Résumé de LA SITUATION DES ENFANTS DANS LE MONDE 2021

La pandémie du Covid-19 a alimenté un problème préexistant- la santé mentale. Ce problème a été ignoré de manière consistante dans l’ensemble des gouvernements dans le monde entier, et ceci depuis bien trop longtemps. Cependant, il atteint des niveaux profondément inquiétants. Le suicide est la quatrième cause de mort dans la tranche des 15- à 19- ans. Chaque année, presque 46,000 enfants entre 10 et 19 ans mettent fin à leurs vies. Ceci équivaut à environ 1 chaque 11 minutes. Cette crise ne peut plus être ignorée. Le Rapport de l’Unicef sur La Situation des Enfants dans le Monde est une initiative qui appelle à l’engagement, la communication et l’action dans le cadre d’une approche compréhensive pour la promotion d’une bonne santé mentale pour chaque enfant, la protection des enfants vulnérables et le soin des enfants affrontant les enjeux les plus importants. En vue d’examiner la santé mentale des enfants, adolescents et responsables parentaux, ce rapport cible les risques et facteurs de protection lors des moments critiques d’une vie et se penche sur les déterminants sociaux qui déterminent la santé mentale et le bien-être.

Après sa publication en Octobre 2021, ce rapport fut traduit dans un nombre limité de langues, telles que le Français, L’Espagnol, et l’Arabe. Ceci vient restreindre les lecteurs potentiels qui ne sont pas familiarisés avec ces langues.

Broken Chalk est une ONG basée à Amsterdam ouvrant pour l’élimination des barrières à l’éducation dans le monde, réunissant individus, groupes, communautés et organisations concernés, et collabore avec des éducateurs autour du monde pour créer des solutions communautaires, et servir d’élément déclencheur vers un changement durable.

Broken Chalk à résumé chaque chapitre du rapport de l’Unicef ‘La Situation des Enfants dans le Monde’ et est dans le processus de traduction dans autant de langues que possible.

 

Écrit Par Olga Ruiz Plato

Traduit Par: Maya Shaw

 

Télécharger le résumé au format PDF cliquez

La situation des enfants dans le monde 2021 - Broken Chalk

*Le lien pour le rapport original au format pdf: https://www.unicef.org/reports/state-worlds-children-2021

Qui est le tyran de l’année 2021?

Imaginez vivre au 21ème siècle: la technologie, la science, la santé, les médias, l’art et l’éducation sont en essor; mais vous êtes emprisonné pour avoir exprimé votre opinion ou avoir défendu vos droits. Malheureusement, cette imagination est une réalité dans de nombreux pays autour du globe.

Même si de nombreux dirigeants travaillent pour le développement et l’implémentation de la démocratie, ainsi que l’accès aux droits de l’homme, d’autres, au contraire, emprisonnent les citoyens qui revendiquent l’accès à ces droits fondamentaux.

L’année précédente, nombreux journalistes et activistes furent emprisonnés pour avoir défendu les droits de l’homme tel que l’accès égal à l’éducation et les droits des femmes.  Ces journalistes ont vu leurs droits retirés par leurs dirigeants; qui eux ont utilisé de fausses justifications telles que la pandémie du Covid-19, la religion et les idéologies extrémistes.

 

“Index on Censorship” a formulé une liste de potentiels tyrans de l’année (1), choisis pour leurs violations des droits de l’homme.

Votez pour votre Tyran de l’Année 2021

Aleksandr Lukashenka

‘Le dernier dictateur Européen’, tel qu’il aime tant se qualifier, Lukashenka, ainsi que son règne en Biélorussie, est réputé comme étant un des pires que le pays ait connu .En effet, il a emprisonné des manifestants, tel que des journalistes de l’opposition et des défenseurs des droits de l’homme. De plus, il a adopté une loi autorisant les policiers à tirer sur les manifestants; et cela sans répercussion. Evidemment, cette réforme laisse place à la brutalité policière (2).

Puisque le média est contrôlé par le gouvernement, la transparence d’information n’existe plus et critiquer Lukashenka est formellement interdit par le gouvernement.

Alors même que l’éducation se doit d’être accessible à tous, le régime actuel Biélorusse empêche les étudiants opposants au régime d’acquérir une éducation universitaire. Pareillement, les enseignants ne respectant pas l’idéologie de l’État sont empêchés de pratiquer. (3) (4)

 

Jair Bolsonaro

Depuis l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro en 2019, le Brésil fait face à de nombreuses difficultés. Les médias critiquant Bolsonaro et son régime sont censurés et les journalistes blâmant son idéologie d’extrême droite sont attaqués et emprisonnés.

Son mandat vient bénéficier de nombreux partisans d’extrême droite et participe à la hausse d’attaques homophobes et misogynes. En effet, Bolsonaro est connu pour ses déclarations misogynes et homophobes et pour l’intolérance aux critiques vis-à-vis de ce comportement. (5)

De plus, sa mauvaise gestion de la crise sanitaire participe à une propagation de masse du Covid-19 et fait connaître au Brésil une de ses pires périodes depuis le début de la crise sanitaire. (6)

Bolsonaro est accusé de contrôle sur l’éducation ainsi que d’attaquer certains sujets scolaires tel que le racisme, les droits des femmes et l’histoire LGBTQ+. La majorité des universités brésiliennes dépendent de fonds gouvernementaux; mais le Ministère de l’éducation à proposé la réduction des fonds de 30% ainsi que de supprimer les départements de philosophie et sociologie. Le régime actuel bresilien encourage aussi la dénonciation et la résiliation des enseignants de gauche ainsi que les élèves opposés au régime de Bolsonaro. (7)

 

Xi Jinping

Xi Jinping est un des dirigeants les plus dangereux de Chine, connu pour ses convictions d’extrême droite et révisionniste, ainsi que responsable pour le genocide actuel des Uighur, minorité ethnique de Xinjiang. Xi Jinping appartient au Parti Communiste Chinois, contrôlant presque l’entièreté du pays, et cela des citoyens jusqu’au média en passant par l’éducation.

Comme chaque autre dirigeant dans le monde, se divertissant avec l’emprisonnement de journalistes et des défenseurs des droits de l’homme, il n’est pas surprenant que Xi Jinping s’adonne aux mêmes activités. En effet, il est responsable pour l’arrestation de nombreux journalistes et activistes des droits de l’homme qui ont mis la lumière sur la corruption de son parti et lui-même.

Jinping et son parti politique contrôlent le système éducatif chinois, menaçant chaque individu qui saurait le critiquer; lui ou le PCC. L’ancien ministre de l’éducation Yuan Guiren a déclaré publiquement que les manuels occidentaux se doivent d’être banni du système éducatif, particulièrement ceux critiquant le PCC et ses dirigeants. (8) L’intention est telle que ces textes critiques n’atteignent aucun étudiant afin de minimiser les reproches des étudiants vis-à-vis du PCC.

Le peuple chinois est attendu de suivre la direction du PCC tel que ceux osant critiquer Jinping et le PCC seront accusés de trahison, d’espionnage étranger et de violation de la loi. Les étudiants et enseignants critiquant de telles actions font face à des accusations et poursuites pour ne pas avoir respecté la loi.

 

Donald Trump

La présidence de Donald Trump représente une période terrible dans l’histoire des Etats-Unis. Trump est réputé pour ses propos d’extrême droite tels que la suprématie blanche, des remarques anti-réfugiés, racistes, islamophobes et pour avoir promu des théories du complot.

Les lois anti-réfugiés mises en place sont telles que la construction du mur le long de la frontière Etats-Unis-Mexique, afin de réduire le flux d’entrées d’immigrants depuis le Mexique; mais aussi un ordre exécutif nommé ’Protéger la Nation d’attaques Terroristes de nationaux Etranger’ banni l’entrée des citoyens de septs pays majoritairement musulmans sur le territoire américain. Cet ordre est ciblé aux immigrants musulmans, particulièrement ceux originaires de pays à faible revenu et suggère que les citoyens de ces pays sont des ‘terroristes qui constitue une menace à la sécurité des Etats-Unis’.(10)

Les déclarations d’extrême droite émises par Trump ont encouragé les suprémacistes blancs à attaquer les personnes de couleurs, les migrants et les membres de minorités religieuses. Les élèves d’école et universitaires d’origine minoritaire étaient les cibles principales de ces attaques racistes puisque en 2018, l’administration de Trump vient supprimer une réforme datant de la présidence d’Obama, destinée à réduire la discrimnation raciale au sein des écoles. Betsy DeVos, Secrétaire de l’éducation a exprimé que les enseignants et responsables locaux nécessitent de l’autonomie vis-à-vis de la discipline. (11) Le département de l’Education a également révoqué d’autre réformes du temps d’Obama telles que: des procédures plus strictes vis-à-vis des agressions sexuelles sur campus; la protection supplémentaire contre ces agressions et la protection des élèves transgenre contre toute forme d’attaques (12).

 

Recep Tayyip Erdogan

Erdogan est le dirigeant controversé de la Turquie, connu pour ses idéologies fortement religieuses, conservatives et d’extrême droite ainsi que son opposition publique à la communauté LGBTQ+; mais également pour ses propos misogynes et populistes telle que la création d’un khalifat musulman et la restoration de l’Empire Ottoman.

La Turquie s’est retirée de la Convention d’Istanbul, une convention élaborée afin de protéger les droits des femmes et de la communauté LGBTQ+. (13) Cet acte a amené de la controverse importante vis-à-vis du régime d’Erdogan; particulièrement considérant le taux augmenté de féminicide et d’attaques homophobes, et cela sans aucune protection des victimes.

Le sectarisme et l’intolérance religieuse ont augmenté massivement en Turquie depuis l’arrivée d’Erdogan au pouvoir. Les réfugiés et minorités ethniques, particulièrement les Kurdes, sont les principales victimes de ce régime. Les Nations Unies ont communiqué en 2016 que l’armée et la police Turque ont tué un milliers d’individus durant une opération contre les rebelles Kurdes dans le Sud-Est de la Turquie. Dans le rapport, meutre, torture, viol ainsi que destructions de biens sont listés; parmi un ensemble de violations des droits de l’homme.(14)

Des manifestations pacifiques se sont formées à l’Université Boğaziçi après que Erdogan nomme l’académique Melih Bulu comme recteur de l’Université. Bulu est réputé pour ses liens étroits avec le Parti d’Erdogan: le parti de la Justice et du Développement (AKP). Les étudiants ayant protesté la nomination se sont fait arrêtés, inculpés, menacés et maltraités; et tout cela pendant que Erdogan les qualifiait de ‘paresseux et fermé d’esprit’. Il les as accusé d’être liés au terrorisme; une accusation communement utilisé par les officiers Turques pour faire réference aux parties opposés et à chaque individu critiquant le regime d’Erdogan, notamment les enseignants, les activistes des droits de l’homme et les journalistes (16).

Plus de 100,000 enseignants, officiers du gouvernement et journalistes ont été emprisonnés par le régime d’Erdogan depuis le coup d’État échoué en 2016. Un grand nombre de ces détenus sont des membres du mouvement Hizmet; créé par Fetullah Gülen, que Erdogan a accusé d’avoir conduit ce cout d’État raté. Gülen et Hizmet ont nié ces accusations tout en affirmant que Erdogan aurait monté le coup afin de sécuriser sa position. Cette répression a conduit à la fermeture des écoles de Gülen, a l’extraction des postes milliers d’adeptes de Gülen, ainsi qu’à l’arrestation de plus de 150,000 civils Turcs, soupçonnés d’entretenir des liens avec Gülen. (17)

 

Mohammad Hasan Akhund

L’Afghanistan est au centre de l’attention depuis que le Taliban a repris contrôle du pays après plus d’une décennie. Depuis, le pays est tombé dans une récession économique, éducationnelle et humanitaire; affectant particulièrement les droits des femmes.

Mulla Hasan Akhund, une des membres fondateurs des Talibans et érudit religieux ultra-conservateur (18) a été nommé Premier ministre Afghan depuis le retour des Talibans, inquiétant la population afghane sur la possible augmentation des violations des droits de l’homme.

Depuis la nomination de Mulla Hasan Akhund, les femmes, journalistes et défenseurs des droits de l’homme sont les principales victimes du régime Taliban. Les filles ne sont pas autorisées à aller à l’école et à l’université sans porter la tenue religieuse et sans l’accompagnement d’un homme. Le régime a mis en place des lois promouvant la discrimnation genrée, constituant une attaque ouverte sur les droits des femmes. Par exemple, nombreuses sont celles ayant perdu leurs professions. (19)

Le retour au pouvoir des Talibans a profondément influencé l’éducation. Ayant pourtant promis aux femmes l’autorisation d’aller à l’école et à l’université, le ministre de l’éducation supérieure Abdul Baqi Haqqani a émis la condition que cela sera le cas seulement pour les femmes accompagnées d’un homme et étudiant selon l’interprétation Talibane de la loi musulmane. Haqqani a aussi déclaré l’interdiction des classes mixtes et l’implémentation de la loi de Sharia dans les écoles et universités. (20)

 

Bashar al-Assad

Bashar Al Assad personnifie la dictature. Assad, dictateur de la Syrie, est responsable pour le massacre de millers de citoyens s’opposants à son régime à l’aide d’armes chimiques, torture and d’executions. Il continue d’arrêter et de tuer des journalistes ayant exposé ses crimes de guerre ainsi que de bombarder les populations civiles en masse (21). Ceci provoque un exode de masse de réfugiés vers les États voisins, dans lesquels 9 million de personnes ont dû s’échapper, demander l’asile dans des camps de réfugiés et vivre dans des conditions médiocres. Le Programme Mondial Alimentaire de l’ONU a indiqué que presque 6 millions de Syriens sont maintenant dépendants de leurs programmes d’aide alimentaire afin de survivre. (22)

La situation actuelle syrienne est telle que de nombreux élèves d’école et universitaires ont peur pour leur vie et que nombreux parents refusent d’envoyer leurs enfants à l’école depuis que les écoles se sont transformées en service de renseignement militaire. Si il est découvert que ces familles font partie de manifestations anti-gouvernementales ou bien s’opposent au régime d’Assad, elles seront torturées et menacées ou seront, comme la plupart du temps, tuées par les forces armées syriennes puis enregistrées comme “disparues”. (23)

Les écoles et universités syriennes suivent le programme scolaire interprété par le régime d’Assad qui endoctrine les élèves conformément à l’idéologie du gouvernement et résulte en de nouvelles générations dictées par la rhétorique nationale soutenant le régime d’Assad. (24)

 

Ali Khameini

L’Iran est connu pour son histoire culturelle riche ainsi que sa contribution dans le monde scientifique, philosophique et de la santé. Malgré sa riche histoire, l’Iran souffre actuellement de violations sévères des droits de l’homme, à la main de son dirigeant suprême.

Ali Khameini est une figure très controversée en Iran, connu pour ses idéologies religieuses extrêmes ainsi que ses convictions d’extrême droite.  Le régime de Khameini est réputé pour sa brutalité et son oppression religieuse sur sa population, tout en ignorant les autres religions et communautés coexistant en Iran. Quiconque critique le gouvernement est assujetti aux menaces et charges criminelles, puisque la loi de Sharia, interprétée par le régime de Khamenei, est implémentée dans chaque institutions gouvernementales.

Khameini est responsable de la fermeture de nombreuses universités au sein desquelles les élèves se sont opposés au gouvernement et aux violations des droits de l’homme. Il a opprimé violemment ces élèves et universités. (25)

L’Iran a banni l’apprentissage de l’Anglais en école primaire, justifiant par le fait que cela participerait à la propagation des idéologies occidentales, qualifié d ‘ “invasion culturelle occidentale”. Cette action vise à minimiser les critiques du gouvernement au sein des élèves ainsi qu’à les rendre inconscients des violations des droits de l’homme commises dans l’ensemble du pays. (26)

 

Nicolas Maduro

Depuis quelques années, le Venezuela souffre d’une crise économique colossale et  d’une augmentation du taux de chômage (27) et de pauvreté (28), croissant chaque année. Les chiffres ont considérablement explosé lors de la prise de pouvoir de Nicolas Maduro en 2013, créant une forte opposition à sa mauvaise gestion de la crise.

Les manifestations contre Maduro et son régime, l’accuse de corruption et totalitarisme, ainsi que d’avoir échoué à protéger la démocratie d’Hugo Chavez. En réponse, son régime a emprisonné, torturé et assassiné les participants, notamment les journalistes et défenseurs des droits de l’homme qui critiquent sa manière de diriger. Nombreux ont été déclarés disparus. (29)

Cette crise connaît un effet massif sur l’éducation des enfants puisque les parents ne peuvent pas payer les affaires scolaires et les repas. Nombreux élèves ont dû abandonner l’école afin de travailler et aider leur famille à subvenir à ses besoins; puisque cette pression prend le dessus sur l’éducation. (30)

La situation universitaire est tout autant mauvaise. En effet, les enseignants et académiques sont sous-payés et dans certains cas, pas payés du tout. Certaines universités ont été déclaré comme souffrant d’un manque d’eau, exemplification du manque d’attention au secteur éducatif au Venezuela.(31) Le régime de Maduro a arrêté nombreux élèves protestant la situation actuelle de l’éducation, parfois même avec l’aide des balles des armées gouvernementales. (32)

 

Min Aung Hlaing

En 1984, Myanmar prend son indépendance du gouvernement britannique. Cet événement provoque nombreux problèmes tels que: guerres civiles, pauvreté, un régime militaire ainsi que l’établissement d’une dictature. Les forces armées de Myanmar, connu comme le ‘Tatmadaw’ ont fait de la minorité musulmane des Rohingya une cible de génocide.

En 2020, Aung San Suu Kyi et son parti politique ‘La Ligue Nationale pour la Démocratie’ gagnent les élections pour la seconde fois et les dirigeants militaires accusent le trucage de l’élection. Le général en chef du Myanmar, Min Aung Hlaing, planifie un coup d’État en 2021, accède au pouvoir et détient Suu Kyi ainsi que les autres membres de l’opposition (33).

Lorsque les manifestations pacifiques sont apparues après le coup, de nombreux civils ont perdu leur vie. Le régime militaire d’Aung Hlaing a assassiné, torturé et violé les manifestants pendant que du gaz lacrymogène et d’autres armes ont été utilisés pour les disperser. (34)

Considérant l’instabilité politique du pays, de nombreux étudiants ont interrompu leurs éducations, de peur que les programmes scolaires soient dictés par les politiques militaires et autoritaires glorifiant la direction d’Aung Hlaing. (35)

 

Kim Jong Un

La Corée du Nord constitue un des pays les plus isolés du monde. Son système de direction est un mixte entre le communisme, le confucianisme et la monarchie dictatoriale. La Corée du Nord est réputée pour son régime autoritaire, puisque son dirigeant, Kim Jong Un et son parti ‘Le parti des travailleurs de Corée’ utilisent force et intimidation afin de forcer l’obéissance par la peur. Kim restreint la communication avec le monde extérieur en s’assurant que la civilisation demeure dans les frontières nord-coréenne.(36)

Le concept de liberté ou d’opposition n’est pas toléré par Jong Un et n’existe en fait pas au sein de la société coréenne.(37) Ceci explique pourquoi les médias indépendants et les parties d’oppositions n’existent pas en Corée du Nord, puisque Kim et ses ancêtres ont complètement isolés le pays, s’affirmant eux mêmes comme les ‘Esclaves de Dieu’.

Le taux de pauvreté élevé en Corée du Nord augmente constamment. D’ici 2018, les taux de pauvreté avaient atteint 80% (38). Comme mentionné précédemment au Venezuela, de nombreux élèves quittent l’école afin de subvenir aux besoins de leurs familles. Pendant les vacances, les élèves sont forcés de travailler dans les espaces ruraux et les enseignants forcés de travailler pour le  gouvernement en prenant des postes tels que la construction de route, l’agriculture ainsi que des travaux illégaux afin de survivre. (39)

Le système éducatif de la Corée du Nord est une propagande renforcée de Kim. Les élèves doivent endurer de long discours sur l’héroïsme de Kim. Le système demeure de par l’indoctrination de la population du pays, et protège ainsi l’obéissance vis-à-vis de son dirigeant. Les notions telles que la liberté et les droits de l’homme sont ignorées par les écoles et universités et les problèmes internationaux ne sont pas enseignés correctement aux élèves.(40)

 

Paul Kagame

Malgré les progrès récents du Rwanda dans les départements de la santé et de l’éducation, dont le président Paul Kagame revendique le mérite, le gouvernement est profondément déficient.  Kagame devient le président du Rwanda en 2000; et comme chaque autre dictateur, utilise son pouvoir comme moyen d’éteindre les partis de l’opposition et les journalistes qui portent attention sur ses violations des droits de l’homme.

Il a constamment emprisonné des candidats à la présidentielle en les accusant d’évasion de taxes et de menace à la sécurité nationale. Ces accusations sont seulement utilisées pour subvenir à des fins politiques afin de sécuriser sa position en tant que dirigeant du Rwanda. (41)

Bien qu’il s’attribue les mérites des progrès en éducation, des rapports de l’UNICEF présentent des résultats différents. Nombreux enfants avec handicap ne sont pas inscrits dans une école primaire puisqu’ils font faces au rejet des écoles; et cela sans représailles. La plupart des écoles ne sont pas conçues pour être accessibles aux enfants handicapés.(42)

Le système éducatif requiert beaucoup d’attention car 18% des enfants seulement sont inscrits à l’enseignement préscolaire et les filles sont plus susceptibles d’abandonner l’école. (43)

 

Vladimir Putin

D’après ‘Freedomhouse.org’, la Russie exhibe un score de 20 sur 100 en droits politiques et liberté d’expression. (44) Le président, Vladimir Putin, exerce un régime autoritaire et un tolérance zéro sur l’opposition et les critiques de son régime. Il accuse les parties de l’opposition et les manifestants de ‘terroristes’ et d’espions qui menacent la sécurité du pays’. Alexei Navalny, un critique de la direction de Putin et activiste anti-corruption, fut empoisonné en 2020, soi-disant sous les ordres de Putin. En 2021, il est emprisonné par le régime de Putin, soulevant l’attention d’organisations des droits de l’homme. Celles-ci vont ensuite condamner son régime et exiger que le monde agisse contre les violations des droits de l’homme commises par Putin, telles que l’annexion illégale de Crimea et l’entrave aux politiques domestiques des États post-soviétiques.

Putin a forcé son autorité et idéologies sur le système éducatif en approuvant une nouvelle loi qui interdit les activités éducatives sans l’approbation des autorités, posant par conséquent une restriction majeure sur la liberté d’action des écoles et universités. (45)

Comme tentative de ‘whitewash’ (rendre blanc) l’histoire, le Ministre de l’education aprouve des manuels scolaires representant l’annexe de Crimea comme pacifique. Ces exemples mettent en lumière l’autoritarisme du régime Russe de Putin ainsi que la création d’une génération glorifiant l’Union soviétique et ses idéologies.

 

Teodoro Obiang

Connu comme le deuxième dirigeant national non-royal du monde, Obiang dirige la Guinée Équatoriale depuis 1979 (soit depuis 43 ans) à l’aide d’un régime autoritaire. (47) Les droits de l’homme sont constamment transgressés puisque la corruption et l’abus de pouvoir marque le pays depuis ces 43 dernières années. La population guinéenne vit continuellement dans la peur et les defendants des droits de l’homme, activités et opposés politique font l’objet d’un abus systémique sous le régime d’Obiang. (48)

Malgré la grande variété de ressources naturelles, la richesse dont la Guinée Equatoriale jouit ne profite pas au secteur éducationnel. Les enseignants sont sous-payés, le matériel scolaire est en pénurie et les écoles sont conçues sans correspondre aux besoins des élèves. [1] La corruption joue un rôle important dans le système éducatif puisque les enseignants ayant des connections politiques et aucune expérience ou qualifications sont recrutés par les écoles et universités. (50)

[1] Source: https://www.borgenmagazine.com/education-equatorial-guinea-budget-crisis/

 

Sheikh Hasina

Le règne de Sheikh Hasina sur le Bangladesh abuse notoirement des droits humains. Les journalistes sont arrêtés illégalement pour avoir critiqué le régime d’Hasina et les défenseurs des droits de l’homme disparaissent. Le régime torture les protestans qui participent aux demonstrations contre la direction d’Hasina. (51)

Le Bangladesh exhibe un des taux les plus élevés d’atteinte aux droits des femmes. La violence domestique, les attaques à l’acide, les viols et les mariages d’enfants sont anormalement élevés, et les lois protégeant les femmes et les enfants sont guère appliquées, participant à l’augmentation de ces abus. (52)

L’éducation au Bangladesh continue de souffrir, puisque la pauvreté augmente chaque année, obligeant les étudiants d’abandonner l’école pour aider leurs familles. Les filles sont plus susceptibles d’abandonner l’école et nombreuses sont celles qui ne vont même pas à l’école primaire, puisque ces écoles sont propices à la discrimination genrée. Compte tenu de ce fait, les parents ne considèrent pas l’éducation comme importante pour les femmes et les filles. (53)

 

Gurbanguly Berdimuhamedow

Gubanguly Berdimuhamedow a été nommé comme pire dictateur du monde par le magazine Obozrevatel. (54) Il a apparemment commis les pires abus des droits de l’homme au Turkménistan, un des pays les plus isolés au monde.

La liberté comme droit humain n’existe pas au Turkménistan. Berdimuhamedow impose son pouvoir dans chaque coins du pays tel qu’il n’y existe aucune liberté d’expression, de religion et de média et d’information. De plus, la torture pénitentiaire ainsi que les disparitions forcées sont la norme au sein du régime de Berdimuhamedow. (55)

La propagande influence le système éducatif dans la mesure ou les écoles enseignent à l’aide de manuels scolaires contenant des discours de glorification du régime de Berdimuhamedow afin d’endoctriner les enfants dès leur plus jeune âge. Les écoles et universités du Turkménistan sont contrôlées et surveillées strictement par le gouvernement. Le gouvernement contrôle l’information acquise par les élèves et enseignants afin d’assurer la sécurité et la stabilité du régime politique actuel. (56)

Le Turkménistan fait face à une pénurie d’enseignants qualifiés, résultat des conditions déplorables du système éducatif tel que le manque de ressources dans lés écoles et universités. Les heures supplémentaires et classes du samedi mettent beaucoup de pression sur les élèves. Les femmes souffrent de pression additionnelle en termes de standards sociaux leurs imposant le mariage à leur 20ème ou 21ème anniversaire. Par extension, nombreuses se découragent de compléter leur éducation supérieure, puisqu’elles forment leur famille à leurs vingtaines; au détriment de la construction d’une carrière. (57)

 

By Zinat Asadova

Translated by Maya Shaw from [Who is 2021’s Tyrant of the Year?]

Sources:
1. https://www.indexoncensorship.org/2021/12/who-is-2021s-tyrant-of-the-year/
2. https://www.washingtonpost.com/world/2021/05/24/faq-lukashenko-belarus/
3. https://belsat.eu/en/news/lukashenka-wants-opposition-minded-students-out-of-universities/
4. https://www.voiceofbelarus.com/lukashenko-fires-teachers/
5. https://www.france24.com/en/live-news/20211116-bolsonaro-govt-accused-of-censoring-brazil-school-exam
6. https://theconversation.com/bolsonaro-faces-crimes-against-humanity-charge-over-covid-19-mishandling-5-essential-reads-170332
7. https://theconversation.com/brazilian-universities-fear-bolsonaro-plan-to-eliminate-humanities-and-slash-public-education-budgets-117530
8. https://www.wilsoncenter.org/xis-statements-education
9. https://www.jpolrisk.com/what-the-chinese-education-minister-is-really-trying-to-say/
10. https://cmsny.org/trumps-executive-orders-immigration-refugees/
11. https://apnews.com/article/politics-lifestyle-us-news-education-donald-trump-07c8e7c5a69942699f7640890677c2d2
12. https://www.educationnext.org/harmful-policies-values-rhetoric-trump-and-nations-schools-forum-jeffries/
13. https://www.hrw.org/news/2021/03/24/turkey-erdogans-onslaught-rights-and-democracy
14. https://www.nytimes.com/2017/03/10/world/europe/un-turkey-kurds-human-rights-abuses.html
16. https://www.hrw.org/news/2021/02/18/turkey-student-protesters-risk-prosecution
17. https://www.ibtimes.co.uk/erdogans-war-education-exodus-turkeys-teachers-1656930
18. https://en.wikipedia.org/wiki/Hasan_Akhund
19. https://www.hrw.org/news/2021/09/29/list-taliban-policies-violating-womens-rights-afghanistan
20. https://www.insider.com/women-can-attend-university-mixed-classes-banned-taliban-education-minister-2021-8
21. https://theworld.org/stories/2014-09-24/8-reminders-how-horrible-syrian-president-bashar-al-assad-has-been-his-people
22. https://theworld.org/stories/2014-09-24/8-reminders-how-horrible-syrian-president-bashar-al-assad-has-been-his-people
23. https://www.hrw.org/report/2013/06/05/safe-no-more/students-and-schools-under-attack-syria
24. https://www.hrw.org/report/2013/06/05/safe-no-more/students-and-schools-under-attack-syria
25. https://justice4iran.org/12022/
26. https://tolonews.com/world/iran-bans-english-primary-schools-over-%E2%80%98cultural-invasion%E2%80%99
27. https://www.statista.com/statistics/370935/unemployment-rate-in-venezuela/
28. https://www.statista.com/statistics/1235189/household-poverty-rate-venezuela/
29. https://www.vox.com/world/2017/9/19/16189742/venezuela-maduro-dictator-chavez-collapse
30. https://www.globalcitizen.org/en/content/venezuela-crisis-childrens-education/
31. https://www.timeshighereducation.com/news/venezuelan-universities-approaching-point-no-return
32. https://www.refworld.org/docid/5be942fca.html
33. https://www.cfr.org/backgrounder/myanmar-history-coup-military-rule-ethnic-conflict-rohingya
34. https://www.hrw.org/news/2021/09/27/what-impunity-looks
35. https://www.frontiermyanmar.net/en/parents-teachers-and-students-boycott-slave-education-system/
36. https://www.hrw.org/world-report/2020/country-chapters/north-korea#
37. https://s-space.snu.ac.kr/bitstream/10371/110061/1/02.pdf
38. https://www.researchgate.net/figure/North-Korea-estimated-poverty-rates-by-region-2012-and-2018-Figures-obtained-using_fig5_339990994
39. https://s-space.snu.ac.kr/bitstream/10371/110061/1/02.pdf
40. https://s-space.snu.ac.kr/bitstream/10371/110061/1/02.pdf
41. https://www.cfr.org/blog/alongside-real-progress-kagames-human-rights-abuses-persist
42. https://www.unicef.org/rwanda/education
43. https://www.unicef.org/rwanda/education
44. https://freedomhouse.org/country/russia/freedom-world/2021
45. https://thebell.io/en/russia-tightens-state-control-over-education/
46. https://khpg.org/en/1608809430
47. https://en.wikipedia.org/wiki/Teodoro_Obiang_Nguema_Mbasogo
48. https://www.amnesty.org/en/latest/news/2019/08/equatorial-guinea-years-of-repression-and-rule-of-fear/
49. https://www.borgenmagazine.com/education-equatorial-guinea-budget-crisis/
50. https://www.justiceinitiative.org/voices/amidst-unesco-scandal-president-obiang-gives-schools-notebooks-his-image
51. https://www.amnestyusa.org/countries/bangladesh/
52. https://www.amnestyusa.org/countries/bangladesh/
53. https://borgenproject.org/girls-education-in-bangladesh/
54. https://en.wikipedia.org/wiki/Gurbanguly_Berdimuhamedow
55. https://www.hrw.org/world-report/2020/country-chapters/turkmenistan
56. https://borgenproject.org/8-facts-about-education-in-turkmenistan/#:~:text=Turkmenistan%20has%20an%20impressively%20high,through%2010th%20grade%20in%20Turkmenistan.
57. https://borgenproject.org/8-facts-about-education-in-turkmenistan/#:~:text=Turkmenistan%20has%20an%20impressively%20high,through%2010th%20grade%20in%20Turkmenistan.

pictures are taken from : https://www.indexoncensorship.org/2021/12/who-is-2021s-tyrant-of-the-year/

Les Enfants Et La Santé Mentale

1ère Partie

Chapitre Trois- Les facteurs bénéfiques et nocifs

Les chercheurs ont identifié de nombreux facteurs de risques, ou ‘marqueurs de risques’. Notamment, ils ont catégorisé leurs causes et effets potentiels sur la santé mentale des enfants. Le résultat de ces facteurs de risques varient grandement d’enfant à enfant puisque leurs expériences, ainsi que leurs conditions sociales, économiques et environnementales sont différentes. La relation entre ces risques et leurs différentes causes est proportionnelle. Lorsque la durée et l’intensité de ces causes augmentent, les facteurs de risques augmentent aussi.

Puisque les compréhensions sur la santé mentale varient en fonction des cultures, les chercheurs sont toujours limités dans leurs identifications des risques communs sur la santé mentale; malgré avoir récolté une quantité importante de données.

 

L’environnement  peut agir comme un facteur de risque tout comme un facteur de protection pour la santé mentale; rendant complexe la possibilité de généraliser une compréhension de la santé mentale. Par exemple, une école peut constituer un environnement fertile pour un enfant au sein duquel il est motivé par ses enseignants et ses cours qui élargissent ses horizons personnels et académiques. Cependant, dans le même contexte, un enfant peut être victime d’harcèlement, de critiques sévères, et de traumatismes, nuisant à sa santé mentale.

 

Malgré ces complexités, ce chapitre de l’ouvrage ‘La situation des enfants dans le monde 2021’ identifie trois facteurs pertinents pour comprendre la santé mentale des enfants. Ces facteurs ne sont pas biologiques et peuvent facilement être modifiés. Par extension, ils doivent être interprétés prudemment. Ceux-ci incluent:

  • Des soins attentifs de la part des parents/responsables légaux
  • l’Environnement externe
  • les Relations avec les pairs (lorsqu’ils grandissent)

Ce chapitre parcourt les notions présentées par des adolescents lors de groupes de réflexion conduits par l’Université John Hopkins.

 

Une approche continue vis-à-vis des risques communs de santé mentales

Malgré la difficulté pour obtenir des informations standardisées sur les facteurs de santé mentales dans le monde, un groupe d’experts de la Universidade Federal do Rio Grande do Sul in Brazil a examiné des données standardisées des Demographic and Health Surveys (DHS), Multiple Indicator Cluster Surveys (MICS), and the Global School-based Student Health Survey (GSHS), afin de trouver des similitudes parmis les facteurs de risques autour du monde. Cette action a été menée dans le but de développer et d’implémenter de meilleures interventions et méthodes pour répondre aux risques sur la santé mentale des enfants. Ces experts ont trouvé 23 facteurs durant la période pré-natale, la petite enfance, l’enfance, et les périodes adolescentes durant les deux premières décennies de l’individu. Certains de ces facteurs comprennent le harcèlement, l’accouchement, l’assujetti à la violence, et le manque de nutrition approprié.

 

Risques et facteurs bénéfiques: La parentalité (le monde de l’enfant)

Le rôle des parents est identifié comme étant le rôle primaire et le plus critique dans le développement de la santé mentale de l ‘enfant. En effet, ceci est le premier point de contact de l’enfant et affecte comment il poursuivra sa vision de lui-même et du monde. Les parents peuvent créer un environnement sûr, protégé et stable pour un enfant ainsi que lui offrir des opportunités pour croître dans le monde. Cependant, le monde limité d’un enfant s’étend considérablement lors de l’adolescence, durant laquelle d’autres risques se présentent.

 

Le monde autour de l’enfant

Certains de ces risques existent dans le monde entier et proviennent majoritairement de la pauvreté et des conflits. La plupart du temps, les parents ont du mal à aider les adolescents à naviguer ces risques externes, rendant leur gestion difficile pour les enfants.

Deuxième Partie – Les grands changements commencent à petite échelle

Le manque d’investissements sur la santé mentale coûte près de £16.13 milliards par an à l’Angleterre. Durant les premières années de l’enfant, un comportement violent peut être freiné considérablement plus facilement que lorsqu’il est géré plus tard dans sa vie, une fois qu’il devient bien plus étendu. La Fondation Royale donne six recommandations afin de réduire ces pertes de 16.13£ milliards par an. Celles-ci incluent:

 

  1. Sensibiliser sur l’impact des premières années sur l’enfant
  2. Construire une société davantage nourricière
  3. Créer des communautés de support
  4. Créer une main d’œuvre qui participe à l’ascension des familles des travailleurs
  5. Collecter et analyser plus de données afin d’améliorer les soins aux enfants et à leur parent
  6. Promouvoir des changements au long-terme qui offrent des aides à l’enfance stables.

 

Au début

La malnutrition et le sous-poids à la naissance peuvent affecter la santé mentale de l’enfant. Des niveaux élevés de dépression, anxiété, timidité, ainsi qu’un mauvais développement cognitif sont communs lorsque la mère consomme des drogues, de l’alcool ou est victime d’un mariage d’enfant. La dépression paternelle durant les premières années de la vie de l’enfant est aussi une cause potentielle d’une détresse émotionnelle chez les enfants.

Nutrition, activité physique et poids

La nutrition fait partie d’un des fondements pour obtenir une santé mentale stable. Un manque de nutrition approprié agit comme un facteur de risque sur le développement cognitif de l’enfant, tandis qu’une nutrition de qualité est un facteur protecteur. Afin de contrer le facteur de risque d’une nutrition inadéquate, des compléments alimentaires pour les femmes enceintes, tels que le calcium, la vitamine A, et le zinc sont fournis afin de réduire les risques de naissance en sous-poids et de la malnutrition.

 

Le manque d’activité physique et l’augmentation du temps passé sur les écrans chez les adolescents est une cause mondiale d’un ralentissement du développement du cerveau. Une étude sur les adolescents américains âgés entre 14 et 18 ans aurait montré que, pour chaque heure de sommeil perdu, le risque de se sentir triste et désespéré augmentait de 38 à 42%. La chaleur, l’amour et l’affection, le développement adolescent, la communication respectueuse, une discipline positive, un environnement sécurisant, la provision des besoins primaires, et la santé mentale des parents et responsable font partie des facteurs qui permettent la stimulation des capacités cognitives de l’enfant, d’après l’Unicef.

 

La médicamentation et les enfants

Entre 2005 et 2012, les taux d’ordonnances d’antidépresseurs pour les enfants de moins de 19 ans ont augmentés de:

 

Au Danemark: 60.5%

En Allemagne: 49.2%

Au Pays Bas: 17.6%

Au Royaume-Uni: 54.4%

Aux Etats-Unis: 26.1%

 

Ces résultats indiquent que les soins mentaux sont de plus en plus accessibles dans de nombreux pays et que les jeunes augmentent leur consommation. Cependant, les prix conséquents de ces drogues impliquent que nombreux enfants n’y ont pas accès. De plus, ces drogues aident seulement à contrer les effets des troubles mentaux mais ne répondent pas aux racines du problème, telles que la violence, la pauvreté, et l’inégalité qui compromettent la santé mentale des enfants et qui se doivent d’être traitées.

 

Etude de cas: Irlande

Mind Out: L’apprentissage social et émotionnel pour le bien-être des adolescents

 

Lorsque l’Irlande a développé sa stratégie nationale pour les jeunes (National Youth Strategy) en 2015, de nombreux jeunes gens ont identifié la santé mentale comme l’un des trois problèmes principaux. MindOut est un programme factuel sur l’apprentissage universel social et émotionnel (Social and Emotional Learning: SEL) qui fait partie des services de santé exécutif (Health Service Executive). Celui-ci offre une opportunité de cibler les problèmes de santé mentale et de bien être importants pour les jeunes irlandais. MindOut est offert aux 15-18 ans au sein des écoles. Il est inclus dans le programme d’éducation sociale, personnel et de santé (Social Personal and Health Education: SPHE); qui est une partie obligatoire du programme.

Mind Out a aidé les enfants à développer leurs capacités émotionnelles, telles que la conscience et la gestion de soi, la conscience sociale, et la prise de décision responsable.

 

Violence et santé mentale

La violence a été identifiée comme une des causes majeures de détresse mentale chez les enfants. Souvent, une forme de violence ou plus peut coexister dans la même famille, compromettant la santé mentale de l’enfant. Plus d’un milliard d’enfant entre les âges de 12 et 17 ans sont exposé à la violence interpersonnelle pouvant déclencher une dépression, l’anxiété, le suicide, et des problèmes comportementaux ou sociaux. Empêcher l’exposition à la violence durant l’enfance est crucial afin de promouvoir la santé mentale. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) suggère fortement que les professionnels de santé considèrent l’exposition à la violence lors de leur examen de santé des enfants; particulièrement s’ ils ont des troubles qui peuvent être empirés par la maltraitance.

 

* Summarized by Mahnoor Tariq from Risk and Protection section of  The State of the World’s Children 2021

* Translated by Maya Shaw from [Children and Mental Health]

La décision de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) suite à l’échec du coup d’etat en Turquie en 2016

Le 15 juillet 2016, un coup d’État prend place en Turquie contre le président Tayyip Erdogan, et les institutions publiques, sans succès. La désintégration du régime democratique, les droits de l’homme en péril et le sécularisme viennent justifier cette tentative de coup d’État.  C’est une section spécifique des Forces Armées turques qui conduit ce coup prénommé le ‘Conseil de la Paix Domestique’. Le gouvernement Turque assimile les comploteurs au mouvement Gülen et le qualifie de mouvement terroriste. Celui-ci est dirigé par Fethullah Gulen- un académique Turque musulman, prêtre et leader d’opinion ponctuel (dirigeant de facto du mouvement Gullen), qui réside présentement en Pennsylvanie aprés s’être imposé un exil volontaire. Gülen a nié tout lien au coup-détât. Cependant, des arrestations de masse ont suivi la tentative de coup-détat.

 

A group of Government Workers known as “Yuksel Direniscileri” asking to the Turkish Government to get their work back. from: https://gercekhaberajansi.org/fotograflarla-yuksel-direnisi/

Au moins 200,000 civils Turques ont été arrêtés en raison de liens potentiels au mouvement Gülen. Les autorités turques ont demandé le rapatriement de Gülen. Toutefois, le département de la justice et l’Etat ont décrétés les preuves présentées par leurs compatriotes turques comme incohérentes et non crédibles. Parmi ces détenus, 5,000 membres du corps éducatif et 21,000 enseignants ont vu leurs licences révoqués et leurs numéros de sécurité sociale ajoutés à la base de données Turque afin de minimiser la possibilité d’emplois futurs. Néanmoins, les preuves afin de suggérer la loyauté de 200,000 individus vis-à-vis de Gullen manquait. De plus, de nombreuses théories semblent indiquer que le coupd d’état était monté. Des milliers de fonctionnaires et soldats furent éliminés la semaine suivant la tentative de coup d’État. Toutefois ‘’la liste des instigateurs présumés du coup-détat était d’un tel volume qu’il était impossible de la rassembler dans les heures suivants le coup’’[1]. Des individus ayant décédés dans les semaines et mois précédant le coup apparaissent sur cette liste. Par extension, la suspicion sur la qualité et l’honnêteté de l’enquête était grandissante. Les états-unis, les services de renseignement allemands et le gouvernement Anglais ont tous fait part de leurs préoccupations vis-à-vis du récit officiel Turque.

D’après le gouvernement Turque, plus de 135,000 fonctionnaires publiques, dont environ 40,000 enseignants, ont été licenciés ou suspendus depuis que le gouvernement a eu recours à la répression suivant l’échec du coup d’État de Juillet. Aucune source de revenu et des allégations de lien avec une organisation terroriste présumée implique non seulement des pertes financières, mais fait aussi courir un risque d’ostracisation de la société Turque pour ces individus. L’Organisation Internationale du Travail (OIT) dénonce l’emprisonnement de ces individus et maintient que ces arrestations ont été actées sans supervision adaptée des corps juridique, sans investigations appropriées, et sans ‘principe de présomption d’innocence et de droits’[1] accordée par les conventions OIT. [2]

Le gouvernement Turque a déclaré que la dissolution de la Confédération Syndicale des Travailleurs d’Action (Aksiyon-Is) associé était due à leur connection au mouvement Gülen, que le gouvernement Turque appelle l’Organisation Terroriste Fethullahiste tenu responsable pour la tentative de coup d’État. Le gouvernement maintient qu’aucune demande fut remplie auprès de la Commission d’Enquête d’Aksiyon-Is et ses syndicats associés. Ainsi, ils ont omis d’utiliser les procédures nationales à disposition.

Cependant, le comité de l’OIT a constaté que le pouvoir de déclarer un état d’urgence pour la dissolution de ces unions fut octroyé par le conseil ministériel alors que le pouvoir de décision revenait au Parlement. Cette autorisation a permis au corps exécutif d’émettre des décrets avec la force de loi, au lieu des procédures parlementaires législatives ordinaires. Par conséquent, toutes les issues domestiques permettant de poursuivre des réparations légales sont dorénavant écoulées.

L’OIT a déclaré que les membres de syndicats liés à Gülen sont complètement dans la légalité d’après l’article 2 de la convention No.87.OIT qui maintient que ces syndicats ont été constitués et actionnés légalement jusqu’à ce que l’état d’urgence soit déclaré. C’est pourquoi punir les travailleurs étant simplement membre d’un syndicat, et ceci sans preuve d’implication, d’action ou bien de connaissance qu’ils auraient pu être affiliés à une organisation présumée terroriste est illégitime. Aksiyon-Is maintient que ces licenciements ont pris place au préalable d’une enquête quelconque et sans procédure régulière. Aksiyon-Is maintient qu’aucuns des détenus ont eu la possibilité de contester cette décision auprès d’un corps neutre, violant l’Article 8 de la Convention.

Le conseil d’administration de l’Organisation Internationale du Travail datant du 24 Mars 2021, numéroté GB.341/INS/13/5/ conclut que les arrestations réalisés avec les décrets réglementaires et la fermeture des institutions Turques sont en désaccord avec les Conventions Internationales No.158 et No.87 et sont, par extension, illégales.

Le gouvernement AKP d’Erdogan est requis de rectifier ses actes illégaux. Cependant, 10 mois sont écoulés et le gouvernement AKP n’a répondu à aucune exigence de l’OIT, et n’a montré aucun intérêt vis-à-vis de son implémentation. Il est nécessaire que l’OIT maintienne sa décision et fasse pression sur le gouvernement AKP. Il semble peu probable que le gouvernement implémente cette décision sans supervision.

L’accomplissement de la décision prise par conseil administratif de l’OIT est requis autant au niveau de la loi internationale que de la loi Turque. Afin que cette décision soit pleinement implémentée la pétition suivante fournit un plan d’action détaillé pour rectifier cette décision injuste.

La pétition requiert que l’OIT maintienne sa décision et agisse pour son implémentation :

Merci de prendre une minute afin de lire et supporter cette cause. Contribuez à l’action de l’OIT et des responsables du gouvernement AKP en signant.

 

 

References

Michael Rubin, (2017), ‘Did Erdogan stage the coup?’,  AEIdeas
David Lepeska, (2020), The ‘gift from god’ that crushed Turkish democracy, Retrieved from http://ahval.co/en-84353

Source URL: https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—ed_norm/—relconf/documents/meetingdocument/wcms_775695.pdf
Source URL: Human Rights Watch, https://www.hrw.org/news/2016/07/18/turkey-protect-rights-law-after-coup-attempt

[1] (Rubin, 2017)

[2] https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—ed_norm/—relconf/documents/meetingdocument/wcms_775695.pdf

 

Traduction par Maya Shaw, Article par Manhoor Tariq The decision of the International Labor Organization (ILO) following the failed 2016 coup in Turkey

Un tribunal allemand déclare un ancien colonel de l’armée syrienne coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité

Un tribunal allemand a condamné un ancien colonel de l’armée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Anwar Raslan a été reconnu coupable de 27 meurtres; de viol et d’agression sexuelle commis au centre de détention d’Al-Khatib près de Damas.

Cette condamnation est la première directement associée à l’État syrien avec des crimes de guerre.

Le principe de compétence universelle permet aux tribunaux allemands de juger les personnes accusées de crimes de guerre dans d’autres pays.

 

Accusations contre les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’humanité 

L’accusé aurait travaillé comme principal interrogateur pour les services secrets syriens au centre de détention d’Al Khatib à Damas et aurait été responsable de la torture d’au moins 4 000 personnes.

Il est également accusé du meurtre de 58 détenus. Le parquet a requis une peine d’emprisonnement à perpétuité.

L’ancien colonel rejette les accusations. Il a affirmé avoir secrètement soutenu l’opposition, participant même à la conférence de paix de Genève en 2014.

L’accusation a contesté ce récit à l’aide de témoignages qui ont décrit un homme qui a continuellement utilisé son pouvoir pour exécuter les ordres donnés par le régime.

Par ailleurs, son co-accusé Eyad a été accusé d’avoir envoyé 30 manifestants antigouvernementaux à la prison de torture d’Al-Khatib. Ce dernier a fait appel et son procès est toujours en cours au tribunal.

 

By Aniruddh Rajendran

Translated by Maya Shaw from [German court finds a former Syrian army colonel guilty of war crimes and crimes against humanity.]

ENFANTS DU MONDE: Ce qui peut-être fait


Il existe trois dimensions nécessaires afin de promouvoir et protéger la santé mentale des enfants, notamment:

 

  • S’engager dans l’amélioration de la direction et dans l’accroissement de l’investissement;
  • Communiquer afin de minimiser la stigmatisation et coopérer avec les jeunes;
  • Agir afin de minimiser les facteurs de risques, maximiser les facteurs protecteurs dans les familles et les écoles, renforcer la protection sociale et améliorer la recherche dans le domaine.

 

L’engagement, globalement, implique le besoin de davantage de direction globale, de développer des modèles financiers afin de combler le manque d’investissements et de partenariats afin de partager ses connaissances et renforcer les capacités de chacun, collecter du data, surveiller et évaluer le progrès. Cela implique une augmentation de financement. Dans de nombreux pays, la santé mentale est sous-financée, puisque la majorité du budget est investi dans les services psychiatriques, laissant un montant minime pour la prévention et l’amélioration de la santé mentale. Ces dernières années, de nombreux pays ont fixé une cible budgétaire pour les problèmes de santé mentale dans le secteur de la santé. Cette cible est en moyenne d’au moins 5% dans les pays à bas et moyen revenus et d’au moins 10% dans les pays à haut revenu.

 

Les nations se doivent d’augmenter le financement autant dans le secteur éducatif que dans la sécurité sociale. Elles devraient définir des cibles plus précises et développer des sources innovantes de financement, ainsi que inclure les agences et donneurs internationaux, conformément aux approches des droits de l’hommes, axé sur les besoins des individus.

Une meilleure communication peut apporter des résultats de meilleure qualité. En effet, elle peut participer à la lutte contre les idées conçues sur les problèmes de santé mentale qui alimentent la stigmatisation et empêche les enfants et adolescents de demander de l’aide et de participer pleinement dans leurs communautés. Les gouvernements et les médias doivent coopérer afin de radier la stigmatisation autour de la santé mentale et pour promouvoir la vision qu’il est absolument primordial de parler de la santé mentale. Ceci pourrait permettre aux individus de reconnaître plus facilement les signes de détresse et savoir comment guider ceux dans le besoin pour obtenir de l’aide. La communication est cruciale puisqu’ elle fournit les outils pour une coopération active et pertinente avec les jeunes, notamment via l’investissement dans les groupes communautaires ou dans la co-création de programmes de formations. Être attentif aux besoins des jeunes va permettre l’amélioration des mesures axées sur l’aide aux enfants, jeunes gens et parents.

 

L’action requise doit concerner quatre aspects essentiels. Le premier aspect est de supporter la famille de l’enfant comme étant sa fondation principale. Des relations stables à la maison peuvent aider la protection de l’enfant vis-à-vis du stress toxique et promouvoir la résilience et le bien-être global. Les programmes d’éducation parentale se doivent d’être augmenter et cibler l’apprentissage émotionnel et social afin de soutenir les familles et les enfants vers le développement d’un attachement positif et la création d’un environnement familial positif. Les enfants vivant dans de mauvaises conditions familiales, telles que dans la violence ou dans du stress sévère, se doivent d’accéder à un soutien ciblé. Leur parents respectifs doivent être fournis avec les connaissances (tels que les programmes de formation, une orientation sur la santé, la nutrition et le développement de l’enfant) et les ressources telles que le congé parental, le soutien dans l’allaitement, une garderie de qualité et accessible, et des allocations familiales. En retour, ces ressources vont grandement améliorer l’engagement du parent avec son enfant durant l’enfance et l’adolescence ainsi que permettre leur développement social, émotionnel, physique et cognitif.

 

Les responsables parentaux ont besoin d’acquérir des compétences afin de participer à l’amélioration des aboutissements, développement, comportement et familial pour les problèmes de santé des enfants et adolescents.

Secondement, les écoles sont une partie intégrante de la vie des enfants, et en tant que telles, doivent être à la tête des institutions assurant la protection de la santé mentale. La violence, le harcèlement, le stress et la pression lié à la performance sont les principaux obstacles à une bonne santé mentale. Pour cette raison, les écoles doivent mettre en œuvre une approche holistique pour participer au développement et bien-être de l’enfant. Elles se doivent de promouvoir un climat positif sécurisant qui lie les enfants et les aide à exprimer leurs opinions, à soutenir les autres élèves dans leurs expressions, et à demander de l’aide si nécessaire. Elles doivent offrir des formations régulières sur la santé mentale et le bien-être psycho-social pour les enseignants et le personnel ainsi que pour les enfants, adolescents et familles. Les écoles doivent renforcer la compréhension et les compétences socio-émotionnelles des enseignants afin d’aider les enfants et adolescents dans leur apprentissage sur la santé mentale, le développement d’habitudes saines, et la reconnaissance des élèves nécessitant un support additionnel. De plus, elles doivent offrir des formations permettant au corps enseignant d’identifier les élèves suicidaires et de les aider de manière appropriée. Les programmes de preventions sur le suicides doivent minimiser l’accès aux outils de suicide, encourager une couverture mediatique responsable, et identifier et supprimer le contenu naucif sur les reseaux.

Troisièmement, nombreux systèmes et corps de main d’œuvre doivent être renforcés pour répondre aux challenges de santé mentale. Les services de santé mentale  doivent être fournis dans l’ensemble de différents secteurs de services tels que l’éducation, la protection sociale et les services communautaires. Les interventions communautaires telles que la protection de l’enfant et la gestion des cas de violence genrée doivent être mises en place afin d’identifier et soutenir les enfants à risques nécessitant des soins particuliers. Les associations de femmes locales devraient être une source cruciale de soutien psychosocial pour les femmes et les filles, surtout les victimes de violence genrée. Les interventions MHPSS devraient être revalorisées avec les ressources et moyens nécessaires pour gérer l’anxiété et autres formes sévères de détresse. Les droits des enfants doivent être respectés dans le design et l’implémentation de services de santé mentale, avec les utilisateurs traités non comme patients mais comme individus ayant des droits. Les soins devraient être axés autour de la personne et de son rétablissement.

Le quatrième facteur clé pour agir est l’amélioration des données, de la recherche et des faits. Le manque de données sur la santé mentale des enfants, adolescents, et responsables parentaux, particulièrement dans les pays à moyen et bas revenus qui est peuplée par la plus grande proportion d’adolescents dans le monde, est un obstacle au développement de réforme. Les pays se doivent d’augmenter leurs budgets de recherche appliquée à tout âge et ethnies, s’adaptant aux réalités locales, et capturant diverses expériences. La recherche qualitative peut aider à réduire le manque de données et fournir un compte-rendu solide sur le bien être des enfants et des adolescents.

Il est crucial de surveiller et évaluer la santé mentale à travers un ensemble d’indicateurs clés consensuel sur la santé mentale de l’enfant, de l’adolescent, et du responsable parental, qui inclut l’omniprésence des troubles de santé mentale, les services de santé mentale, et l’étendue des efforts déployés afin de protéger les enfants et adolescents à risque. La recherche devrait avoir comme but la compréhension des besoins divers et l’investigation des facteurs qui accélère ou ralentit l’implémentation des réformes. Une augmentation du taux de recherche pourrait offrir aux gouvernements un aperçu sur les problèmes de santé mentale et la transformation des idées en action.

 

Summarize by Elizaveta Rusakova from A FRAMEWORK FOR ACTION of The State of the World’s Children 2021

Translated by Maya Shaw from [World Children: What can be done]

 

Enfants Du Monde: Quelles sont les mesures prises


Durant ces dix dernières années, les défenseurs de la santé mentale se sont regroupés afin de mener des campagnes de sensibilisation sur la santé mentale des enfants et des jeunes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est aussi impliquée dans ces démarches.

En effet, l’OMS a grandement contribué durant ces dernières décennies via le Plan d’Action Global pour la Santé Mentale. Fondé en 2013, ce plan d’action est basé sur quatre objectifs qui servent de guide pour les pays visant une direction efficace; des services compréhensifs communautaires, l’implémentation de stratégies de promotion et de prévention, et dans la consolidation des systèmes d’information, des donnés et de la recherche. De plus, l’OMS a aussi fourni son aide pour les interventions de prévention et de gestion de santé mentale précaire, des troubles neurologiques, d’abus de substance, de la dépression, du suicide, et des troubles comportementaux.

Au-delà du domaine de la santé, de nombreux efforts pour lutter contre les problèmes de santé mentale ont été déployés. Par exemple, l’Unicef, l’OMS et la Banque Mondiale ont développé un programme de Soins Attentifs pour répondre aux obstacles durant le développement de la petite enfance. Additionnellement, l’Unicef a offert des aides à l’éducation parentale pour les parents d’adolescents.

 

L’aspect financier des initiatives de santé mentale demeure un des problèmes les plus importants dans notre monde, particulièrement dans les pays en développement puisqu’ils manque de ressources. L’OMS indique que dans certains des pays les plus pauvres, les gouvernements dépensent moins de US$1 par personne dans les traitements de problèmes psychologiques. Dans les pays à moyen et haut revenus, les dépenses s’élèvent en moyenne à US$3 par personne. En rapport au revenu moyen par habitant, les dépenses sont de US$0.08 dans les pays à bas revenu, de US$0.37 des les pays à moyen revenu, de US$3.29 dans les pays à revenu moyen supérieur et de US$52.73 dans les pays à haut revenu. Les différences drastiques entre les dépenses sur la santé mentale par habitant des pays à haut ou bas revenu illustre un manque évident d’investissement pour la santé mentale dans les pays en développement.

A travers les pays en développement, de nombreux gouvernements ont attaqué les problèmes de santé mentale, et ceci dans de nombreux groupes de la société, les jeunes inclus. Par exemple, le programme SEHER (Strengthening Evidence-based scHool-based intErventions for pRomoting adolescent health) est axé sur le renforcement de l’utilisation de faits pour les interventions sur la santé adolescente au sein des écoles. Issu de Bihar en Inde, ce programme promeut la santé mentale parmi différentes matières au sein de l’école et opère sur une grande échelle. Il propose de nombreuses activités pour les élèves tout en offrant un support individuel pour les élèves dans le besoin. Il opère en coopération avec une formation pour l’acquisition de compétences pratiques intégré dans les classes. Les examens ont prouvé l’efficacité du programme via l’atmosphère scolaire positive, les relations fortes entre élèves et enseignants et le sentiment d’appartenance entre les élèves qu’il a permis. Résultat, les taux de dépression, de harcèlement et de violence ont baissé. Pourtant, lorsque ce sont les enseignants qui fournissent l’intervention, seul un faible effet est observé.

 

Parallèlement, le programme ‘Ujana Salama’ en Tanzanie cherchait à répondre aux problèmes de santé mentale en coopération avec les services sociaux en combinant un programme de transfert d’argent pour les adolescents âgés de 14-19 ans avec une formation, un système de mentors, des bourses et des services de santé. Une évaluation du programme a indiqué qu’il a permis une réduction de symptômes dépressifs. Après un an, les adolescents ont présenté une santé mentale et une estime de soi améliorée ainsi qu’une compréhension approfondie de la santé reproductive et sexuelle. Des études ont aussi démontré une baisse de violences sexuelles et une augmentation des scolarisations suite au programme. Ces exemples suggèrent que nombreuses organisations au-delà de l’Organisation Mondiale de la Santé sont occupées par l’amélioration de la santé mentale de la population mondiale.

 

2ème Partie- Le traitement de données

Comment l’OMs et d’autres organisations ont contribué à l’augmentation de collecte de données sur la santé mentale

Une partie du problème est le manque de données, de recherche et d’investissement. En 2019, l’investissement dans la recherche sur la santé mentale à atteint un montant de 50 centimes par personne par année, sur une population de 7.7 milliards. Des inégalités flagrantes signifient que seulement 2.4% de ces fonds sont dépensés dans les pays à bas et moyen revenu. Seuls 33% du montant total des dépenses sont axés sur les adolescents. La collecte de données requiert des définitions des troubles de santé mentale qui peuvent être appliquées dans différents contextes culturels. En effet, le contexte peut déterminer comment les troubles se développent ainsi que comment les symptômes sont interprétés. De plus, il est essentiel de saisir des exemples d’expériences qui ne correspondent pas nécessairement aux définitions des troubles diagnostiquées.

L’Unicef, l’OMS ainsi que d’autres partenaires clés se sont joint afin de mesurer la santé mentale chez les adolescents: la MMAP (‘Measurement of Mental Health Among Adolescents at the Population Level’), une approche méthodologique robuste afin de collecter et gérer les données sur la santé mentale chez les adolescents.

Des travaux de recherche sont aussi en cours afin de lier la santé mentale avec les déterminants sociaux qui mettent les enfants et les jeunes à risque. Par exemple, CHANCES-6, un projet de la Care Policy and Evolution Centre de la London School of Economics, s’est engagé dans la recherche à large échelle afin d’observer le lien entre la pauvreté, la santé mentale, et les opportunités de vie pour les jeunes issus de milieu à bas revenu. Le programme était actif de 2018 à 2021 au Brésil, Colombie, Libéria, Malawi, Mexique et l’Afrique du Sud. Les méthodes utilisées se concentrent sur l’impact des transferts d’argents sur la santé mentale ainsi que l’impact des programmes de santé mentale sur la pauvreté.

Summarized by Aniruddh Rajendran 

Translated by Maya Shaw from [WORLD CHILDREN: WHAT IS BEING DONE]

Enfants Et Santé Mentale: La Fondation

La Fondation

 

1ère Partie

Sphères d’influence

La santé mentale des enfants et jeunes fait partie des atouts humains les plus importants. La biologie humaine ainsi que les expériences vécues déterminent la santé mentale des enfants et jeunes gens sur trois échèlles. Celles-ci sont les suivantes:

  1. Le monde de l’enfant: De la naissance à l’adolescence, le monde de l’enfant va avoir un impact immédiat sur la santé mentale- le monde des mères, pères et responsables légaux. Une nutrition de qualité, une famille sécurisante, des responsables légaux engagés et qualifiés, et des contextes enrichissants et bienveillants ont tous des rôles cruciaux dans le monde de l’enfant.
  2. Le monde autour de l’enfant: Alors que l’univers de l’enfant s’élargit, les influences s’élargissent aussi et finissent par englober le monde dans son entièreté. Pour cette raison, le monde interne de l’enfant, ainsi que le monde extérieur, se doivent d’être sécurisant (et ceci autant sur le plan physique que digital), tel que comprendre des relations saines au sein de leurs crèches, écoles et communautés.
  3. Le monde dans son ensemble: Le monde dans son ensemble, troisième échelle, détermine grandement la santé mentale. La pauvreté, les catastrophes, conflits, discriminations, migrations et pandémies sont des exemples de facteurs socio-économiques de grande échelle qui impactent la vies des enfants et des jeunes dans le monde entier. Le monde dans son ensemble affecte les vies des mères, pères, et responsables légaux. Alors que les enfants deviennent adolescents et adultes, la situation mondiale va affecter directement leurs santés mentales ainsi que leurs futurs. Les étapes majeures de développement durant l’enfance et l’adolescence fournissent des possibilités uniques d’améliorer et protéger la santé mentale.

D’après une étude de l’UNICEF au Sierra Leone, les agents de santé communautaire jouent un rôle essentiel dans la protection du bien être émotionnel des parents. En retour, leur propre santé mentale et émotionnelle affecte le bien-être de l’enfant.

2ème Partie 

Moments critiques dans le développement de l’enfant

Le cerveau de l’enfant se développe par l’interaction dynamique entre ses gènes, expériences, et l’environnement dans lequel ils vivent.  Cultiver la santé mentale peut aussi être lié aux phases de développement majeurs de l’enfant. Ces périodes importantes incluent le début du développement, tel que la période périnatale,  la petite enfance, l’enfance et l’adolescence.

 

Au début

Ce contact se déroule avant la conception et impacte les procédés génétiques, biologiques et développementaux. Le neurodevelopement débute dans le ventre alors que les systèmes nerveux se développent. Par exemple, les cellules impliquées dans le processus de reproduction peuvent être transformées par le processus épigénétique, influencé par le stress psychologique, les toxines et l’exposition aux drogues.

En tant que nouveau-né, le cerveau se développe à un rythme fulgurant, créant pas moins d’un million de connexions neurologiques par seconde. Les événements positifs peuvent favoriser la croissance du cerveau, alors que les circonstances négatives peuvent devenir des facteurs dangereux.

Le développement et la santé mentale sont intimement liés à l’environnement dans lequel un enfant est entretenu durant la période prénatale et la petite enfance. Les pères se responsabilisent de plus en plus dans les soins des enfants, et ceci dans de nombreuses régions du monde. Le rôle de l’influence parentale dans la santé mentale des enfants et des jeunes est à présent examiné de manière extensive.

 

La première décennie

Au début de la première décennie, les aptitudes qui vont aider les enfants à comprendre, solutionner des problèmes, interagir, s’exprimer, percevoir les émotions et créer des relations sont acquises. Le monde de l’enfant grandit lorsqu’il atteint le milieu de leurs enfances, et les environnements d’apprentissages commencent à impacter le développement des compétences transférables et de la santé mentale et physique.

 

Deuxième décennie

L’adolescence est une période critique dans la réalisation du potentiel humain et dans la protection de la santé mentale sur le long terme. Durant l’adolescence, de nombreuses parties du cerveau subissent des changements neurologiques qui impactent la perception sociale et la cognition. La puberté survient couramment entre 8 et 12 ans pour les filles et entre 9 et 14 ans pour les garçons.

Une maturité physique précoce est liée à une initiation sexuelle anticipée, à la délinquance, et à l’usage de substances illicites chez les garçons et les filles. La puberté précoce est aussi associée à l’anxiété, la tristesse, et aux troubles de l’alimentation chez les filles. Le développement de troubles de santé mentale a souvent lieu durant la puberté, alors que la relation entre les deux demeure incertaine.

Les influences sur la santé mentale durant l’adolescence ne sont dorénavant plus concentrées sur les parents et responsables. La pauvreté, les conflits, les normes de genres, la technologie et le travail ont tous un impact plus substantiel sur comment les jeunes apprennent et travaillent. L’influence des paires, tels que camarades de classes et leurs communautés en général, jouent un rôle important dans la vie des jeunes.

Malgré le rôle des facteurs socio-économiques sur la santé mentale tout au long de leurs vies, les enfants peuvent devenir dangereux durant l’adolescence, résultat d’une diminution des opportunités éducatives et professionnelles.

3ème Partie

Connecter les moments critiques

Les phases de développement majeures sont liées aux obstacles dans le développement de l’enfant, tels que l’attachement, les cascades développementales, les risques cumulés, et l’intégration biologique.

 

l’Attachement

Lorsqu’un enfant se sent en sécurité et assez confortable pour expérimenter le monde, il va développer de l’attachement. Un attachement fort renforce la capacité de l’enfant à construire sa curiosité, sa gestion de ses émotions et ses capacités d’empathie. Lorsque cet attachement est positif et réactif, l’enfant apprend à créer un sens de soi, de son identité ainsi qu’une fondation pour ses relations futures.

Les enfants achèvent leur processus d’attachement vis-à-vis de leur parent ou responsable aux alentours de 6 et 9 mois. L’attachement au parent ne se doit pas d’être instantané ou physique au milieu de l’enfance. Les liens stables sont recréés durant l’adolescence. Le lien d’un enfant avec son parent est crucial, même lorsqu’il commence à gagner en indépendance.

Etre parents adolescents est fréquemment associé à des risques tels que la pauvreté et le manque de soins prénataux ainsi que de support social. La grossesse chez les adolescents peut négativement impacter le développement émotionnel et cognitif requis afin de créer une connexion saine avec un nouveau-né. Les exigences pour l’attachement du nouveau-né peuvent être en contradiction avec le besoin d’indépendance des parents adolescents.

 

Cascades développementales

Les environnements et expériences, positives ou négatives peuvent impacter drastiquement le développement de l’enfant, de la petite enfance à l’adolescence. En particulier, les expériences négatives (abus, négligence et stress sévère continu), augmentent l’exposition à des dangers additionnels qui peuvent faire surface plus tard dans la vie. Les expériences nocives peuvent avoir des effets à long terme sur le développement cognitif, physique et sur la santé mentale, ainsi que les performances éducatives ou professionnelles.

 

Risk cumulés 

Plus un enfant est exposé à des facteurs à risques durant leur petite enfance, plus les problèmes de santé mentale se développeront ultérieurement. Les risques sont les plus proéminents au sein des familles à bas revenus, pour les minorités ethniques et les immigrants. Par exemple, un enfant qui vit dans un environnement toxique va probablement expérimenter des difficultés à l’école.

 

L’intégration biologique

D’après les études concernés, le stress et les traumatismes peuvent affecter le cerveau d’un enfant et le rendre plus vulnérable au danger physique et psychologique. Les événements et conditions néfastes qui affectent la biologie ou le développement du cerveau peuvent augmenter la vulnérabilité. Ces altérations peuvent soit aider ou limiter la stabilité face à l’adversité.

Une étude aurait montré que les enfants adoptés exhibent un niveau plus élevé de cortisol (une hormone relâchée en réponse au stress) que d’autres enfants, et ceci six ans après l’adoption. Cette étude fut conduite sur des enfants Roumains ayant vécu dans une centre d’adoption pendant plus de huit mois durant les premières années de leurs vies.

 

Les carences précoces: Un effet perpétuel

De nombreuses études ont montré une connection considérable entre la durée passée dans une institution et les signes de troubles mentaux à l’âge de six ans. Les enfants ayant vécu de nombreuses adversités étaient plus susceptibles d’être en difficulté à l’école et au travail. Cependant, les enfants adoptés par des familles sécurisantes dotée de ressources suffisantes sont moins susceptibles de développer des problèmes mentaux.

 

4ème partie

Traumatisme et stress: Comment affectent-ils la santé mentale de l’enfant?

Le stress et les traumatismes sont des facteurs majeurs dans la détermination de l’apprentissage et du développement de l’enfant, ainsi que dans la santé mentale des adolescents. Lorsque le stress et les traumatismes surviennent, ils posent un réel risque mental. Cependant, lorsqu’ils arrivent tôt dans la vie, ils peuvent déclencher des effets biologiques et cognitifs ultérieurement.

Le stress toxique

Le stress est nécessaire en petites doses pour une croissance saine du cerveau et de la santé mentale. Pourtant, en quantité importante, il devient toxique. L’anxiété est présente en différents degrés durant la vie d’un enfant, de l’utérus à l’adolescence.

D’après le Conseil National Scientifique sur l’enfant en développement, il existe trois types de stress: positif, tolérable, et toxique.

Le stress positif est modéré, de courte longévité, et un aspect commun de la vie. Il est activé lorsque l’enfant fait face  à un nouveau parent par exemple.

Le stress tolérable est plus sévère mais plus court, permettant au cerveau de s’en remettre.

Le stress toxique active les mécanismes de gestion de stress d’un individu, et ceci de manière prenante, fréquente ou prolongée. Le stress toxique chez les enfants survient lorsqu’aucun adulte attentif n’est présent pour fournir sécurité et confort. D’après le corps de recherche existant, le stress maternel peut impacter la réponse au stress de l’enfant plus tard, et ceci même durant la période pré-natale. De plus, les dégâts causés par le stress toxique peuvent subsister une vie entière.

 

Expériences néfastes durant l’enfance

Les dangers amenant au stress toxique durant l’enfance sont souvent catégorisés comme expériences néfastes durant l’enfance ou Étude ACE: Adverse Childhood Experiences. Les ACEs sont définis comme persistantes, fréquentes, et des sources de stress intenses dont les enfants peuvent souffrir tôt dans leur vies.

Le terme ACEs réfère aux rencontres qui prennent lieux en dehors de la maison et la famille de l’individu.

L’OMS définit les ACEs comme “nombreux types d’abus, négligence, violence entre parents”. Le stress toxique causé par les ACEs peuvent être nocifs pour la santé mentale et physique, le développement social, et le succès éducatif. Les ACEs sont aussi tragiquement fréquents, et le dommage augmente lorsqu’ils s’accumulent. Les rapports concernés montrent que plus de deux tiers de la population Américaine à fait l’expérience d’au moins une ACE, et un quart en aurait      expérimenté trois ou plus.

D’après la recherche conduite au Cambodge, Malawi, et au Niger, la violence entre partenaires peut augmenter le risque de problèmes mentaux chez l’enfant.

Les enfants et les jeunes peuvent être largement traumatisés par le conflit et l’instabilité sociale et politique. Lorsque les rôles familiaux et communautaires sont perturbé durant l’adolescence, de nouveaux traumatismes peuvent apparaître, tels que les mariages d’enfants, la violence interpersonnelle, la violence genrée, et la violence domestique. Certains de ces traumatismes sont causés par une connexion directe avec la guerre et la violence, pendant que la destruction de familles et communautés en provoquent d’autres.

Une étude de cas au Kenya aurait montré que, depuis la propagation du Covid-19, les enfants étaient davantage victimes d’abus domestiques, sexuels, de négligences et d’abus physiques. Les services d’assistances téléphoniques nationales pour enfants, tel que Childline Kenya, adressent la santé mentale et la violence et ont joué un rôle important dans la fourniture d’aide et de protection pour les enfants victimes d’abus durant la pandémie.

 

Summarized by Zinat Asadova

Revised by Olga Ruiz Pilato

Translated by Maya Shaw from [Children and Mental Health: The Foundation]

 

Source: The State Of The Worl’s Children 2021, pages from 51 to 63

La Situation des Enfants dans le Monde: l’introduction

  1. Un temps pour l’action

La pandémie du Covid-19 a provoqué une augmentation importante des problèmes mentaux chez les enfants ainsi que leurs familles.  La pandémie a mis en lumière la manière avec laquelle les évènements extérieurs peuvent affecter nos mondes intérieurs. Cependant, elle a aussi fourni une chance de reconstruire en mieux. D’après le rapport, la communauté internationale a été munie d’une chance historique de s’engager à prendre des mesures pour encourager et protéger la santé mentale d’une génération entière.

 

  1. Le défi ignoré

Les problèmes mentaux sont toujours considérés comme mineurs par de nombreux dirigeants gouvernementaux internationaux. Compte tenu de ce fait, les gouvernements ont systématiquement sous-financé la recherche et les services de santé mentale, tout en refusant d’investir davantage. En effet, de nombreuses études montrent que les économies nationales bénéficient d’une santé mentale positive au sein de leur population. Afin d’atteindre la prospérité et les opportunités égales, il est important de reconnaître le lien entre la santé mentale, physique, et le bien être ainsi que le rôle que la santé mentale joue dans la construction d’une vie. Ce dernier a été reconnu par les Objectifs de Développement Durable. La négligence de ce sujet implique un coût de haute importance pour les économies nationales. D’après les calculs de ce rapport, conduit par David McDaid et Sara Evans-LAcko du Département de la Santé Publique de la London School of Economics, le monde paie en moyenne US$387.2 milliards chaque année. En d’autres termes, les économies nationales perdent un montant de US$387.2 milliards en potentiel humain gaché.

  1. L’interview des concernés

Il est primordial d’écouter les expériences, les inquiétudes et les idées des enfants et adolescents en ce qui concerne la santé mentale. L’Unicef s’est associé à des chercheurs de la ‘Global Early Adolescent Study’ à l’École de Santé Publique Johns Hopkins Bloomberg afin de conduire des groupes de réflexion sur la santé mentale et le bien-être. Ce projet est soutenu par le Wellcome Trust. De Février à Juin 2021, des partenaires locaux ont modérés des groupes de réflexions pour adolescents âgés de 10 à 19 ans en: Belgique, Chili, Chine , République Democratique du Congo, Égypte, Indonésie, Jamaïque, Jordanie, Malawi, Suède, Suisse et aux Etats Unis. Les discussions ont suivi un guide développé par l’UNICEF,  l’École de Santé Publique Johns Hopkins Bloomberg, et des partenaires locaux. De ces discussions, du data qualitatif à été codé en utilisant une approche inductive et fut affiné tout au long du processus d’analyse du data.

 

  1. Les appels non entendus

Des questionnaires montrent que quatre personnes sur cinq dans le monde estiment que personne ne doit avoir à gérer des problèmes mentaux seuls. Au contraire, une moyenne de 83% de jeunes (15 à 24 ans) ont convenu que la solution la plus appropriée est de partager leurs expériences et de solliciter de l’aide. D’après un questionnaire émis par l’UNICEF et Gallup au sein de 21 pays en 2021, une moyenne d’un jeune sur cinq (19%) se sent régulièrement déprimé ou a rarement un intérêt à participer à des activités.

 

  1. Un temps pour la direction

L’absence de direction et d’engagement est au cœur du manque de réponse de nos sociétés vis-à-vis des besoins mentaux des enfants, adolescents et parents. L’engagement des dirigeants et des parties prenantes, et plus particulièrement l’engagement financier, est nécessaire. Notamment, celui-ci se doit de refléter le rôle primordial des déterminants sociaux dans l’amélioration de la santé mentale de tous.

 

Translated by Maya Shaw from [The State of the World’s Children: The Introduction]

Enfants du monde : Facteurs de risque associés à la santé mentale

Vous obtiendrez ici le résumé du chapitre 4, “Le monde en général” de “La situation des enfants dans le monde 2021”

Chapitre 4- Section “Le Monde dans son Ensemble “ – un résumé.

Partie 1: Pauvreté

La pauvreté ne se limite pas à l’absence d’argent- elle est multidimensionnelle et comprend des privations d’éducation, de santé, d’argent, d’eau et d’assainissement. La relation entre la pauvreté et la santé mentale n’est pas à sens unique: la pauvreté peut provoquer des troubles mentaux de la même manière que des troubles mentaux peuvent amener à la pauvreté.

Le stress que la pauvreté enclenche peut nuire à la capacité des responsables légaux d’assurer un rôle parental positif de façon constante. Le temps est aussi important. En effet, le plus longtemps un enfant vit dans la pauvreté, le plus important sont les risques sur sa santé mentale. La pauvreté peut aussi émettre un effet psychologique profond sur la capacité des enfants et adolescents à poursuivre des opportunités et envisager leurs rêves. De plus, la pauvreté affecte les jeunes dans leurs capacités de prise de décision en les privant de leurs besoins immédiats.

Les principaux éléments de la pauvreté: l’inaccès aux opportunités et l’inégalité de revenu peuvent aussi impacter la santé mentale et le comportement. L’association la plus commune est entre l’inégalité de revenu et la dépression, puisque l’inégalité de revenu porte atteinte à la confiance et aux interactions sociales.

La pauvreté et la santé mentale nécessitent des réponses complexes et multidisciplinaires qui vont protéger et promouvoir une bonne santé mentale. Les programmes de transferts monétaires, par exemple, ont presenté des résultats prometteurs pour l’accès à l’éducation, l’utilisation de services de santé, la sécurité alimentaire et le travail des enfants.

Partie 2: Discrimination
Reconnaitre l’intersectionallité de la discrimination peuvent mettre en évidence les desavantages enchevetrés qui affecte les experience et la santé mentale.

Le Genre- La discrimination genrée repose sur des archétypes et responsabilités qui vont venir limiter les opportunités, resteindre les possibilités de comportements, limiter les attentes et l’expression personelle- lesquels peuvent tous influencer la santé mentale et, dans la pluspart des sociétés, désavantager les femmes. Les garçons peuvent aussi faire face à des normes de genres oppressifs, dans la mesure où les concepts de masculinités peuvent entraver leurs capacités à exprimer leurs émotions ou bien à demander du soutien.

La Race- En général, le racisme expose les enfants et les jeunes à la discrimination, aux désavantages, aux stéréotypes, aux microagressions et à l’exclusion sociale axé sur la race ou l’éthnicité. Les expériences de racisme peuvent enclencher des effets de vagues au sein de familles et communautés, transmettant des traumatismes du parent à l’enfant. Dans l’ensemble, la lutte contre le racisme et contre la discrimination est essentielle afin de protéger la santé mentale de nombreux enfants et jeunes adultes.

L’Handicap- Beaucoup trop souvent, les enfants et jeunes gens handicapés sont victimes de discriminations en raison de leurs identités multiples et intersectionnelles. Ils sont souvent confrontés à des pratiques extensives telles que la ségrégation des autres enfants, la sur-médicalisation, et l’institutionnalisation.
Aborder ces discriminations requiert un modèle des droits de l’homme qui reconnaît la complexité et intersectionnalité des discriminations ainsi que l’intérêt supérieur de l’enfant.

LGBTQ+ – Une méta-analyse de la santé mentale des jeunes LGBTQ+ a mis en lumière l’augmentation des taux de tentatives de suicides, d’anxiété et de dépression. Les jeunes non-binaires sont susceptibles de pires résultats en termes de santé mentale, un support social amoindri, et un risque augmenté de violence et victimisation. En particulier, les hommes sont plus à risque de victimisation à l’école, ce qui influe sur leurs développement.

Communautés indigènes – Au niveau mondial, les communautés indigènes rencontrent des risques sur leurs santés mentales découlant de la discrimination, du racisme auxquels elles font face, des inégalités, etc. Une revue systématique de 2018 sur 30 pays et territoires porte la conclusion que nombreuses populations adultes indigènes ont des taux élevés de suicides comparé aux non-indigènes.

Partie 3- Crise Humanitaire
L’impact de la crise humanitaire sur les enfants et jeunes gens implique un mélange complexe de risques. Les crises peuvent venir perturber l’éducation, l’exposition à la pauvreté, et la séparation des enfants de leurs parents; entre autres. Les caractéristiques spécifiques des expériences au sein d’une crise peuvent impliquer différentes conséquences, alors que les accidents s’accumulent; résultant en un soi-disant “effet de dose”- plus l’exposition est importante plus le risque pour la santé mentale est grand.

 

Partie 4- La pandémie du Covid-19 et la santé mentale
Globalement, au moins un enfant sur sept est directement impacté par les confinements. Les enfants et adolescents ayant fait face aux risques de santé mentale les plus importants sont issus de familles désavantagées, vivant avec des troubles mentaux préexistants ou ayant des antécédents d’expériences d’enfance défavorables. Parmi cette distribution, les filles étaient les plus à risque de symptômes dépressifs, d’anxiété et de problèmes comportementaux; alors que les garçons étaient plus à risque d’abus de substances. En général, le rapport indique que la pandémie à participé à l’accroissement de la dépression, alors que dans la majorité des études, les symptômes oscillaient entre léger à modéré.

Le fait que la pandémie ait pu améliorer le niveau de satisfaction de vies pour certains enfants et familles à tendance à être ignoré. Par exemple, la crise sanitaire aurait pu soulager la pression scolaire ou permettre aux familles de passer plus de temps ensemble.

Pour conclure, les effets du Covid incluent mais ne sont pas limités à:
● Stress et anxiété;
● Dépression et comportement suicidaire;
● Problèmes comportementaux;
● Consommation d’alcools et de substances;
● Changement de rythmes de vies;
● Une santé mentale positive

 

Partie 5: Technologies Digitales
Technologies digitales et santé mentale

La pandémie du Covid-19 a modifié la dynamique entre la technologie et l’éducation via la création de l’apprentissage digital. Pour de nombreuses familles, l’absence d’accès digital n’a jamais été aussi vivement ressenti. Cependant, les technologies digitales ont apporté leur juste part de préoccupations au sein des parents et jeunes adultes. Ces inquiétudes sont-elles justifiées? Deux problèmes clés, notamment les réseaux sociaux et le temps passé sur les écrans peuvent illustrer certaines des thématiques plus larges dans cette recherche.

Il existe un ensemble important de recherches dont une minime partie seulement mentionne l’association entre l’utilisation de réseaux sociaux et la santé mentale, comme la dépression, l’anxiété et le bien-être. Il y existe pour l’instant très peu de preuves sur la forte association entre une mauvaise santé mentale et le temps passé sur les écrans. Au fur et à mesure que le monde devient de plus en plus digital, il devient difficile de démêler les expériences physiques de celles en ligne.

Durant les discussions de groupes de discussion dirigés par JHU, les participants ont décrit comment la technologie était à la fois bénéfique et nocive pour le bien-être. Les arguments principaux sont l’impact des réseaux sur l’estime de soi, la cyber-violence, les effets nocifs des commentaires blessants et comment la technologie à pu aider leurs santés mentales.

La technologie peut être utilisée pour le développement de capacités. EMPOWER est une plateforme de formation digitale qui brille comme l’une des inventions digitales en service. Elle utilise la technologie pour former et fournir des conseils en temps réel pour les travailleurs de santés tels que les infirmières, assistants sociaux, sage-femmes.

Additionnellement, la technologie est utilisée afin de fournir des traitements. Par exemple, la thérapie cognitivo-comportementale informatisée peut traiter modérément la dépression et l’anxiété chez les jeunes âgés de 10 à 24 ans et est particulièrement efficace lorsqu’elle est complémentée avec la pratique en présentiel.

Changement climatique et santé mentale

Le changement climatique va profondément impacter le futur des jeunes adultes. Des conditions météorologiques extrêmes vont augmenter l’insécurité des cultures, l’insécurité de l’eau et le conflit général. Essentiellement, ces dangers exposent les jeunes à des expériences considérablement stressantes. Cependant, leur santé mentale sera-t-elle affectée?

 

Partie 6: Résilience

Qu’est ce qui peut participer à la résilience d’un enfant ou adolescent face à l’adversité? Les preuves montrent que la résilience est essentielle à la santé mentale. Lors d’une étude interculturelle sur la force, publiée en 2007, Michael Ungar et ses collaborateurs ont interviewé 89 jeunes sur 14 sites et dans l’ensemble de 11 pays. Ils ont conclu que la stabilité requiert la possibilité de gérer sept tensions différentes, à savoir:

1. L’accès aux ressources naturelles
2. Des relations saines
3. L’identité
4. Le pouvoir et le control
5. L’adhérence culturelle
6. La justice sociale
7. La cohésion

Les preuves ont montré que nombreux facteurs sont combinés afin de renforcer la résilience et la santé mentale. Sur la cultivation de la résilience, certains thèmes pointe vers des éléments critique d’action, tels que:
● L’importance de soutenir les besoins et le bien-être des parents et responsables légaux
● L’adoption d’un multisystème, une approche multidisciplinaire afin de fournir équitablement des services pour renforcer la résilience
● La compréhension et la confection d’interventions dans de divers contextes
● Le support des écoles comme environnements inclusifs et protecteurs pour l’apprentissage et le développement des enfants

Partie 7: Le visage de la maltraitance
Les enfants et jeunes gens sont privés de leurs droits fondamentaux et assujettis à la détention et à la maltraitance et, dans de nombreux cas, peuvent compromettre leur santé mentale ou aggraver un trouble existant.
La détresse mentale dans de tels milieux peut-être interprétée comme la réflexion de problèmes mentaux sous-jacents; même si elle peut directement découler de la maltraitance. Les institutions mentales sont particulièrement préoccupantes quant à leurs impacts sur la santé mentale. Il y a de multiples rapports d’abus sur les enfants institutionnalisés. On trouve aussi de nombreuses preuves de maltraitance dans les maisons de retraites, camps de prières et institutions religieuses.

Bien trop souvent, les services de santé mentale perpétuent des stéréotypes sur les individus en situation mentale précaire comme dangereux. Toutefois, les individus vivant avec des handicaps psychosociaux sont-ils beaucoup plus susceptibles d’être victimes de violences ?

Ce qui est en notre pouvoir
Il est crucial d’adopter des lois luttant contre les problèmes de santé mentale, fondé sur les droits des individus qui en souffrent. Les enfants et jeunes vivants avec des troubles mentaux doivent non seulement être traités comme des patients mais aussi comme des individus ayant des droits; des individus qui, sous leur capacité évolutive, peuvent jouer un rôle important dans leur soin à travers une prise de décision directe ou indirecte. De plus, la communication, la sensibilisation et la collaboration avec les leaders communautaires sont nécessaires; avec les guérisseurs par exemple.

Translated By Maya Shaw from World Children: Risk Factors Associated With Mental Health