group recalled that these transfers meet all the elements of the crime of enforced disappearance when before, during or after them information on the fate or whereabouts of the individual concerned is not revealed or disclosed. In addition, those transfers provoke denial of justice as long as individuals are deprived of liberty, and violate the rights to an effective remedy and fair trial.

By Morgane Bizien

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Informe del Grupo de Trabajo sobre Desapariciones Forzadas o Involuntarias

El Grupo de Trabajo sobre Desapariciones Forzadas o Involuntarias publicó un informe sobre las desapariciones forzadas e involuntarias examinadas del 16 de mayo de 2020 al 21 de mayo de 2021. Durante el periodo del informe, el Grupo de Trabajo transmitió 651 nuevos casos de desaparición forzada a 30 Estados.

 

taken from https://www.alhaq.org

Este grupo de trabajo es el primer mecanismo temático de derechos humanos de las Naciones Unidas que recibió un mandato universal, cuya tarea principal es ayudar a las familias a determinar la suerte o el paradero de sus familiares presuntamente desaparecidos.

En Turquía, el grupo de trabajo informó de 86 casos pendientes al principio del periodo del informe. Sólo 2 casos fueron aclarados durante el periodo del informe por el gobierno.

El grupo de trabajo también documentó casos de traslados extraterritoriales que dieron lugar a desapariciones forzadas con la participación, el apoyo o la aquiescencia de otros Estados, en un intento de capturar a sus nacionales o a ciudadanos de terceros países, bajo pretexto de operaciones antiterroristas.

 

taken from https://pro-justice.org

Se comunicaron al Grupo de Trabajo denuncias de graves violaciones de los derechos humanos, incluidas las desapariciones forzadas, poco antes, durante o inmediatamente después de los supuestos traslados transnacionales de Kosovo a Turquía. El informe destaca su preocupación por la continua justificación de los secuestros extraterritoriales y las devoluciones forzadas bajo el pretexto de la lucha contra el terrorismo y la protección de la seguridad nacional. Por lo tanto, el Grupo de Trabajo insta al Gobierno de Turquía a que prevenga y ponga fin a las desapariciones forzadas, como se estipula en el artículo 2 de la Declaración sobre la protección de todas las personas contra las desapariciones forzadas. El Grupo de Trabajo recuerda que no se puede invocar ninguna circunstancia, ya sea una amenaza de guerra, un estado de guerra, la inestabilidad política interna o cualquier otra emergencia pública, para justificar las desapariciones forzadas.

Por otra parte, el informe señala la impunidad que rodea a los autores de las desapariciones forzadas y su preocupación por la tendencia a recurrir a los traslados transnacionales. El Grupo de Trabajo recordó que estos traslados reúnen todos los elementos del delito de desaparición forzada cuando antes, durante o después de ellos no se revela ni se divulga información sobre la suerte o el paradero de la persona afectada. Además, esos traslados provocan una denegación de justicia mientras los individuos están privados de libertad, y violan los derechos a un recurso efectivo y a un juicio justo.

 

By Morgane Bizien

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Rapport du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

Le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires a publié un rapport sur les disparitions forcées et involontaires perpétrées dans le monde du 16 mai 2020 au 21 mai 2021. Au cours de la période considérée, le Groupe de travail a transmis 651 nouveaux cas de disparition forcée à 30 États.

taken from https://www.alhaq.org

Ce groupe de travail est le premier mécanisme thématique des droits de l’homme des Nations unies , investi d’un mandat de portée mondiale, dont la tâche principale est d’aider les familles à faire la lumière sur le sort réservé à leur proche disparu et sur le lieu où il ou elle se trouve

En Turquie, le groupe de travail a signalé 86 cas en suspens au début de la période de référence. Seuls deux cas ont été éclaircis par le gouvernement pendant la période considérée.

Le groupe de travail a également documenté des cas de transferts extraterritoriaux ayant conduit à des disparitions forcées avec la participation, le soutien ou l’assentiment d’autres États, dans le but de capturer leurs ressortissants ou des ressortissants de pays tiers, souvent dans le cadre d’opérations prétendument antiterroristes.

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De graves allégations de violations flagrantes des droits de l’homme, notamment de disparitions forcées, ont été signalées au Groupe de travail peu avant, pendant ou immédiatement après les transferts transnationaux présumés du Kosovo vers la Turquie. Le rapport souligne l’inquiétude du groupe quant à l’usage continu des enlèvements extraterritoriaux et des retours forcés sous le prétexte de combattre le terrorisme et de protéger la sécurité nationale. Le Groupe de travail exhorte donc le gouvernement turc à prévenir et à mettre fin aux disparitions forcées, comme le stipule l’article 2 de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Le Groupe de travail rappelle qu’aucune circonstance, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse d’une menace de guerre, d’un état de guerre, d’instabilité politique interne ou de tout autre état d’urgence, ne peut être invoquée pour justifier des disparitions forcées.

D’autre part, le rapport souligne l’impunité qui entoure les auteurs de disparitions forcées et s’inquiète de la tendance à recourir aux transferts transnationaux. Le groupe de travail a rappelé que ces transferts réunissent tous les éléments du crime de disparition forcée lorsqu’avant, pendant ou après ceux-ci, les informations sur le sort de la personne concernée ou le lieu où elle se trouve ne sont pas révélées ou divulguées. En outre, ces transferts provoquent un déni de justice tant que les individus sont privés de liberté, et violent les droits à un recours effectif et à un procès équitable.

 

By Morgane Bizien

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LES “ARMÉES DE L’OMBRE” DE L’EUROPE

LES “ARMÉES DE L’OMBRE” DE L’EUROPE

Le 6 octobre dernier, Lighthouse Reports a publié une vidéo sur son compte twitter révélant la campagne européenne d’hommes masqués chargés de refouler les demandeurs d’asile aux frontières de l’UE. Sur cette vidéo, on peut clairement voir des hommes masqués frapper des demandeurs d’asile à coups de matraque alors qu’ils tentent de s’enfuir et entendre les cris des personnes battues.  L’organisation à but non lucratif signale des cas similaires en Croatie, en Grèce et en Roumanie.

Grâce aux témoignages des victimes ou d’anciens policiers ou gardiens, à des séquences vidéo, et après avoir tracé les fonds donnés par l’UE, Lighthouse Reports a rassemblé des preuves solides démontrant l’implication de l’UE et des gouvernements nationaux. L’organisation a détaillé le cas de la Croatie et a déclaré que les séquences filmées avec des caméras et des drones puissants permettent d’identifier les uniformes des hommes masqués comme étant des vestes de la  Intervention Police. La the Intervention Police est la branche antiémeute de la police croate, dont les vestes sont financées par le Fonds de sécurité intérieure de l’UE. L’organisation a réussi à filmer 11 pushbacks en Croatie. Des constatations similaires ont été faites en Roumanie. En Grèce, Lighthouse Reports a recueilli et analysé 635 vidéos de prétendus pushbacks dans la mer Égée, dont au moins 15 montrant des hommes masqués en action.

 

 

Le rapport a également mis en évidence le recours à la violence de la part des hommes cagoulés, avec plusieurs témoignages de demandeurs d’asile agressés. Les témoignages de policiers impliqués dans les opérations frontalières confirment le recours régulier à la violence. Il est également connu que les effets personnels des migrants sont volés et confisqués, puis brûlés.

L’UE est donc impliquée dans pushbacks perpétrées à la frontière par les polices nationales grâce à son soutien financier et matériel. La politique migratoire de l’UE était déjà très critiquée en raison de sa politique menée aux frontières, en concluant des accords avec des pays tiers comme la Turquie ou la Libye.

Ces politiques internes et externes menées par l’UE et les États membres vont à l’encontre de toutes les valeurs fondamentales de l’UE, du cadre juridique des droits de l’homme de l’UE et des règlements de l’UE sur la migration.

Les migrants repoussés aux frontières peuvent être des réfugiés originaires de pays limitrophes de l’Europe, comme la Turquie, ou des ressortissants de pays tiers (Syrie ou Afghanistan) qui utilisent les pays frontaliers européens comme transit pour atteindre l’Europe. Les refoulements aux frontières de l’UE par les hommes masqués peuvent donc avoir des conséquences tragiques pour les migrants, en particulier pour les réfugiés fuyant les pays frontaliers de l’Europe. Par exemple, si un demandeur d’asile turc fuyant les persécutions du gouvernement turc est repoussé à la frontière grecque, il devra retourner en Turquie, où sa vie pourrait être en danger. Un réfugié syrien repoussé à la frontière européenne pourra continuer sa vie en Turquie. Les armées de l’ombre violent donc le principe de non-refoulement, selon lequel personne ne doit être renvoyé dans un pays où il risque d’être torturé, de subir des peines ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants et d’autres dommages irréparables.

 

[1]OHCHR, “The principle of non-refoulment under international human rights law” (available in https://www.ohchr.org/Documents/Issues/Migration/GlobalCompactMigration/ThePrincipleNon-RefoulementUnderInternationalHumanRightsLaw.pdf, 14/09/2020)

Photo is taken from https://www.lighthousereports.nl/investigation/unmasking-europes-shadow-armies/

Morgane Bizien